18 déc. 2013

La femme interdite, de Delphine de Malherbe




Souvenez-vous, j'avais parlé brièvement d'un autre roman de cette auteur dans cet article-ci. Et c'est avec bonheur que j'ai choisi de continuer à explorer, et encore plus en connaissant le sujet de ce roman non pas nouveau mais plus ancien.

Dans notre société, bien des sujets sont tabous, et l'un d'entre eux est notamment l'impuissance féminine. Si vous avez l'occasion de faire une recherche en tapant simplement impuissance, vous verrez par vous-même que seuls les troubles masculins du plaisir ont droit aux premiers résultats.

Serge et Lila forment un couple ordinaire, en proie aux difficultés de la vie, et surtout, au corps de Lila. Corps qui se crispe, se ferme dès qu'on l'approche, qui refuse d'être pénétré. Delphine de Malherbe nous raconte ici le parcours de cette jeune femme, les innombrables réflexions, de la simple ignorance au "c'est dans votre tête", face à la maladie qu'est le vaginisme.

Vous trouverez certainement ce roman atypique, peut-être même gênant, mais pourtant, il constitue à mes yeux un message d'espoir, servi par une écriture franche et très agréable. Une très belle découverte, qui me pousse à poursuivre mon exploration de l'oeuvre de l'auteure.


La femme interdite, Delphine de Malherbe, JC Lattès, 2006, 16 €


A propos de l'auteur

En 2006 avec son premier roman La femme interdite, le travail de Delphine de Malherbe est mis en lumière et reconnu par la critique. Elle signera ensuite La fille à la vodka, sa deuxième autofiction, qui connait un beau succès. Et entre temps des ouvrages et essais sur la Foi ou l'Erotisme. Après avoir été primée en tant qu'auteur de théâtre, elle devient metteur en scène des pièces qu'elle signe, dont Une passion Anaïs Nin-Henry Miller, librement inspirée du journal d'Anaïs Nin, jouée en 2010 au Théâtre Marigny, ainsi que Inconnu à cette adresse, meilleure pièce de l'année 2013 aux Globes de Cristal.

25 nov. 2013

Silo, de Hugh Howey

Auteur : Hugh Howey - Traducteur : Yoann Gentric et Laurence Manceau
Editeur : Actes Sud - Parution : Octobre 2013
ISBN : 978-2330024307 - Prix : 23 €


Ressenti

Lorsqu'Actes Sud m'a proposé de découvrir ce roman, et par lui leur nouvelle collection, Exofictions, c'est avec joie que j'ai accepté. En effet, cette maison d'éditions fait partie de celles qui me correspond le mieux, et j'y trouve souvent mon bonheur même si la SF et l'imaginaire n'était pas vraiment à l'honneur jusque là.

Roman post-apo par excellence, dans un futur indéterminé, nous ne saurons pas pourquoi la population survivante s'est réfugiée dans un silo. Silo de 144 étages, qui fonctionne en autarcie totale, et en véritable société, avec son shérif Holston, ses règles strictes, l'interdiction totale de parler de l'extérieur, sous peine d'en mourir.

Une des choses qui m'a posé problème dans cet ouvrage fut le changement de personnage principal. Il survient assez brutalement et perturbe même si on le comprend facilement. Ce roman est aussi découpé en plusieurs parties (il a été diffusé à l'origine sur le net sous forme d'épisodes), parties qui plairont plus ou moins.

On est dans un texte sombre, où l'humanité n'a plus d'espoir, ne fait que survivre, et où l'on constate que partout où on va, les mêmes thématiques se reproduisent. La corruption, la pauvreté, l'exclusion. Et c'est ainsi que ce roman se transforme peu à peu en une sorte de thriller, avec suspens et action au rendez-vous.

C'est bien écrit, on est happé dans le récit, un style d'écriture agréable, que de demander de plus ?



A propos de l'auteur

Hugh Howey, né le 23 juin 1975 (38 ans) à Monroe, en Caroline du Nord, est un écrivain américain. Connu grâce à son roman Silo, un phénomène d'autopublication sur Internet vendu via Amazon à plus de 500 000 exemplaires1, il a travaillé en tant que capitaine de yatch avant d'entamer sa carrière d'écrivain.

15 oct. 2013

Chambre 2, de Julie Bonnie



Auteur : Julie Bonnie
Editeur : Belfond - Parution : Septembre 2013
ISBN : 978-2714455796 - Prix : 17.50 €


Ressenti

Dans une maternité, une jeune femme, puéricultrice, parcourt les chambres une à une et nous les fait découvrir. Dans l’une, l’image parfaite de la nouvelle famille, des parents heureux, un bébé qui se porte bien. Dans une autre, une jeune mère désespérée de ne pas parvenir à donner le sein à son enfant. Dans une nouvelle, des parents qui ont perdu leur enfant. Et bien d’autres situations nous seront décrites.

Chambre 2 faisait partie de la sélection du prix du roman Fnac, et en est le lauréat 2013. Avouons-le, c’est pour cette raison que j’ai choisi de lire ce roman qui ne m’attirait pas de prime abord. Le thème en est très clairement la maternité, un sujet qui ne me passionne pas.

Cependant, Julie Bonnie casse ici le mythe de « j’ai accouché, mon enfant va bien, tout va bien », et nous parle des situations pas si faciles que ça, comme celles que peut provoquer la pression de certains soignants pour ce qui est de l’allaitement.

Entretemps, on nous raconte aussi la vie de la narratrice, danseuse nue dans un cirque, et qui mena bien longtemps une vie d’itinérance. On nous parle de la difficulté que peut rencontrer une femme enceinte et avec des enfants, qui voyage en permanence, et ne peut donc pas être « suivie » régulièrement par le corps médical.

Un roman apprécié ou non ? Difficile de choisir pour ma part. Il est très probable que je sois passée à côté du sujet principal par manque d’intérêt, mais pourtant, c’est un ouvrage qui apprend des choses, bien écrit, et qui rappelle que parfois, la maternité n’est pas aussi simple qu’on voudrait le faire croire.


A propos de l'auteur

Julie Bonnie, née le 3 mars 1972 à Tours, est une chanteuse, violoniste, guitariste et auteure française.

2 oct. 2013

Le dernier apprenti sorcier de Londres, tomes 1 à 3, de Ben Aaronovitch




Auteur : Ben Aaronovitch - Traducteur : Benoit Domis
Editeur : J'ai Lu - Parution : 2012/2012/2013
ISBN : 9782290040362/9782290040409/9782290040379 - Prix : 18.50 €/18 €/18 €


Ressenti

A la base, cette série ne me tentait absolument pas. La faute à une couverture qui ne m'attirait pas plus que ça. Et puis, on m'en a fortement parlé en bien lors des Utopiales, l'an dernier. Et puis au final, je me suis dit qu'étant donné les bons conseils de cette personne auparavant, ben, je pouvais bien tenter le tome 1.

Et ma foi, ce fut une excellente idée. Nous sommes à Londres, dans une époque très proche de la notre, si ce n'est la notre, et nous suivons les pas de l'agent Peter, qui va tomber lors d'une enquête sur un témoin bien opportun, mais aussi fantomatique. Et voilà Peter embarqué à la suite de l'inspecteur Nightingale, dans une brigade chargée des affaires surnaturelles.

Les bons points pour ce premier tome ? Une tonne, à commencer par l'ambiance et l'humour so british, les très nombreuses références geeks, des personnages secondaires à mourir de rire (à commencer par Lesley), une enquête qui tient la route sur un mythe peu connu en France, et on prend grand plaisir à se laisser embarquer. Ah, et puis, l'apprentissage de la magie façon Peter, qui tente désespérément d'appliquer la physique au surnaturel...

