20 avr. 2012

Le galop d'essai, d'Anne McCaffrey



Auteur : Anne McCaffrey - Traductrice : Simone Hilling
Editeur : Pocket - Parution : 2000
ISBN : 9782266107396 - Prix : 6 € (indisponible en neuf)


A propos de l'auteur

Anne Inez McCaffrey (née le 1er avril 1926 et morte le 21 novembre 20111,2) est une auteure américano-irlandaise de science-fiction.
Elle a décroché de nombreux prix littéraires pour ses ouvrages, dont le prix Hugo du meilleur roman court en 1968 pour Weyr Search, qui constitue le début du premier roman publié de La Ballade de Pern, Le Vol du Dragon. L'univers de Pern a fait sa renommée internationale, mais elle a aussi écrit le cycle du Vol de Pégase, et bien d'autres choses.


Résumé

Henry Darrow est ce qu'on appelle communément un voyant, mais un voyant qui aura le malheur d'avoir un accident de voiture, et qui permettra de prouver sa voyance, et l'existence des dons parapsychiques....


Ressenti

C'était ma première lecture de ce roman, qui constitue le premier tome de ce que je nomme le Cycle des Doués, comprenant Le vol de Pégase, et le cycle de la Rowane. C'est une lecture que j'ai choisi de faire en commun, avec Yume, à l'occasion du challenge Anne McCaffrey organisé par le Traqueur Stellaire.

Ayant adoré adolescente le cycle des Doués, j'étais impatiente d'entamer ma lecture, et de voir si ce roman tiendrait ses promesses. Et malheur, ça n'est pas réellement ce que j'attendais. Tout d'abord, il est difficile de qualifier ce livre de "roman" à proprement parler, et pour ma part, ça ressemble plus à un recueil de nouvelles qui ont été assemblées ensuite.

En effet, ce petit livre est divisé en deux parties : la découverte des dons, puis la création d'un centre pour les Doués, par Henry Darrow. On nous raconte comment il s'est construit, les difficultés pour faire admettre les Doués dans la société, pour les faire venir au Centre, et pour les dépister également, puisque oui, quand on retrouve toujours tout ce qu'on perd, on n'imagine pas pour autant avoir un don !

C'est très intéressant à lire, puisque nos protagonistes nous parlent aussi de la protection de ces personnes extraordinaires, que ce soit sur un plan personnel ou juridique, et le fait de suivre successivement plusieurs cas (un couple de Doués, qui devra gérer leur fille douée elle-aussi), des Doués dits "sauvages" et donc sans contrôle), nous permet de voir un peu les difficultés (ou pas) que ça peut occasionner.

En clair, ça n'est pas le meilleur roman du cycle, loin de là. On est plus dans un tome introductif, et si ça n'est pas désagréable, il faut tout de même s'y attendre. Dernier petit point, je ne peux pas comparer n'ayant pas lu les livres en anglais, mais le style est assez étrange, mais peut-être est-ce simplement dû à l'âge du texte ^^



16 avr. 2012

Première édition des Feuilles



(Pour la première édition, on triche un peu, et vous aurez donc droit aux mois précédents, et à la liste des bouquins/films en attente de chroniques. N'est pas indiqué ce qui concerne le mois d'avril.)

