21 déc. 2012

Utopiales 2012, au rapport !



(Non, je ne suis pas du tout en retard.)

Avant toute chose, précisons que ce compte rendu sera un mini compte-rendu.

Le mois dernier, avaient lieu à Nantes les Utopiales 2012. Et j'ai eu le plaisir d'y aller pour le vendredi et le samedi.

Le vendredi, mon programme comprenait quelques conférences, et notamment une rencontre avec Nancy Kress qui fut passionnante, et que vous pouvez écouter sur le site d'ActuSF. La journée débuta tranquillement par la visite des expositions de Manchu et Dave McKean, dont j'ai pu admirer le travail.

Mon programme fut presque respecté, à l'exception de la rencontre avec Michael Moorcock, puisqu'entre-temps, la file d'attente pour la dédicace de Neil Gaiman avait démarrée.

Le programme de mon samedi débuta avec une rencontre imprévue, celle avec Javier Negrete, dont le travail m'était connu de loin, et qui m'a largement convaincue de tenter ma chance avec cet auteur. On notera aussi la remise du prix Planet-SF (La fille automate, de Paolo Bacigapuli), en présence de Sara Doke, la traductrice.

L'après-midi fut parfait pour regarder l'exposition Amazing Sciences ! (superbe à mes yeux d'ailleurs), et aller discuter en bas, avec les GNistes. Les Utopiales se sont terminées par un restaurant entre bloggeurs et autres, et ça fait toujours plaisir de revoir des têtes connues !

Un regret s'il en faut : avoir été malade à en crever pendant tout le festival, et ne pas avoir pris le temps de profiter de la ville. Le premier m'a franchement empêchée de profiter du salon le samedi, et le second m'a très envie en passant devant le château en pleine nuit.

Ma PAL s'est alourdie pendant cette édition de quelques livres, bien entendu, même si les trois premiers en sont déjà ressortis.

- Spin, de Robert Charles Wilson
- L'échiquier du mal t1 et 2 de Dan Simmons
- Anthologie des Utopiales 2012

- Le dernier chant d'Orphée de Silverberg
- Barrayar et Miles Vorkosigan de Lois McMaster Bujold

- Contrepoint
-  Seigneurs de l'olympe de Javier Negrete.


6 nov. 2012

Utopiales 2012, programme.



Hop, hop, hop, je suis en retard, mais tant pis ! A deux jours du départ pour les Utopiales, à Nantes, mon petit programme personnel est fin prêt ! J'y serais du vendredi matin au samedi soir, et ne doute pas d'y croiser quelques têtes connues au passage.

Pour le vendredi :


  • 12h00 / Espace Shayol / Morales humaines et lois robotiques dans l’œuvre d’Isaac Asimov.
  • 13h00 / Espace Shayol / Rencontre avec Nancy Kress
  • 14h00 / Bar de Mme Spock / Les empires galactiques sont-ils obsolètes ?
  • 18h00 / Espace Shayol / Rencontre avec Michael Moorcock
  • 19h / Espace Shayol / Hommage à Roland C. Wagner

Pour le samedi :

  • 11h00 / Bar de Mme Spock /Jeu de rôle et littérature : quelle place pour le héros ?
  • 11h00 / Bar de Mme Spock le vrai / Remise du prix Planet-SF
  • 12h00 / Bar de Mme Spock /  Les nouveaux mondes de l’espace
  • 14h00 / Espace Shayol / La Nuit des Temps : les représentations du temps dans la science-fiction
  • 13h00 / Bar de Mme Spock / Robots et humanoïdes dans la science-fiction
  • 17h00 / Espace Shayol L’intelligence artificielle est-elle une rêverie scientifique ?
  • 19h00 / Espace Shayol / Rencontre avec Neil Gaiman
  • 21h00 / Restaurant avec têtes connues.
Naturellement, il était hautement improbable que tout rentre dans mes deux jours de festival, aussi si quelqu'un a un retourneur de temps, je vous prierais de me l'expédier en express, merci bien !
(ah, et ce n'est pas noté dans le programme, mais des visites des expositions en place et des dédicaces seront certainement au programme, elles aussi.)