Le tome 2, pour je ne sais quelle raison, m'a moins plu. Peut-être parce que l'enquête tourne autour du milieu musical londonien, et du jazz, ce qui ne me parle pas vraiment. L'absence quasi-totale de Lesley (vous saurez pourquoi en lisant le premier tome) a sans doute joué également, son personnage apporte à mon goût une touche de fraîcheur non négligeable. Ce tome-ci part aussi un peu plus dans tous les sens, cependant, ça ne m'a pas empêchée de le dévorer. L'arrivée d'une nouvelle intrigue n'y a pas été pour rien, je l'admets....

Quand au tome 3 (dernier paru à ce jour en France), autant vous dire qu'il n'a pas fait long feu chez moi. Lesley is back, on repart dans une enquête qui est certes un peu banale (une mort de gosse de riches), mais les intrigues continuent à progresser, on explore le métro Londonien, et ça suffit amplement à me faire passer un très bon moment plongée dans l'humour anglais !

S'il vous faut une conclusion, retenez que toute la série est géniale, que les tomes sont relativement indépendants, et que c'est une série à lire !


A propos de l'auteur

Unanimement salué par la critique anglo-saxonne comme la rencontre jubilatoire entre X-Files et Doctor Who, Ben Aaronovitch signe avec son premier roman, Les rivières de Londres, un brillant hommage à la capitale de tous les imaginaires.

Ailleurs : Snow, Dup, Illuze, Taliesin, Herbefol 

15 août 2013

Feuilles mi 2013





Indian Tango, d'Ananda Devi : Un beau texte sur la féminité, sur ce passage sans doute difficile où l'on passe du stade de femme à celui de "vieille" femme. Une intéressante réflexion sur la vieillesse, mais qui n'est pas vraiment parvenue à me marquer. Il aurait plus réussi à me plaire si la réflexion avait été moins profonde, et que l'auteur avait profité pour faire voir un peu plus l'Inde et cette société qu'on connait finalement assez mal.

Little Bird, Le camp des morts, de Craig Johnson : Premier et deuxième volet des aventures du Shérif Longmire, découvert quelques mois plus tôt. Et bien on continue à dévorer, ma parole ! Ambiance western dans un polar, où, pour une fois, on ne se sent pas comme dans une série télé où toutes les analyses arrivent à toute allure, et où l'intrigue policière nous tient en haleine jusqu'au bout ! Oui, mon avis est le même sur les deux tomes, cette série de polars sort tout simplement de l'ordinaire et n'est vraiment pas à rater !

Hellraiser, de Clive Barker : Proposé sur le Cercle d'Atuan en lecture commune mais finalement pas adopté, ce petit bouquin d'horreur avait un résumé suffisamment attrayant pour me convaincre de le lire. C'est l'histoire d'un couple qui emménage dans une nouvelle maison, et qui va découvrir d'horribles choses.... Je m'attendais à avoir vraiment peur, finalement, pas vraiment, même si ce court roman aborde un thème pas très sympathique, et à vrai dire, est assez gore.

La musique du sang, de Greg Bear : Un chercheur travaille secrètement sur des ordinateurs vivants de la taille d'une cellule, lorsqu'il se fait renvoyer. Dans l'espoir de sauver ses recherches, il décide de se les injecter.... Tout ce qui touche à la biologie a tendance à m'intéresser, et ça n'a pas loupé ici. On s'en doute, les conséquences de notre chercheur seront terribles, imaginez un seul instant être envahis par des IA qui vivent dans votre sang ? Un roman de SF très sympathique et abordable :)

Le dernier chant d'Orphée, de Robert Silverberg : Aussi surprenant soit-il, c'était mon premier Silverberg. Choisi parce qu'il parle du mythe d'Orphée, et que la mythologie grecque me plaît en général. Cette novella m'a permis de découvrir cette légende que je connaissais pas auparavant, et qui est intéressante. Cependant, le style de l'auteur ne m'a pas marqué, et si la lecture a été agréable, elle n'a pas non plus été remarquable. Peut-être un auteur à tenter avec un roman plutôt ?

Du domaine des Murmures, de Carole Martinez : Depuis que j'ai commencé la librairie, on n'a eu de cesse de me parler de cette auteur, et de son premier livre "Coeur cousu". La malédiction du résumé a fait qu'au final, c'est pour son second que je me suis laissée tenter. On nous raconte l'histoire de la Dame des Murmures, une jeune fille qui, au Moyen-Age, a refusé de se marier pour se consacrer à l'Eglise. En conséquence, elle est emmurée, vivante afin d'être "mariée" au Seigneur. C'est un livre triste et pourtant beau, plein de la mentalité brutale d'une autre époque, celle des Croisades, et porté par une très belle écriture. A lire en sachant que la boîte de mouchoirs sera de sortie ^^

La fille du roi des elfes, de Lord Dunsany : Réédition de Folio SF qui m'avait attirée, un conseil d'une amie, et c'était parti. Attention, ce roman ne plaira pas à tout le monde, du moins à mon humble avis, tout d'abord parce qu'il s'agit là d'un conte. C'est l'histoire d'un royaume paisible, si paisible que le peuple y voudrait un peu de magie. Et pourquoi pas en apporter un peu par un mariage royal, avec une princesse elfe ? 

L'une rêve, l'autre pas, de Nancy Kress : Qui n'a jamais rêvé de ne plus jamais dormir ? Fort heureusement, les progrès de la génétique font que, pour l'une des jumelles Camden, c'est devenu possible... Imaginer tout ce que l'on pourrait apprendre en n'ayant plus besoin de dormir, tout ce qu'on pourrait faire ! Mais Nancy Kress imagine aussi une société où le besoin d'énergie n'est plus, une société où l'échange est devenu le maître mot, et non plus les systèmes démocratiques. Le petit regret à propos de cette novella, c'est justement sa taille. Il y a tant à dire sur le sujet, tant à développer, que le sujet est survolé ici. Heureusement pour moi, il semblerait que l'auteur ait développé le thème dans d'autres romans, qu'il ne me reste plus qu'à découvrir.

13 août 2013

Room, d'Emma Donoghue



Auteur : Emma Donoghue - Traducteur : Virginie Buhl
Editeur : Stock - Parution : 2011
ISBN : 9782253167303 - Prix : 7.60 €


Ressenti

Jack a cinq ans, et il vit avec sa mère. Ils habitent dans la Chambre, et Jack dort dans Petit Dressing. Ils sont bien là, sauf lors des visites du Grand Méchant Nick....

Si Emma Donoghue a réussi un exploit, c'est celui de nous raconter un fait divers terrifiant par la voix d'un enfant, et en conséquence, de le rendre bien moins terrifiant que prévu. Jack nous parle avec sa voix et ses expressions d'enfant, dans son monde où tout va bien, où chaque objet a un nom (Madame Table, Monsieur Lit), et où tout est normal.

En conséquence, il a fallu un peu de temps pour que la compréhension se fasse, et quelle ne fut pas ma surprise. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le texte n'est pas si horrible que ça, et le fait de tout voir par des yeux d'enfants qui ne réalisent pas toujours très bien ce qui se passe y est pour beaucoup.

J'ai réellement apprécié de voir ce sujet tabou traité ainsi, l'auteur arrive à rendre ça agréable, l'exercice est pour moi réussi. A découvrir !


A propos de l'auteur

Emma Donoghue est l'auteur de plusieurs romans, parmi lesquels Room, qui a été dans la shortlist du Booker Prize. Née en 1969 à Dublin, elle vit aujourd'hui au Canada. Elle est la mère de deux enfants.