Books

  • Crains le pire, de Linwood Barclay : Un polar, sur l'histoire d'une adolescente qui disparaît du jour au lendemain, et dont le père mène l'enquête. Ce roman aurait pu être bon, mais l'intrigue n'est pas très bien ficelée, et en conséquence, le suspens n'est pas vraiment au rendez-vous, dommage pour un roman policier !
  • Mon doudou divin, de Katarina Mazetti : J'avais adoré sa trilogie sur Linnéa, mais ce nouveau roman est une grosse déception. On ne sait pas très bien à quelle sauce l'auteur a voulu nous manger, à celle de l'humour, ou à celle d'une réflexion philosophique sur le sens de la vie, mais en tout cas, ça ne prend pas, et l'héroïne très fade n'aide absolument pas !
  • Mais qu'est-ce qu'elles veulent encore ! : Petit manifeste féministe, cet ouvrage nous présente une dizaine de fausses évidences concernant le féminisme, les démonte, et nous propose quelques mesures pour lutter. Soutenu par pas mal d'associations, ce petit livre est simple à comprendre, et offre même au lecteur la possibilité d'approfondir les sujets abordés par une bibliographie intéressante. A lire pour pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur le féminisme !
  • La maison où je suis mort autrefois, de Keigo Higashino : Un petit roman policier japonais, qui m'a laissé une étrange impression de déjà-vu, avec l'histoire d'une jeune femme triste, qui retourne dans la maison de son enfance, et qui y découvre son passé... Roman prenant, où l'on sent la marque du fantastique japonais !
  • La guerre de l'ombre, de Carina Rozenfeld : Ou le tome 2 de Doregon ! De la fantasy, et c'est tout aussi prenant que le tome 1 ! On continue à apprendre toujours plus, et à comprendre un peu mieux ce qui se passe, mais sans l'effet temporel, ce qui m'a personnellement un peu aidé !
  • La mort d'un clone, de Pierre Bordage : Chronique ici
  • Double meurtre à Borodi Lane, de Jonathan Kellerman : Du polar, encore ! Cet auteur était l'un de mes favoris adolescente, et j'ai adoré retrouver notre psychologue enquêteur, Alex Delaware, ainsi que Milo Sturgis, mais force m'est d'admettre que ce roman-ci n'est pas le meilleur ! L'enquête en elle-même est très prenante, mais il manque ce petit truc qui nous implique vraiment. Dommage !
  • Millenium, de Stieg Larsson : Article à venir sur la trilogie.
  • Virginia et Vita, de Christine Orban :  Chronique ici
  • Ainsi naissent les fantômes, de Lisa Tuttle : Article à venir
  • La mort d'un clone, de Pierre Bordage : Mon avis sur cet auteur est assez mitigé, avouons-le. Autant j'ai adoré Les Fables de l'Humpur, ou encore ses livres sur la révolution française, autant d'autres ne m'ont pas charmé. Celui-ci est entre les deux. On nous parle ici d'un homme, dans la société d'aujourd'hui, qui semble brusquement se réveiller d'un long sommeil, et prendre conscience de sa situation. Est-ce une satire sur la société ? Un livre humoristique ? Difficile à savoir. En tout cas, ce n'est pas son meilleur roman sur le sujet, et il m'aurait paru préférable de trancher entre un livre de littérature générale, et un livre d'imaginaire !

Films

  • En secret, de Mariam Keshavarz : Nous sommes en Iran, et nous suivons deux jeunes filles, Atafeh et Shirin, qui tentent de profiter comme elles peuvent de leur jeunesse, et qui s'aiment. Mais l'action se déroule à Téhéran, où la police des moeurs n'hésite pas à sévir. C'est un film qui parvient à ne pas être trop triste malgré ce qui se passe, et malgré la situation des Iraniens. Il est assez terrible d'avoir un aperçu de ce que peuvent vivre les jeunes gens là-bas.
  • J. Edgar, de Clint Eastwood : Un film de ce grand réalisateur et acteur, comment résister ? Ce film-ci retrace la vie du premier directeur du F.B.I. Est-ce un "bon" film ? Difficile à dire. Je ne saurais dire s'il est fidèle à la réalité, mais c'est assez intéressant à voir, et le côté humain de l'homme, est touchant. Dommage toutefois que les acteurs soient assez mal vieillis.
  • Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de David Fincher : Article à venir.
  • Cheval de guerre, de Steven Spielberg : Une histoire d'amitié entre un jeune homme et un cheval, que l'on suit pendant la guerre, ça ne pouvait que m'attirer ! Malheureusement, l'intrigue reste très simpliste, et les belles scènes du film ne suffisent pas à rattraper le reste.

15 avr. 2012

Actus



Vous l'avez bien remarqué, depuis quelques mois maintenant, moins d'articles, et pourtant, mon nombre de lectures ne diminue pas pour autant, bien au contraire ! Deux raisons à cela, le manque de temps, et ensuite, l'obligation pour mon travail de lire plus de littérature dite "blanche".

Certains le savent, d'autres non, jusqu'à présent, j'ai pratiquement chroniqué toutes mes lectures depuis la création du blog, à l'exception des essais, puisque que je me vois mal donner un avis éclairé sur ces livres-là. Malheureusement, entre le boulot, et la vie quotidienne, on ne peut malheureusement pas tous les jours avoir des coups de coeur, et donc tout chroniquer. Et comme je l'ai dit souvent, le blog reste un loisir et donc un plaisir pour moi, et il n'est pas question qu'il se transforme en obligation.