4 nov. 2012

Ciné-concert la Communauté de l'Anneau



Ce 24 octobre 2012, le rendez-vous était noté, entouré en rouge, les places prises depuis une éternité, pour l'évènement que je vous donne en mille, le ciné-concert du Seigneur des Anneaux, donc, la projection de la Communauté de l'Anneau, avec un orchestre comme bande son !

Contrairement à d'autres, les bandes-sont ne sont pas ce que j'écoute le plus, même si le concert SDA de l'an passé fut un plaisir, tout comme celui-ci. L'orchestre 21st Century Orchestra jouait ce soir-là, dirigé par la baguette de Ludwig Wicki, accompagné du chœur de l'Orchestre Colonne de Paris et de la soliste Kaitlyn Lusk.

Etait diffusée la version courte du film, ce qui m'a d'ailleurs perturbée pendant la première partie : je ne m'en souvenais plus du tout (il est probable que je ne l'ai vue qu'au cinéma à sa sortie, en 2001), et l'introduction était trop rapide à mon goût. La musique n'étant non plus la plus formidable dans cette partie, le résultat était un poil mitigé. Fort heureusement, tout se rattrapa en deuxième partie, puisque j'ai été totalement prise par le film et par la musique superbe, et oubliée cette histoire de version courte.

En tout cas, le pari était réussi. N'étant absolument musicienne et/ou douée d'une oreille musicale, je ne peux qu'imaginer les difficultés à interpréter une bande-son en direct, et en plus, en étant calé avec le film ! Ce fut donc un concert magnifique, à graver dans ma mémoire, en espérant qu'ils auront la bonne idée de faire la même chose avec les deux autres films !

Compte-rendu également chez Tigger Lilly et Vert.

20 oct. 2012

Pourquoi être heureux lorsqu'on peut être normal ? de Jeanette Winterson



Auteur : Jeanette Winterson

Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?
Traduction : Céline Leroy  - Parution : Mai 2012
ISBN : 9782879298702 - Prix : 21 €

Les oranges ne sont pas les seuls fruits
Traduction : Kim Tran et Hélène Cohen - Parution : 1991
ISBN : 9782879299778 - Prix : 18 €


Ressenti

Oui, je sais, il est très étrange de faire un seul billet pour deux livres. Cependant, ces deux ouvrages-ci sont intimement liés, et il m'a paru incroyablement difficile de faire des billets séparés, sans qu'il y a ait de redites.

Tout que racontent-ils ? Et bien, le premier, Les oranges ne sont pas les seuls fruits, est un roman, l'histoire de l'enfant d'un couple incroyablement religieux, où tout est suspect, les livres, la joie, et tout ce qui ne concerne pas la Bible. L'auteur nous raconte une histoire fortement inspirée de sa propre vie, mais sous forme de fables. Il est fabuleux de constater sans cesse que l'imagination d'un enfant n'a pas de limite, et surtout, que celui-ci peut vivre un enfance correcte, malgré une mère qui estime que la Bible, la tante Marge, les romans de Charlotte Brontë, les granulés anti-limace, et la chienne, sont les amis dignes de ce nom. On nous dépeint ici une enfance hors du commun, qui est pourtant peuplée par le mysticisme de la Bible et de ce qu'elle raconte. Et aussi, le parcours d'une femme éduquée dans la stricte religion chrétienne, qui va devoir faire face à son homosexualité, à une époque où le MLF (mouvement de libération des femmes) n'en est encore qu'à ses débuts.