29 juil. 2013

Porcelaine, d'Estelle Faye



Auteur : Estelle Faye - Illustratrice : Amandine Labarre
Editeur : Les Moutons Electriques - Parution : Janvier 2013
ISBN : 9782361830977 - Prix : 19.90 €


Ressenti

Bon, j'avoue tout, ce bouquin m'a fait craquer à l'instant où j'ai vu sa couverture. Je ne sais pas d'ailleurs comment ai-je pu tenir quelques mois avant de me l'offrir. Il y a eu des avis divers et variés, mais ce fut en apprenant que l'auteur serait aux Imaginales que j'ai fini par me laisser tenter, et quelle bonne idée !

Le sous-titre nous le dit dès le départ et c'est important, il s'agit là d'une légende, et plus précisément, d'une légende chinoise. La mythologie de l'Asie est quelque chose que je ne maîtrise absolument pas, contrairement à celle occidentale, aussi, c'était l'occasion de s'y intéresser un petit peu. Et que c'est appréciable de sortir un peu de notre mythologie, vue et revue à de nombreuses occasions.

C'est l'histoire de Xiao Chen, jeune homme ensorcelé qui est contraint de porter un masque, et de Li Mei, tisseuse, et aussi celle de Brume-de-Rivière, un esprit jaloux. Nous traverserons l'histoire avec ces trois personnages, et nous lutterons en même temps qu'eux pour la sauvegarde de leur amour, un peu à la façon d'une Belle et d'une Bête.

Ce côté conte est tout simplement merveilleux. Du moins, c'est ce que j'attendais de ce roman, rêver, voyager bien loin de l'Europe, et découvrir tout autre chose. En conclusion, si vous voulez rêver un peu loin de la France, n'hésitez pas à vous laisser porter par ce très beau livre.

(Et avec ce livre, je signe ma première participation au My Summer of (SFFF) Love de Vert o/)



A propos de l'auteur 

Née le 1er mai 1978, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre à Paris et à San Francisco. Elle a scénarisé plusieurs courts métrages dont un a été récompensé par le prix France Télévision au festival de Cannes. Aujourd’hui, Estelle Faye se consacre à la réalisation et à l’écriture. Auteur de La Dernière lame(Pré aux clercs), Porcelaine est son deuxième roman.

1 juil. 2013

Middlesex, de Jeffrey Eugenides



Auteur : Jeffrey Eugenides - Traducteur : Marc Cholodenko
Editeur : Seuil (Points) - Parution : 2004
ISBN : 9782020669610 - Prix : 8.70 €


Ressenti

Après le tout dernier roman d'Eugenides, (Le roman du mariage) il était tout naturel de s'intéresser à sa bibliographie, vite explorée puisqu'il n'a écrit que trois romans à ce jour. Et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant celui-ci, qui traite des intersexes. Point de recherches sur ce thème précis, mais ça me paraît tout de même intéressant, et assez peu traité en littérature.

Donc, ici, l'auteur nous raconte l'histoire de Cal', né Calliope, en quête de ses origines, et qui tente de comprendre son état. Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas déjà, un intersexe est une personne pour qui il est difficile d'attribuer clairement un sexe physique, pour faire simple. Vous pouvez aller un peu plus loin par ici si vous le souhaitez.

Avec Cal', sachez-le, nous voyagerons bien loin des Etats-Unis, puisque notre héros est originaire de Grèce, et remonte ses origines. Nous suivrons donc sa grand-mère Desdemona, puis leur migration hors d'Europe. On croisera aussi le chemin de la révolution industrielle, les USA et les années 60, ainsi que l'adolescence difficile de Cal'.

Il n'est pas facile de parler de ce roman, tout simplement parce qu'il est incroyablement dense. On voyage, on change régulièrement d'époques et de protagonistes, et c'est passionnant. Le thème de base, l'intersexuation, est plus bien traité. L'auteur parvient bien à l'intégrer dans un roman qui reste "grand public", et à en donner une explication ni trop simple, ni trop complexe.

Vous l'aurez compris, ce roman-ci est à mes yeux une réussite, que je conseille bien volontiers.


A propos de l'auteur

Jeffrey Eugenides, né dans le Michigan en 1960, a écrit son premier roman, "Virgin Suicides", en 1993. Il a été adapté au cinéma avec succès par Sofia Coppola en 1999. Son deuxième roman, "Middlesex", a reçu le prix Pulitzer en 2003.

13 juin 2013

Barrayar, de Lois McMaster Bujold



Auteur : Lois McMaster Bujold - Traducteur : Michel Deutsch
Editeur : J'ai Lu - Parution : 1993
ISBN : 9782277234540


Ressenti

La chance ne fut pas avec moi lorsque ce fut au tour de cette série fortement conseillée et partiellement achetée aux Utopiales d'être entamée.  Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que j'ai acheté sans le savoir la première édition en J'ai Lu de cette saga, édition où les tomes ne sont pas numérotés. Et voilà comment j'ai entamé le second tome, persuadée de lire le premier. Fort heureusement, le roman m'a vite fait comprendre mon erreur en faisant référence  à des événements passés.

Il a donc fallu acheter le tome 1 et le lire, avant de repasser sur celui-ci. Oui, c'est un peu maniaque, mais que voulez-vous, les saga entamées par le milieu ou même par la fin, j'en ai assez soupé comme ça adolescente !

Mais assez parlé de l'histoire de ma lecture, passons au roman en lui-même. Nous découvrons donc (ou plutôt retrouvons) Cordélia Naismith devenue Cordelia Vorkosigan. A présent l'épouse du seigneur, elle doit vivre sur la planète, et s'acclimater à une société bien différente de la sienne, notamment en ce qui concerne la place de la femme...

On a là un personnage attachant, qui tente de s'intégrer comme elle peut, c'est à dire difficilement, et d'accepter ce qui est devenu son destin, une vie politique, et accessoirement survivre elle ainsi que l'enfant qu'elle porte à ses détracteurs. Je dois que  la société d'origine de Cordélia est pour le coup bien plus ingénieuse, parce que franchement, les incubateurs qui évitent la grossesse, c'est la classe.

On appréciera aussi les autres personnages présents, le seigneur Vorkosigan, froid mais qui paraît homme d'honneur, le petit Gregor, adorable malgré son statut de futur empereur, ainsi que les deux gardes du corps dont j'ai personnellement apprécié la drague courtoise présente dans tout le roman ^^

Il n'y a donc plus qu'à continuer la saga, et dans l'ordre s'il vous plaît ! (ou à la redécouvrir, si vous ne la connaissez pas !)


A propos de l'auteur

Lois McMaster Bujold est une auteur américaine de science-fiction et de fantasy. Elle fut technicienne de pharmacie dans un hôpital pendant quelques années, et ses premiers livres furent acceptés par Baen books, son éditeur, en 19885.
Bujold est célèbre pour sa saga dont le héros est Miles Vorkosigan, un espion interplanétaire et un amiral mercenaire de la planète Barrayar, dans un futur lointain. La saga exploite des genres et sous-genres variés de la science-fiction. Les premiers romans appartiennent à la tradition du Space_opera et du roman d'apprentissage, dans les derniers volumes, le héros développe davantage ses talents d'enquêteur et ces fictions se rapprochent du roman policier. La saga se distingue par le soin apporté au développement de la psychologie des personnages et leur caractère complexe.

12 juin 2013

Cordelia Vorkosigan, de Lois McMaster Bujold



Auteur : Lois McMaster Bujold - Traducteur : Michel Deutsch
Editeur : J'ai Lu - Parution : 1994
Indisponible en poche, disponible dans l'intégrale 1.


Ressenti

Je vous laisse imaginer la frustation de devoir abandonner un roman pour entamer le tome 1, même si c'est pour la bonne cause. C'est donc dans un état d'état pas des plus favorables que ce volume fut entamé.

Pourtant, le personnage principal, Cordélia, ne manqua pas un seul instant de me séduire. Capitaine d'un vaisseau, aventurière, femme de caractère qui n'hésite pas un seul instant à se mettre en danger pour ses hommes, en clair, un personnage qui me convient très bien, même si son illustration en couverture est tout simplement très moche. 