Pour ces raisons, j'ai l'honneur de vous annoncer qu'à partir d'aujourd'hui, il y aura des articles dits "Feuilles du mois". Ceux-ci seront une sorte de bilan de mes lectures et visionnages de films du mois, et comprendront notamment un petit avis sur ce qui n'aura pas le droit à un article complet. Et pour inaugurer ça, vous trouverez les premières Feuilles ici !

8 avr. 2012

Chroniques du Pays des Mères, d'Elisabeth Vonarburg



Auteur : Elisabeth Vonarburg
Editeur : Alire - Parution : 2000
ISBN : 9782922145311 - Prix : 9.90 €


A propos de l'auteur

Née à la vie en 1947 (Paris, France), à la poésie en 1960, et à la science-fiction en 1964, vit à Chicoutimi (Québec) depuis1973. A enseigné la littérature et la création littéraire dans diverses universités du Québec (Chicoutimi, Rimouski, Laval). Agrégation de lettres modernes (1972, France), Ph.D. en Création littéraire (Laval,1987), écrivaine à plein temps depuis 1990, collabore à la revue Solaris depuis 1974 (directrice littéraire). Chansonnière, essayiste, animatrice radio, traductrice de nombreux romans de SF & F. Organisatrice de quatre congrès québécois Boréal de SF (Chicoutimi,1979, 1982, 1988, 1999). Présidente (1996-2000) et membre (1994-2002) de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie-Côte-Nord. Outre l'écriture, la lecture et les musiques, aime les chats, les mauvais jeux de mots et la bonne chère.


Quatrième de couverture

Au Pays des Mères, quelque part sur une Terre dévastée du futur en train de se remettre lentement, les hommes sont très rares. Seules les Captes des Familles - les Mères - font leurs enfantes avec les Mâles. Les autres femmes doivent utiliser une forme hasardeuse d'insémination artificielle. Lisbeï et Tula ne s'en soucient pas trop : filles de la Mère de Béthély, elles grandissent ensemble, sœurs et amies. Mais Lisbeï se révèle stérile; ne pouvant être la Mère comme elle en avait rêvé, elle doit quitter Béthély, et Tula. Devenue " exploratrice ", elle accomplira un autre de ses rêves : découvrir les secrets du lointain passé du Pays des Mères. Mais certains rêves sont difficiles à vivre...


Ressenti

Tout d'abord, il est important pour de préciser que ce livre a été lu en commun en janvier, avec le Cercle d'Atuan. Pourquoi important me direz-vous ? Parce que du coup, il a fallu morceler ma lecture, et il est malheureusement à peu près certain que ça a un peu nui à ma lecture. En effet, même si ce blog est actuellement trop peu alimenté, ça ne m'empêche en rien de continuer à bouquiner encore et toujours, et ce roman nécessite à mon avis plus de concentration que je n'ai su lui donner.

Pourquoi ? A cause de sa forme. Ici, nous oscillerons entre morceaux du passé et des passages du journal intime de l'héroïne, Lisbeï. Et parfois, nous avons un premier morceau parlant de son enfance, puis, un bout de journal des années plus tard. Et avouons-le, c'est un peu perturbant, surtout lorsque l'auteur intercale en plus des lettres d'autres personnages, même si nous avons des indications chronologiques.

Une chose particulière qui me vient à l'esprit, c'est ce monde, très fouillé. On le découvre en même temps que Lisbeï, et il est riche dans son passé, dans son histoire, et c'est réellement passionnant à découvrir. C'est sans doute une des forces de ce roman, ce monde incroyable, et surtout, qu'on peut imaginer comme un bien lointain futur. Comment nos objets, nos trouvailles, nos idées, seront-elles considérées d'ici quelques siècles ou millénaires ? Seront-ils même encore connus ?

L'autre force du roman est sans l'ombre d'un doute les personnages. C'est facile de s'attacher à eux, notamment à Lisbeï dont la vie est loin d'être aussi simple qu'elle ne l'aurait dû, et on ne cesse tout au long de l'histoire de découvrir de nouvelles couches à chaque personnage.

J'en dis peu sur l'histoire, parce qu'à mon sens, c'est un livre qui doit être lu sans hésitation, et en révéler trop serait gâcher ce très beau roman. Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Lu en commun avec : Neph , Olya, Tortoise, Yume, Zahlya, Vert.