Le second, Pourquoi être heureux lorsqu'on peut être normal ?, est un essai, et aussi une sorte de réécriture du premier. Ici, l'auteur a choisi la forme d'un essai, pour nous raconter sa vie, sans fiction cette fois. Elle nous parle de son enfance de fille adoptée, avec une mère très religieuse, incapable de s'apprécier, et surtout, son combat qui dure depuis l'enfance pour s'affranchir. A chaque page ou presque, un nouvel duel mère/fille, un nouvel affrontement pour faire ce que l'auteur souhaite, pour se libérer du carcan des années 60, de la religion, et des préjugés, car oui, Jeanette Winterson est tout aussi lesbienne que son double de fiction.  C'est une magnifique réflexion sur la place des femmes, de la part d'une féministe célèbre en Angleterre, qui a écrit de nombreuses choses sur le sujet.

En bref, ces deux livres sont fabuleux et se complètent de par leur nature. A lire pour tous ceux et celles qui s'intéressent au féminisme, et au personnage exceptionnel que constitue l'auteur.


A propos de l'auteur

Née en Angleterre en 1959, Jeanette Winterson a connu le succès dès la parution de son premier roman, Les oranges ne sont pas les seuls fruits (réédité aux Editions de l'Olivier en 2012). Couronnée de prix, elle devient une figure du mouvement féministe. Ses romans baroques, ses essais, notamment sur l'identité sexuelle (Le Sexe des cerises ou Powerbook), ont imposé sa voix singulière dans la littérature britannique.

21 sept. 2012

Feuilles de Juin/Juillet



Books


  • Les enfants de poussière, de Craig Johnson : Vous serez certainement d'accord avec moi, en général, quand on cause polar, on attend suspens et rythme effroyable. Et bien, vous ne trouverez pas ça ici, bien qu'étant d'un roman policier de qualité. Nous sommes dans le Wyoming, où l'enquête démarre par la découverte d'un cadavre, et d'un indien blessé. C'est un roman d'un calme dangereux, au rythme de son pays, et très riche. Polar à découvrir pour ceux et celles qui veulent sortir des chemins battus du genre !
  • Alex, de Pierre Lemaître : Une copine (que vous pouvez aller visiter ici) me jurait que cet auteur était fabuleux. Et puisque son dernier-né venait de sortir en poche, l'occasion était idéale pour tenter ma chance. L'originalité de livre-ci, c'est que l'on suit une femme, dont on ne sait pas trop qui est elle, dans son délire. Elle est blessée, kidnappée, et paraît tout simplement insaisissable. L'enquête de police ? Nous la suivrons également de loin, par le biais du commissaire Verhoeven, lancé à sa poursuite. Difficile d'en dire plus sur ce polar sans spoilers, mais une chose est sûre, vous ne sortirez pas de cette lecture indemne !
  • Robe de mariée, de Pierre Lemaître : Le premier essai était concluant, autant en profiter pour découvrir un autre de ses romans. Cette fois-ci, on part dans l'antre de la folie, en suivant Sophie, qui sombre lentement mais sûrement dans la démence. On suit son parcours, essayant de comprendre le pourquoi des choses, et il faut le dire, voir ça est du genre à vous donner des frissons. Le seul bémol, c'est que j'ai malencontreusement trouvé la solution bien trop vite. Intrigue pas assez complexe ? Elle le paraît pourtant. Rencontre moins concluante donc, mais l'auteur reste à surveiller avec des polars aussi effrayants !
  • Maus, de Spiegelman : Cette BD est considérée comme excellente, il m'a paru essentiel d'aller y jeter un coup d'oeil. On y parle seconde guerre mondiale, déportation, juifs, et histoire personnelle. L'une des choses très appréciables à mon goût, ce sont ces sortes de petits intermèdes qui nous ramènent au présent, importants à mes yeux pour que ce ne soit pas trop lourd. L'histoire en elle-même n'est pas réellement originale étant donné son thème principal, mais est marquante tout de même, puisque ici, c'est aussi l'histoire d'une famille qui tente de survivre comme elle peut. Magnifique bande dessinée.
  • Volte-face, de Michael Connelly : Encore un polar, et oui. Mais ce coup-ci, nous sommes déjà au procès, et ce n'est pas vraiment une enquête qu'on trouvera ici, mais plutôt l'histoire du procès, presque un mode d'emploi pour le gagner. Intéressant donc, mais à réserver à ceux que le droit américain attire !
  • Les faucheurs sont des anges, d'Alden Bell : Chronique là.
  • Les vaches de Staline, de Sofi Oksanen : C'est ici le premier roman de l'auteur, qui nous parle d'Anna, anorexique des années 70, et de sa mère. Toutes deux ont quitté leur pays, l'Estonie, pour vivre en Finlande, en reniant leurs origines. On retrace ici leur passé, leur vie loin d'être évidente, pour s'adapter à un nouveau pays où surtout, elles ne doivent pas être estoniennes. A travers Anna, on aborde aussi le sujet peu évident des troubles alimentaires, et de ce qui peut les causer. Magnifique.
  • Fuck America, d'Edgar Hilsenrath : Nous sommes dans les années 50, et nous suivons Jacok Bronsky, un juif qui a émigré aux Etats-Unis, mais après la guerre. Seulement voilà, notre ami est amer, ne pense qu'à écrire un best-seller et au sexe, et le rêve américain, il est bien loin de le comprendre. Il nous trace un portrait peu commun des Etat-Unis, et peu reluisant il faut bien l'avouer. Mais au moins, on est bien loin de l'Amérique bien pensante, et on peut la voir à travers le regard d'un homme qui a espéré, qui a cru que les USA les sauveraient, et qui découvre tout autre chose à l'arrivée.