En revanche, le second personnage principal,  Vorkosigan, fut bien loin de remporter mon approbation. Homme pourtant droit, difficile à cerner, qui paraît surtout incroyablement manipulateur et froid. Ajoutez à ça qu'il commence par être l'ennemi de Cordélia, je vous laisse imaginer son potentiel antipathique pour moi.

Dans ce tome-là, on en apprend énormément sur la politique stellaire, ce qu'il faut faire et ne pas faire, et surtout, sur les complots qui fleurissent de toute part. Rajoutez la romanc e naissance, et voilà le résultat. C'est sans doute l'élément qui m'a un peu plus gênée dans ce tome-ci, puisqu'on ne comprend pas tellement (ou du moins, moi) l'attirance du Barrayan sur notre héroïne. Mais comme il en faut pour tous les goûts et que l'aventure reste au rendez-vous, je recommande malgré ça ce bon premier tome de science-fiction, et ne doute pas que le coup de coeur est au rendez-vous un peu plus loin dans la saga !


A propos de l'auteur

Lois McMaster Bujold est une auteur américaine de science-fiction et de fantasy. Elle fut technicienne de pharmacie dans un hôpital pendant quelques années, et ses premiers livres furent acceptés par Baen books, son éditeur, en 19885.
Bujold est célèbre pour sa saga dont le héros est Miles Vorkosigan, un espion interplanétaire et un amiral mercenaire de la planète Barrayar, dans un futur lointain. La saga exploite des genres et sous-genres variés de la science-fiction. Les premiers romans appartiennent à la tradition du Space_opera et du roman d'apprentissage, dans les derniers volumes, le héros développe davantage ses talents d'enquêteur et ces fictions se rapprochent du roman policier. La saga se distingue par le soin apporté au développement de la psychologie des personnages et leur caractère complexe.

16 mai 2013

American Darling, de Russell Banks


Auteur : Russell Banks - Traducteur : Pierre Furlan
Editeur : Actes Sud - Parution : 2007
ISBN : 9782742765157 - Prix : 10.70 €


Ressenti

A mes débuts dans mon métier, ce livre est l'un des premiers que mes collègues m'ont conseillé. Ils ont fini par me dire "en fait, lis tout Russell Banks". Et c'est ainsi que j'en suis venue à le découvrir par Sous le règne de Bone, et finalement par celui-ci. Il est unanimement considéré comme son chef d'oeuvre, son meilleur roman, allez savoir pourquoi j'ai mis tant de temps à le lire.

Tout commence en 68, avec Hannah, activiste des Wearthers Mens, qui va devoir fuir son pays. On la suit dans son parcours, on approuve (ou pas) son parcours politique, et pour finir, sa fuite éperdue en Afrique. C'est ainsi que le lecteur va se retrouver avec elle dans un pays dont on connaît le nom mais sans en savoir forcément le plus, le Liberia. Et son histoire est ma foi passionnante.

J'ai suivi Hannah avec parfois suspicion, tendresse, et dégoût par moments. Comment une guerre peut-elle en arriver là ? Comment l'être humain en réalité peut-il devenir aussi bestial ? C'est une réflexion qui est menée ici, et qui donne aussi un point de vue sur les nombreux conflits en Afrique, même ce roman couvre plutôt la période 1960-1990/2000.

En gros, un énorme coup de coeur pour ce roman. Je me savais déjà fan depuis longtemps de Russell Banks, et ça continue.


A propos de l'auteur

Né en 1940, Russell Banks, sans conteste l'un des écrivains majeurs de sa génération, est président du Parlement inter-national des écrivains et membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters. Son oeuvre, traduite dans une vingtaine de langues et publiée en France par Actes Sud, a obtenu de nombreuses distinctions internationales. Il vit dans l'Etat de New York.

7 mai 2013

Dire son nom, de Francisco Goldman



Auteur : Francisco Goldman - Traductrice : Guillemette de St-Aubin
Editeur : Belfond (10/18 en poche) - Parution : 2012
ISBN : 9782264055491 - Prix : 8.90 €


Ressenti

Ce fut ma première rencontre avec l'auteur, pour la simple et bonne raison qu'il n'est pas très prolifique, et assez peu traduit en France. Il faut dire qu'à première vue, ce roman avait peu de chances de croiser ma route, même s'il a été primé à sa sortie en grand format. Tout simplement parce que c'est un roman sur le deuil, et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit de son épouse, Aura. Or, c'est un thème qui est loin d'être évident à traiter, et ce genre de romans me paraît parfois trop intime.

Cependant, rater ce livre aurait été une grossière erreur. Dès la quatrième de couverture, on peut sentir la poésie des mots, l'amour, et la magie de cette relation. Ce n'est pas réellement un roman sur le deuil, mais plutôt un hommage à Aura, son amour morte trop tôt dans un accident. C'est un hommage à une femme que l'on imagine facilement, dont on tombe amoureux tout autant que l'auteur, et finalement, une ode à la vie. 

Vous le comprendrez, ce n'est pas un roman sur lequel mettre des mots est facile. Et pourtant, l'auteur a un véritable talent pour rendre le texte magique. On vit avec lui, on voit à travers ses yeux cette relation trop courte, leur amour, on découvre le Mexique et l'Amérique du Sud, on voyage à travers leurs cultures respectives.

Très simplement, je terminerais en disant qu'à mes yeux, ce roman est une petite pépite d'émotions brutes, un roman qui vous fera rire, tomber amoureux, pleurer. Un roman qui mérite une chance.


A propos de l'auteur

Francisco Goldman est né en 1954 à Boston. Écrivain et journaliste, il enseigne au Trinity College dans le Connecticut. Il est l'auteur de quatre romans et d'un ouvrage de non fiction, The Art of Political Murder (2007). Il a reçu le Sue Kaufman Prize of American Academy of Arts and Letters pour son premier livre.

Son second roman figurait parmi les finalistes des prestigieux International IMPAC-Dublin Literary Award et du Los Angeles Times Book Prize. Sa femme, Aura Estrada, est morte tragiquement à l'âge de trente ans, en 2007. C'est en son honneur qu'il a créé et dirige le Aura Estrada Prize remis tous les deux ans à une femme de moins de trente-cinq ans écrivant en espagnol et vivant aux États-Unis ou au Mexique.Francisco Goldman partage son temps entre Brooklyn, New York et Mexico.

18 avr. 2013

Du sel sous les paupières, de Thomas Day



Auteur : Thomas Day - Illustrateur : Aurélien Police
Editeur : Gallimard - Parution : 2012
ISBN : 9782070443093 - Prix : 7.50 €


Ressenti

Il est probable qu'en temps normal, je n'aurais pas lu ce livre dont la quatrième ne m'inspirait pas plus que ça. Mais le hasard a voulu qu'on me l'offre (n'est ce pas Tigger Lilly), et puis finalement, la perspective de passer quelques heures en compagnie de Judicaël à Saint-Malo était plaisante.

L'ennui, c'est qu'il m'a été difficile d'accrocher réellement à ce texte. C'est dit dès le départ, ce roman est dédié au fils de l'auteur. Peut-être aurais-je du à ce moment-là me méfier quelque peu et m'attendre à un livre plus jeunesse qu'on pouvait le croire, puisque, malheureusement, il se trouve que je suis personnellement difficile en littérature jeunesse, et le young-adult a la particularité de me décevoir trop souvent.

Pourquoi me direz-vous ? On a un récit fantastique, qui part sur la mythologie celte, le tout en mêlant l'ambiance de la Grande Guerre. L'ennui, c'est qu'on a aussi plusieurs éléments intrigants (à commencer par la brume de guerre), qui ne seront finalement pas expliqués, ni vraiment exploités. Pourquoi les avoir placés dans le récit ? Tout comme la partie sur la révolution irlandaise, qui pouvait laisser entendre un rôle plus important par la suite, mais non.

