26 août 2014

Pourquoi j'ai mangé mon père, Roy Lewis



Le problème des classiques, c'est qu'on ne cesse de les voir passer, en se disant "un jour, je le lirai", sauf que ce "un jour" ne vient pas toujours. Ca y a failli être le cas pour moi avec ce petit livre, jusqu'à ce que Vert profite de son challenge néolithique pour me le prêter. Et grand bien lui a  pris, parce que ce petit bouquin est en fait très chouette.

Nous sommes à l'époque Paléolithique, dans une famille pas comme les autres. Ernest est un jeune homme assez classique, mais dont le père, Edouard, ne cesse de chercher de nouvelles inventions, comme le feu, ou encore l'arc. Et sa famille n'est pas en reste. A l'exception de l'oncle Vania, qui lui estime que pour un homme, la meilleure vie est dans les arbres, non mais ! A bas l'innovation !

Le roman de Roy Lewis est tout bonnement à mourir de rire. On adore découvrir les différentes réactions face aux innovations, comme la drague. La réaction d'Ernest et de ses frères face à cette idée est juste magnifique.

Un autre point positif ? On apprend plein de choses sur la préhistoire, et on développe son esprit critique. Parce que oui, les innovations, c'est bien,  mais ça remet en cause aussi certaines choses ! Doit-on transmettre tout ce qu'on apprend aux autres, ou au contraire le garder pour soi ?

Vous l'avez bien compris, ce petit roman est tout bonnement passionnant, accessible aux petits comme aux grands. Il marque en plus ma première participation au challenge de Vert !


A propos de l'auteur

Roy Lewis a grandi à Birmingham, et poursuivi ses études à Oxford avant d'intégrer la London School of Economics. Après un long séjour en Australie, il rentre en Angleterre en 1946 et entreprend alors la rédaction d'ouvrages socio-économiques. Son ami Timothé Bouchard, anthropologue, l'amène à s'intéresser au passé de l'espèce humaine. C'est à la suite de leurs conversations que Roy Lewis écrit Pourquoi j'ai mangé mon père, publéé en 1960. Rapidement, il est engagé comme correspondant à Washington pour The Economist, avant de rejoindre le magazine Times en 1961, où il reste jusqu'à sa retraite en 1971.