16 sept. 2012

Les faucheurs sont des anges, d'Alden Bell



Auteur : Alden Bell - Traducteur : Tristan Lathière
Editeur : Bragelonne - Parution : Avril 2012
ISBN : 9782352945598 - Prix : 18 €


Ressenti

Les zombies sont à la mode, malheureusement pour eux, ils ne m'attirent pas spécifiquement. Heureusement pour ce livre-ci, sa couverture est tout simplement superbe et m'a donné envie de me laisser tenter, sans en attendre grand chose.

Le personnage principal, Temple, est une adolescente, qui ne connait qu'un seul monde, le sien, où les zombies existent et vivent. Elle parcourt les Etats-Unis, seule, et se bat pour sa survie dans un univers devenu impitoyable. Des univers comme celui-ci, on connait, et si le roman n'était que cela, on s'en demanderait bien l'intérêt.

Seulement, le personnage de Temple est très bien travaillé. elle souffre, tente de s'intégrer dans les communautés qui ont survécu, regrette de devoir tuer, et finalement, a une maturité bien au-dessus de son âge. Nous la suivrons ainsi dans son périple désespéré tout au long du roman, croisant au passage une ribambelle de personnages tout aussi intéressants qu'elle.

Un autre roman banal sur les zombies ? Plus un livre qui s'attarde sur la psychologie, sur ce que pourrait devenir la société après ça. Ajoutez à ça une très belle écriture, et voilà le résultat.


A propos de l'auteur

Alden Bell est le pseudonyme de Joshua Gaylord. Il a enseigné l'anglais pendant dix ans à Upper East Side prep school. Depuis 2002, il a également été professeur de littérature à The New School (« La Nouvelle École »), une célèbre université privée de la ville de New York. Il vit à New York avec sa femme, l'écrivain Megan Abbott.

5 sept. 2012

Jusqu'au coeur du soleil, de David Brin



Auteur : David Brin - Traductrice : Françoise Maillet
Editeur : Gallimard - Parution : 2008 (poche)
ISBN : 9782070344130 - Prix : 8.60 €


Ressenti

Vous ai-je déjà parlé de David Brin, et de mon admiration pour cet auteur ? A l'adolescence, j'ai lu le seul livre de lui encore disponible en neuf autre que le cycle de l'Elévation, à savoir "La jeune fille et les clones", ouvrage qui m'a beaucoup marqué à l'époque. Voilà pourquoi en découvrant cette trilogie, je n'ai pas pu faire autrement que de décider de tenter l'expérience !