Cependant, il serait mentir que de dire que le moment passé avec ce roman fut terrible, loin de là. L'ambiance celte et marine de Saint-Malo a tout pour me plaire, tout comme les personnages qui se révèlent attachants, et finalement assez complexe, notamment la jeune Mädchen. Ce fut un plaisir de se laisser immerger dans l'ambiance créée par l'auteur, bien loin de la violence d'autres de ses textes.

Au final, c'est un roman qui à mon sens a un potentiel qui me semble sous-exploité. Peut-être serait-ce mieux passé s'il avait été publié en version jeunesse dans mon cas.


A propos de l'auteur

Né en 1971, Thomas Day s’est imposé en quelques années comme l’un des auteurs les plus passionnants de l’imaginaire francophone, au fil d’une cinquantaine de nouvelles et d’une douzaine de romans qui tous se caractérisent par une propension avouée au mélange des genres : L’école des assassins et Le double corps du roi, écrits en collaboration avec Ugo Bellagamba, L’instinct de l’équarrisseur, La Voie du Sabre (prix Julia Verlanger 2003) et sa suite L’Homme qui voulait tuer l’empereur, La cité des crânes, Le trône d’ébène (prix Imaginales 2008), Dæmone, La maison aux fenêtres de papier et, dernier en date, Du sel sous les paupières.

14 avr. 2013

Virgin suicides, de Jeffrey Eugenides



Auteur : Jeffrey Eugenides - Traduction : Marc Cholodenko
Editeur : Points - Parution : 2010
ISBN : 9782757820056 - Prix : 6.70 €


Ressenti

Parfois, un auteur vous surprend (dans le bon sens du terme), avec l'un de ses romans. Souvent, dans ce cas, l'envie me vient d'explorer sa bibliographie. C'est ce que je fais actuellement avec Russell Banks, et ce que j'ai entamé avec Jeffrey Eugenides, dont le dernier roman (Le roman du mariage) m'a beaucoup impressionnée.

Heureusement pour ma PAL, Eugenides n'est très prolifique pour le moment, et n'a donc que trois romans à son actif, et je viens de terminer sa biblio avec Virgin Suicides. Avant de parler du livre, précisons tout de même que je n'ai pas vu le film adapté du livre par Sofia Coppola.

Nous sommes dans les années 70, en Amérique, et un narrateur inconnu parle, au pluriel. On nous suggère que ce sont des jeunes voisins, des camarades de classe (masculins) qui parlent d'une famille. Plus précisément, de la famille Lisbon, de leurs cinq filles. Le roman s'ouvre sur l'arrivée d'ambulanciers, on nous apprend que la plus jeune des soeurs, Cécilia, 13 ans, vient de tenter de se suicider.

Tout au long du récit, les narrateurs nous raconteront l'histoire de cette famille, sur un peu plus d'un an, famille que l'on voit se désagréger au fil du temps. Les soeurs vont chacune évoluer à leur manière, être cloîtrées dans leur propre maison, et finalement, mettre fin à leurs jours.

Il est parfaitement compréhensible qu'un drame comme celui-ci soit terrifiant, et le roman tente d'exploiter le "pourquoi ?" qui touche probablement chaque personne ayant connu un-e suicidaire. Pourquoi fait-on ça ? Quand la vie devient-elle si atroce que la seule solution devient d'en finir ? Qu'ont fait les parents pour essayer d'empêcher ça ? Sont-ils coupables ? Est-ce la société qui est en cause ?

Les différents personnages sont intéressants, on nous dépeint des adolescents variés, des histoires d'amour, et au final, le roman se transforme en une quête désespérée du pourquoi.

Pour moi, c'est là que le bât blesse. L'intention est louable, c'est certainement intéressant, mais ça ne parvient pas à me toucher. Le suicide est une affaire personnelle, et même si c'est affreusement blessant pour les proches, dans une bonne partie des cas, on ne sait pas et on ne saura jamais ce qui pousse réellement à l'acte. Ce premier roman est sans doute bon, et intéressant pour certaines personnes, mais il est criant de vide pour moi. Pour être honnête, il souffre aussi probablement (dans mon cas) de la comparaison avec ses deux autres livres.


A propos de l'auteur

Jeffrey Eugenides, né dans le Michigan en 1960, a écrit son premier roman, "Virgin Suicides", en 1993. Il a été adapté au cinéma avec succès par Sofia Coppola en 1999. Son deuxième roman, "Middlesex", a reçu le prix Pulitzer en 2003.


14 mars 2013

Kill my PAL





Jusqu'ici et ce depuis sa création, ma PAL a vécu librement, sans contrainte ou presque, et s'est agrandie, agrandie, agrandie. Ca ne s'est pas arrangé avec la création d'un blog, un salaire, les études, et le boulot qui me fait littéralement baigner dans les livres.

Sauf que, pour déménager, il a fallu empaqueter les livres, en profiter pour les référencer/trier, et faire de même avec la PAL. Et découvrir avec stupeur que la vilaine avait allègrement dépassé la centaine. Damned. Après avoir effectué un petit (gros) tri de rigueur, vu qu'elle contenait certains bouquins ayant une chance quasi-nulle d'être lus un jour par ma personne, elle compte aujourd'hui le magnifique chiffre de 130 livres. (vous pouvez la contempler par le lien sur le côté ici)

C'est trop, beaucoup trop, et la guerre est donc officiellement déclarée. Bon, soyons honnête, les achats et donc entrées dans la PAL ne cesseront jamais totalement. Mais le but va tout de même être de la diminuer fortement, et de la redescendre aux alentours des 50, ce qui me semble atteignable un jour.

Afin de mener cette opération à bien, chaque mois, il y aura une "mini-pal", à lire dans le mois, au nombre de 5. La liste est déjà établie pour ce mois-ci et le suivant, mais pour les autres, pas encore. Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas xD

L'actuelle comporte ces titres-ci :

- Brûlures d'enfance, Ursula Hegi
- Contrepoint
- Pluto t3
- Seigneurs de l'Olympe, Javier Negrete
- L'esclave, Carol Berg
- Avaleur de monde, Walter Jon Williams
- Little bird, Craig Johnson
- Virgin Suicide, Jeffrey Eugenides
- Des hommes, Laurent Mauvignier
- Fatherland, Robert Harris
- Fables t1

L'opération Kill my PAL commence !

13 mars 2013

L'échiquier du mal de Dan Simmons



Auteur : Dan Simmons - Traducteur : Jean-Daniel Breque - Illustrateurs : Loic Poirieux (t1) et Sparth (t2)
Editeur : Gallimard - Parution : 1992 (1ère)
ISBN : 9782070415872 (t1) / 9782070415880 (t2) - Prix : 7.50 €

Ressenti

Dan Simmons a beau être un auteur connu, avouons-le, il n'a pas bien souvent croisé ma route, excepté à l'adolescence, où j'ai lu Endymion. Sauf que la lecture remonte, les souvenirs n'en sont plus trop présents, à part le sentiment d'avoir apprécié. Pratique, n'est-ce pas ?
Pourtant, quand on m'a conseillé de lire L'échiquier du mal, et que mon chemin a croisé le chemin de ces deux tomes aux Utopiales, zero hésitation pour acheter, et bien m'en a pris. On parlera ici des deux tomes, désolée pour ceux et celles que ça pourrait ennuyer, mais c'est le problème de les lire à la suite, ça s'est un peu confondu dans mon esprit. Soyez prévenus également, vous trouverez un peu de spoilers ici.

Donc, dans ce roman en deux volumes, on va suivre notamment le personnage de Mélanie, de ses amis Nina et William Borden, et de Tony Harod, producteur. Figurez-vous que les trois premiers personnages, qui ont vécu l'entre-deux guerres ont la particularité de contrôler l'esprit de ceux qui les entourent. Intéressant n'est-ce pas ? Qui n'a jamais rêvé de telles capacités après tout ? Sauf que, pas de chance pour ces messieurs dames, ils ne sont pas les seuls vampires psychiques de la planète, loin de là, même s'ils sont les plus âgés et probablement les plus puissants, et les autres voudraient bien pouvoir contrôler le monde comme ils veulent, de préférence sans eux, merci bien.

Seulement, que veulent vraiment ces êtres ? Survivre ? Ou profiter sans vergogne des vies humaines qui les entourent pour jouer tranquillement et s'affronter par armes interposées ? Vous le saurez en lisant le roman, na.

La force du roman ? Ces personnages. Très franchement, Mélanie est l'un des personnages les plus terrifiants que je connaisse, et pourtant. On voit pourtant une bonne partie de l'histoire de son point de vue, mais le lecteur ne connaîtra pourtant pas ses intentions, loin de là. L'intrigue en elle-même est également passionnante, même si parfois un peu difficile à suivre.

 En revanche, je suis obligée de le dire, mais âmes sensibles, il vaut mieux pour vous passer votre chemin. Ce n'est pas si violent que ça, certains romans sont pires, mais ça reste tout de même un roman flippant et qui fait franchement froid dans le dos, parce qu'au final, qui nous dit que ça ne se passe pas vraiment ?


A propos de l'auteur

En quelques années et dix romans, Dan Simmons a raflé tous les honneurs, les prix et la reconnaissance des critiques. A lui seul, il cumule aujourd’hui plusieurs œuvres reconnues comme des classiques, de la saga SF Hyperion en passant par L’Echiquier du Mal ou plus récemment Ilium.

28 févr. 2013

Vous saurez tout sur mes habitudes d'achat (tag)

Et c'est la faute à Vert.  



Es-tu une acheteuse compulsive de livres ? Complètement. La fille qui se balade dans les rayons, qui s'arrête devant un bouquin, se dit "oh tiens, ça a l'air cool, j'embarque !", c'est tout à fait moi, au grand dam de ma PAL et de mon compte en banque. Les achats "prévus" sont beaucoup moins courants que chez moi.

A quelle fréquence achètes-tu tes livres ? C'est une très bonne question. Au minimum une fois par mois, au plus une fois par semaine. Donc si on fait la moyenne, je dois en acheter à peu près toutes les deux semaines.

As-tu une librairie favorite ? Scylla. L'ambiance est très sympa, et on tombe toujours sur un truc inconnu au bataillon à découvrir, y compris de l'occasion.

Fais-tu tes achats livresques seules ou accompagnée ? C'est vraiment variable, en salon ce sera bien évidemment accompagnée, le reste du temps, seule. Sans doute parce que je prévois ma virée bouquins en sachant que je vais passer par tel endroit.  

Librairie ou achat sur le net ? Pour le neuf, quasiment tout en librairie. C'est aussi le plaisir de vivre dans une grande ville où on trouve assez facilement ce qu'on cherche. Pour l'occasion, c'est une autre affaire. Le site de Scylla me permet de savoir s'ils l'ont (ou pas) en stock, et auquel cas, soit ce sera mon ami Gibert, soit le net, selon si je veux avoir mon bouquin assez rapidement ou non.

Vers quels livres te tournes-tu en premier ? Mmmh, la question est difficile. Il y a quelques années, j'aurais pu répondre sans hésitation la SFFF, aujourd'hui, ce n'est plus complètement vrai donc je dirais bien vers les romans principalement.  

Préfères-tu les livres neufs, d'occasion ou les deux ? Pas de préférence pour moi. Le neuf c'est bien, l'occasion aussi, d'autant plus que l'état "parfait" n'a aucune importance à mes yeux. Ne le répétez pas, mais mes bouquins sont voués à être lus et trimballés dans des sacs, et donc à être un minimum abîmés, c'est leur vie !

Qu'aimes-tu dans le shopping livresque ? On flâne, et on découvre un peu au hasard ce que contiennent les rayons. C'est bien comme ça qu'on (re)découvre d'autres choses :)  

Te fixes-tu une limite d'achat par mois ? En théorie, il faudrait. En pratique, en bonne acheteuse compulsive, mon budget bouquins ne connait pas la restriction ou presque.

A combien de livres s'élève ta wishlist ? Pas la moindre idée, mon fichier n'est plus à jour depuis un long moment.

Cite trois livres que tu veux tout de suite ? Gueule de truie de Justine Niogret parce que pas eu le temps de l'acheter, Le dernier stade de la soif d'Exley qui s'est perdu dans mon appart (on devrait vraiment inventer le "Accio", ça serait vachement pratique quand même), et je sèche pour le dernier.  

Précommandes-tu tes livres ? Non.

Pourquoi un tel pseudonyme/nom de blog ?C'est une longue histoire ça. Figurez-vous qu'à mes débuts sur le nez, il y a de ça plus de 10 ans, j'étais (et suis encore) une accro totale à la Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley. Le pseudonyme "Shaya n'ha Margali" (à l'origine) vient de là, et a été très vite réduit à tout simplement "Shaya". Et voilà le résultat. Conclusion, vous n'avez plus qu'à lire la Romance, qui, ça tombe bien, est en train d'être rééditée en intégrales chez Pocket. (comment ça, ce n'est pas un tag où j'peux faire de la pub ?)

10 févr. 2013

Feuilles fin 2012



(Oui, je triche. Mais y a trop de retard pour faire un truc mensuel complètement décalé. Pis c'est moi qui tiens la maison, et qui décide, na.)