Nous sommes dans le futur, dans une société où l'humanité a pris contact avec les Galactiques, ensemble de races extraterrestres. La particularité de cet univers ? Chaque race a été élevée à la sapience par une autre plus ancienne, sauf la race humaine, dont les patrons sont introuvables. Or, on découvre dans le soleil de la Terre une forme de vie, serait-ce eux ? En tout cas, une expédition est décidée pour en savoir plus.

Dans cet univers, la race humaine a élevée à la sapience les singes et les dauphins, et nous aurons donc dans ce tome-ci un chimpanzé scientifique. Imaginer une telle chose est passionnante, même si dans le premier tome de cette trilogie, nous allons plutôt nous concentrer sur la quête de ces êtres qui peuplent le soleil, tenter de communiquer avec eux, et de comprendre qui ils sont.

Ma lecture de ce roman date déjà de quelques mois, et j'avoue honteusement que les détails sont estompés, cependant, je vous le dis à vous lecteurs qui n'aimaient pas les sciences, ne vous laissez pas décourager ! En effet, l'auteur est un astrophysicien, et explique en conséquence le phénomène des tâches solaires, et bien d'autres choses sur cet astre fascinant.

Pour terminer, je dirais que ce premier tome est agréable à lire, même passionnant, mais peut-être pas le meilleur pour aborder ce cycle et l'auteur.


A propos de l'auteur

Né en 1950 en Californie, David Brin, éminent astrophysicien, a commencé à écrire en 1980. Ecrivain engagé, il a pris position sur des sujets aussi divers que le clonage ou le nucléaire. Son œuvre a été récompensée par les prix les plus prestigieux.

Marée stellaire, de David Brin


Auteur : David Brin - Traducteur : Gérard Lebec
Editeur : Gallimard - Parution : 2008 (poche)
ISBN : 9782070348541 - Prix : 9.10 €


Ressenti

Volume deux du cycle de l'Elevation, on ne sait pas exactement combien de temps se sont écoulés depuis le premier tome, mais ça n'a pas vraiment d'importance, puisque de toute manière, nous ne retrouverons pas les mêmes personnages.

Ici, nous sommes dans un vaisseau commandé par des dauphins, où il n'y a que très peu d'humains à bord. Seulement voilà, le Streaker est malencontreusement tombé sur une relique très importante de l'espace, et se retrouve avec les Galactiques à ses trousses, prêts à déclencher une guerre. Voilà comment l'équipage se retrouve sur la planète Kithrup, couverte d'eau.

Ce roman-ci est très différent du premier, en premier lieu à cause des personnages. En effet, il est plus facile de s'attacher à eux, de les comprendre, même si une partie est constituée de dauphins. Je trouve également passionnant de voir des créatures ayant accédé à la conscience il y a peu, leur manière de fonctionner, et quelque part, leur dépendance aux humains qui est bien décrite ici.

Petit bémol cependant, la fin qui n'en est pas vraiment une, puisqu'on ne saura pas le fin mot de l'histoire. Tant pis pour nous ! (cependant, il semble qu'on puisse trouver une suite dans un autre cycle de l'auteur)



A propos de l'auteur

Né en 1950 en Californie, David Brin, éminent astrophysicien, a commencé à écrire en 1980. Ecrivain engagé, il a pris position sur des sujets aussi divers que le clonage ou le nucléaire. Son œuvre a été récompensée par les prix les plus prestigieux.


Elevation, de David Brin




Auteur : David Brin - Traducteur : Jean-Pierre Pugi
Editeur : Gallimard - Parution : 2006 (poche)
ISBN : 9782070307548 - Prix : 10,90 €


Ressenti

Histoire de vous conforter dans votre impression, oui, c'est bien le tome 3 de l'élévation, et non, il ne suit pas réellement les autres tomes. Ce coup-ci, nous sommes sur Garth, entourés par des humains et des néo-chimpanzés, ainsi que d'autres espèces extraterrestres. Les humains avec leurs clients sont chargés de restaurer l'écologie de la planète Garth, sauf qu'une race extraterrestre a décidé d'entrer en guerre avec eux, c'est pas de chance.