  • La méthode Schopenhauer, d'Irvin Yalom : Second livre de l'auteur que je découvre, ce coup-ci, on part en psychiatrie, et on explore l'univers de Schopenhauer, personnage antipathique. Son oeuvre a l'air intéressante, pourtant il est bien facile d'apprécier le côté romancé. Nous suivons en fait un psychiatre, qui organise des séances de groupe. Passionnant pour le côté psychologie, même si c'est parfois difficile à suivre et quelque peu déprimant.
  • Marcus, de Pierre Chazal : Nous sommes dans la banlieue de Lille, et on suit un trentenaire, qui travaille sur les marchés, et qui va se retrouver du jour au lendemain à devoir s'occuper du fils d'une de ses meilleures amies, décédée. L'histoire donc d'un "père célibataire", qui va être contraint de revoir sa vie pour y intégrer un enfant. Une belle histoire d'amour filial, qui se lit très facilement, et qui est un beau premier roman.
  • Ici ça va, de Thomas Vinau : Ici, c'est l'installation d'un jeune couple à la campagne, plus précisément, dans une ancienne maison de campagne, où tout est à refaire ou presque. C'est poétique, ça parle de la campagne, du couple, des secrets de famille. Un roman qui ne m'a pas réellement marquée par son histoire, mais plus par sa légèreté. 
  • Lame de fond, de Linda Lê : Ce fut mon premier roman d'elle, et un succès. Il était dans les dernières sélections pour recevoir un Goncourt, qui aurait été mérité à mon avis. L'auteur nous raconte ici la mort d'un homme, et sa dernière année de vie, par les points de sa fille, de sa femme, et de son amante. Cette multiplicité des points de vue est passionnante, puisqu'on découvre chaque fois de nouvelles facettes de la situation. Un passionnant roman qui mérite un moment de lecture.
  • Le bonheur conjugal, de Tahar Ben Jelloun : Encore un roman sur le couple ! Ce coup-ci, un homme d'une cinquantaine d'années nous raconte ses malheurs avec sa femme, nous explique en long, en large, et en travers, pourquoi c'est aujourd'hui la guerre entre eux. Et puisqu'il est handicapé, on le comprend. Jusqu'au moment où sa femme tombe sur le manuscrit, et décide d'y répondre, point par point. Résultat, le premier narrateur n'est plus aussi blanc qu'il voudrait nous le faire le croire, et finalement, le plaindre devient presque difficile. Un sympathique roman, où on peut bien se demander s'il faut prendre partie, et si oui, pour qui ? (et aussi, espérer que toutes les relations de couple ne sont pas aussi chaotiques !)
  • Peste et Choléra, de Patrick Deville : C'est l'histoire d'Alexandre Yersin, chercheur de l'institut Pasteur, et qui découvrira le bacille de la peste. Une biographie intéressante, mais qui s'adresse cependant plus à des passionnés de sciences et de biologie. Il est assez facile de plonger dans le roman, mais le personnage principal n'est pas vraiment attachant. Je le conseillerais donc aux amateurs de sciences qui souhaitent découvrir Yersin ou l'histoire de l'institut Pasteur !
  • La mécanique du ciel, de Tom Bulloughs : Un livre sur les étoiles, moi qui ait la tête dedans, ça aurait pu me plaire ! Malheureusement, l'alchimie n'a pas fonctionné, et même si j'ai poursuivi jusqu'au bout, ce fut avec difficulté. C'est pourtant un beau roman, sur un petit garçon devenu sourd, mais non, je ne suis pas parvenue à m'attacher au personnage, et le reste ne m'a pas convaincue.
  • Sacrifice, de Pierre Lemaître : Du polar, un peu de polar ! C'est la fin de la trilogie commencée avec Robe de mariée, et poursuivie avec Alex, et une nouvelle fois, on se régale. On apprend de nouvelles choses sur le personnage principal, on pleure avec lui, et on a peur. A lire sans souci pour les amateurs du genre, mais prenez garde à les lire dans l'ordre si vous ne voulez pas vous spoiler !
  • Les apparences, de Gillian Flynn : Un polar, encore un, et sur le couple, décidément, ça devait être ma thématique bien involontaire ! Une épouse disparaît et bien évidemment, on accuse le mari. Le truc intéressant de ce polar-ci, c'est qu'on découvre un couple où rien n'est ni blanc, ni noir, où personne ne dit vraiment la vérité. Très prenant.
  • Celles qui n'avaient jamais vu la mer, de Julie Otsuka : Un tout petit roman, magnifique, et à la fois horriblement triste. Il nous raconte l'arrivée aux USA de ces japonaises, qui viennent se marier à des hommes vus seulement en photographies, et qui ne correspondent pas du tout à ce qu'ils ont prétendu être. Elles ont quitté leur pays dans l'espoir d'une vie meilleure, et ce n'est pas vraiment ce qui les attend. Beau petit roman, mais triste.
  • Rue des voleurs, de Mathias Enard : On change de lieu, on part dans le printemps arabe, et on y suit le parcours d'un jeune homme qui tente de s'y retrouver comme il peut. Mis à la rue suite à des problèmes familiaux, c'est un personnage un peu perdu, qui essaye de s'en sortir. Poétique à souhait et très instructif.
  • La fille à la vodka, de Delphine de Malherbes : Un roman qui traite d'un sujet tabou, de l'alcoolisme. Plus précisément, de l'alcoolisme chez les femmes. On nous parle de la difficulté à se confier, à affronter ce mal terrifiant, dont personne ne parle ou presque. Magnifique roman.
  • Viviane Elisabeth Fauville, de Julia Deck : Une jeune mère sort d'un cabinet de psychanalyse, où elle vient de commettre un meurtre. Un tout petit roman (encore un) sur la psychologie, dont il est difficile de savoir quoi penser. Le retournement de situation est intéressant, on essaye de comprendre cette jeune femme un peu perdue, et c'est difficile. Pourtant, ce roman-là m'a bien plu !
  • END, de Barbara Canepa et Anna Merli : C'était la petite BD tentante. La couverture était jolie, ça avait l'air vaguement fantastique, alors je me suis dit, pourquoi pas ! Erreur. Difficile de dire si c'est moi ou pas, mais l'histoire n'était pas franchement facile à comprendre, et le graphisme a beau être sympathique, ça ne suffit pas. Tant pis pour moi !
  • Blue, de Kiriko Nananan : Une autre BD, ce coup-ci sur la découverte de l'homosexualité à l'adolescente. Pour le coup, l'histoire est intéressante. On s'attache à ces jeunes filles, on comprend leurs tourments, et c'est beau. Le bémol pour moi, c'est que si j'ai aimé le dessin, arriver à différencier correctement les personnages s'est révélé être un challenge par moment. Or, à force, c'est un peu contrariant ! Pourtant, ça reste une bd (ou un roman graphique ?) intéressante.
  • Le problème Spinoza, d'Irvin Yalom : Billet ici.
  • Une place à prendre, de J.K. Rowling : Billet ici.
  • Warchild, de Karin Lowachee : Billet ici.

6 févr. 2013

Le problème Spinoza, d'Irvin Yalom



Auteur : Irvin Yalom - Traductrice : Sylvette Gleize
Editeur : Galaade - Parution : 2012
ISBN : 978-2-35176-151-9 - Prix : 24.40 €

Ressenti

Le problème Spinoza, c'est un bouquin un peu décalé, qui va nous parler à la fois du grand Spinoza, le philosophe bien connu, de l'inconnu qu'il a été à ses débuts, et de l'exclusion de la communauté juive qu'il a subi, en 1656. On nous parlera aussi du tristement connu Rosenberg, le nazi qui a mis en place la "solution finale", pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Saviez-vous que Rosenberg était un grand admirateur de Spinoza, grand penseur juif ? Moi, non. Et ce fut très intriguée que j'entamais ce roman. Comment un homme qui a exterminé des milliers de juifs peut-il apprécier autant l'oeuvre de l'un d'entre eux, qui a vécu trois siècles auparavant ?

Bien évidemment, il serait dommage de vous livrer une réponse ici. Le roman alterne donc les époques et les points de vue, et nous découvrons un Baruch Spinoza qui doit faire face au herem, et donc à son exclusion de la communauté juive, dans un Amsterdam peu sympathique à l'égard des athéistes et des philosophes. De l'autre, on observe doucement l'évolution de celui qui deviendra un nazi, le plus souvent pour ma part consternée.

Ca reste évidemment un roman, mais un roman qui parle de philosophie, et qui a surtout su rester accessible au grand public, qui ne connaît pas forcément l'oeuvre de Spinoza et/ou son idéologie. Un livre qui plaira à tous ceux et celles qui voudraient aborder le sujet, qui pousse à la réflexion, et qui, personnellement, me pousse à continuer ma découverte de l'auteur.


A propos de l'auteur

Professeur émérite de psychiatrie à Stanford, Irvin Yalom est l’auteur, entre fiction, philosophie et psychothérapie, de nombreux essais, romans ou récits, best-sellers dans le monde entier, dont La Méthode Schopenhauer, Mensonges sur le divan, Et Nietzsche a pleuré, Le Bourreau de l’amour, La Malédiction du chat hongrois, Thérapie existentielle, Le Jardin d’Épicure, Dans le secret des miroirs.

20 janv. 2013

Une place à prendre, de J.K. Rowling



Auteur : J.K. Rowling - Traducteur : Pierre Demarty
Editeur : Grasset - Parution : Septembre 2012
ISBN : 9782246802631 - Prix : 24 €


Ressenti

Comme de nombreuses personnes, en apprenant que la maman d'Harry Potter allait sortir un nouveau roman, ma réaction était certainement proche du "hiiii". Parce que bon, même si je n'ai pas eu l'occasion d'en parler ici, les HP et moi, c'est une grande histoire d'amour. Puis, on a su très vite que ce nouveau roman ne serait pas dans l'univers, et serait en plus un roman pour adultes. Ah. Après, j'ai appris que la romancière faisait sa diva, autrement dit qu'aucun service de presse ne serait transmis à la presse ou aux libraires, et que c'était drastique. Re "ah." Tout ça pour vous dire, que lorsque l'objet est enfin arrivé jusqu'à moi, la crainte d'être déçue était bel et bien. Parce que bon, n'en déplaise aux auteurs, un auteur qui fait sa diva, ça peut être mérité, mais aussi pas du tout. 

Enfin, passons au roman. Nous sommes dans la petite ville de Pagford, en Angleterre, apparemment un endroit sympathique. Sauf que cette tranquillité est brisée par la mort subite d'un conseiller municipal, Barry Fairbrother, qu'il va donc falloir remplacer. L'ennui dans tout ça, c'est que Pagford est une ville divisée. Depuis qu'on y a annexé Les Champs, quartier pauvre, le conseil municipal se déchire pour tenter de garder la ville "confortable", autrement dit, sans trace de pauvreté.

Pour être franche, il m'a fallu un peu de courage pour lire ce pavé jusqu'au bout. Pendant un long, trop long moment, l'auteur nous décrit les personnages, nous les présente, et nous montre leurs différentes réactions face à ce décès soudain, histoire de bien montrer qui est dans quel camp. On découvre des personnages qui sont travaillés, mais peut-être un peu trop. Il ne sert pas à grand chose de répéter sans cesse que c'est terrible et que le sort de la ville est en jeu, etc.

C'est un peu dommage, parce que finalement, une fois la première partie passée, on accélère un peu le rythme, et ça va mieux, même si on tombe un peu dans le pathos. L'auteur reste une bonne conteuse, et c'est avec plaisir que j'ai fini ma lecture de ce roman qui se veut critique. 

L'ennui là dedans, c'est que pour arriver à quelque de chose de lisible, il faut affronter les 200 premières pages au bas mot. Et c'est beaucoup trop, et décourageant. On aurait gagné à avoir un roman bien plus court, qui se révèle un peu décevant. 


A propos de l'auteur

J.K. Rowling est l'auteur de la série " Harry Potter ", dont les sept tomes, publiés entre 1997 et 2007, se sont vendus à plus de 450 millions d'exemplaires à travers le monde, distribués dans plus de 200 pays, traduits en 74 langues et adaptés au cinéma en huit films qui ont été autant de succès. Décorée de l'Ordre de l'Empire Britannique pour services rendus à la littérature jeunesse, J.K. Rowling a en outre reçu de nombreuses récompenses et distinctions, parmi lesquelles la Légion d'honneur française, le Prix de la Concorde du Prince des Asturies en Espagne ou encore le Prix Hans Christian Andersen.
Docteur honoris causa des universités d'Exeter et d'Aberdeen, elle est invitée à prononcer le discours inaugural lors de la cérémonie de remise des diplômes à l'université Harvard en 2008. Très militante sur le front social, J.K. Rowling est la fondatrice du fonds caritatif Volant et de l'association Lumos, qui lutte pour la défense et l'amélioration de la vie des enfants défavorisés.

14 janv. 2013

Warchild


Auteur : Karin Lowachee - Traducteur : Sandra Kazourian
Editeur : Pocket (Le Bélial) - Parution : Octobre 2012
ISBN : 9782266203340 - Prix : 9.80 €


Ressenti

(Je suis amoureuse de cette couverture. J'avoue. C'est ce qui m'a fait acheter le bouquin, en fait.)

Bon, à part cette information essentielle, parlons contenu. Ici, on va faire la connaissance de Jos Musey, 8 ans, qui vit à bord d'un vaisseau marchand, dans un espace spatial en guerre. Malheureusement, son vaisseau est attaqué, et très vite, le jeune garçon se retrouve capturé par des pirates, et promis à un sort peu enviable, l'esclavage.

Tout d'abord, Jos est un personnage auquel il est facile de s'attacher. Dans cette première partie, le roman est en fait écrit comme si c'était lui qui racontait, et on y reconnait très bien la voix d'un enfant. Et petit à petit, à mesure que Joe grandit, on en apprend plus sur la situation de cet univers, sur le déclenchement de cette guerre, et on en viendra même à voir une remise en question assez impressionnante. L'univers m'a également beaucoup plu. J'adore rencontrer les civilisations extraterrestres, et celle des striviirc-na est pour moi fascinante. C'est riche, c'est beau, et ça donne envie d'en savoir plus.

Que dire d'autre sans spoiler davantage l'histoire ? Ah, oui, le personnage de Jos est incroyablement bien travaillé. Déjà dit ? Ah. Alors, je terminerai ce billet en affirmant haut et fort que nous avons ici un très bon roman de space-opéra, travaillé, qui mérite qu'on lui accorde sa chance.


A propos de l'auteur

Née au Guyana, Karin Lowachee vit au Canada depuis l âge de deux ans. Après des études de lettres à la York University de Toronto, elle enchaîne quantité de petits boulots. Des expériences qui la conduiront notamment à passer près d une année à Rankin Inlet, une communauté inuit de quelques centaines d'habitants, dans le Nunavut, sur la côte ouest de la baie d'Hudson. Warchild, son premier roman, lauréat du prix Warner Aspect et finaliste au Philip K. Dick Award en 2002, fut salué lors de sa publication outre-Atlantique par un accueil public et critique unanime. Elle en a depuis publié deux autres, des romans qui ne constituent pas des suites à Warchild, mais situés dans le même univers.

7 janv. 2013

Jamais deux sans trois


Commençons par souhaiter à tout le monde une très belle année 2013 (oui, je sais, je suis à la bourre), pleine de ce que vous voulez, faisons simple. Ce blog a été ouvert le 3 janvier 2010, il a donc trois ans ! Autant dire que je n'aurais pas pensé qu'il tiendrait jusque là, ce petit.

Un petit bilan ? Allons-y ! 47 billets publiés cette année, beaucoup moins que les deux années précédentes. Cependant, cette année, les Feuilles, petit récapitulatif de lectures, ont fait leur apparition, et si ma mémoire ne me trompe pas, un ralentissement du rythme avait de toute façon été annoncé, en espérant n'être que temporaire, même si pour l'heure il se prolonge.

Je n'ai pas le nombre exact de livres lus cette année étant donné que mon fichier a été oublié un moment, mais il tourne autour de 120 livres lus en 2012, contre une centaine en 2011, donc, comme vous pouvez le constater, mon nombre de lectures augmente, alors que celui de billets diminue, logique non ? xD Cependant pas d'inquiétudes, c'est une nouvelle année qui recommence, où avec un peu d'organisation ça devrait aller mieux.

2012 fut aussi une année très riche en rencontres, puisque j'ai pu assister aux Imaginales (en espérant y retourner cette année), ainsi qu'aux Utopiales en novembre !

Pour finir ce petit bilan, quelques ouvrages qui m'ont marqué.

- Jusqu'au coeur du soleil, de David Brin (en fait, considérez que c'est la trilogie entière le coup de coeur)
- Pourquoi être heureux lorsqu'on peut être normal ?, de Jeanette Winterson (un essai/roman superbe sur le féminisme, à lire.)
- Lointain souvenir de la peau, de Russell Banks (parce que c'est Banks, zut. En plus, ça parle de sexe et de délinquance !)
- Chroniques du pays des mères, d'Elisabeth Vonarburg (une vraie découverte de l'auteure, et c'était super.)
- Kafka sur le rivage, d'Haruki  Murakami (c'est poétique, c'est beau. Que dire d'autre ?)