Ce tome-ci est divisé assez étrangement, puisque nous allons suivre Robert Oneagle, humain, Athaclena, Tymbrini, et Fiben, chimpanzé, chargés de la résistance sur Garth. Et chose intéressante, nous aurons aussi le point de vue des attaquants, les Gubrus.

L'autre différence, c'est qu'on a ici une véritable histoire d'amour qui se dessine à travers l'intrigue, et qui est ma foi intéressante à suivre. On découvre des nouvelles races extraterrestres, et c'est aussi l'occasion unique de comprendre un peu mieux le processus de l'Elevation. Attention, il vaut mieux aimer un minimum les sciences, mais pour ma part, c'est passionnant d'imaginer une société pareille.

Le défaut dans tout ça ? C'est qu'il est assez difficile de comprendre vraiment pourquoi c'est une trilogie. On change à chaque tome de personnages, l'intrigue principale n'est jamais la même, et il n'y a vraiment qu'entre les tomes deux et trois qu'on voit la trame derrière. Il s'agit plus à mon sens de romans situés dans le même univers, et chronologiquement proches.

Conclusion ? Le monde créé par David Brin me fascine personnellement, et puisqu'il semblerait que le reste de sa production (à l'exclusion de "La jeune fille et les clones), n'est hélas plus disponible en neuf, mais ça ne m'empêchera de continuer à explorer son univers !



A propos de l'auteur

Né en 1950 en Californie, David Brin, éminent astrophysicien, a commencé à écrire en 1980. Ecrivain engagé, il a pris position sur des sujets aussi divers que le clonage ou le nucléaire. Son œuvre a été récompensée par les prix les plus prestigieux.

12 juil. 2012

Druide, d'Oliver Peru



Auteur : Oliver Peru
Editeur : Eclipse - Parution : 2010
ISBN : 9782362700224 - Prix : 17.30 €


A propos de l'auteur

Auteur aux multiples facettes, Olivier Peru explore en mots ou en images l'art de conter des histoires. Illustrateur, scénariste et dessinateur de BD, il a signé plusieurs séries aux Editions Soleil (Zombies, Nosferatu, Assassin...) et se consacre depuis quelques années à l'écriture de romans (Druide, Les Hauts Conteurs) et de scénarios pour le cinéma et la télévision.


Quatrième de couverture

Les druides règnent sur une forêt primordiale et sacrée sise au coeur du monde. Détenteurs d'une sagesse millénaire, ils sont les gardiens du Pacte Ancien, dont le respect garantit la paix entre les peuples. Mais un crime de sang d'une violence inouïe met en péril le fragile échiquier politique des royaumes du Nord. Le druide Obrigan, aidé de ses deux apprentis, ne dispose que de vingt et un jours, pas un de plus, pour élucider les circonstances du drame, faute de quoi une guerre totale éclatera.


Ressenti

En tant que bretonne qui aime bien le côté celte, parlez-moi de druides, et vous obtiendrez certainement mon attention. La vision que nous en offre l'auteur est intéressante, dégageant une sorte de sérénité à mon sens, qui ne durera que quelques pages, avant que l'horreur tombe sur les personnages.

Et d'un seul coup, on bascule avec eux dans ce monde intéressant et dur, où la guerre est prête à se déclencher au moindre écart, et où on ne sait pas ce qui se passe. Le lecteur se lie facilement aux personnages, peut-être même plus aux deux apprentis, dont on comprend à merveille la position par moments.

L'intrigue quand à elle, m'a paru un peu simpliste au premier abord, mais elle est finalement plus complexe, et assez intéressante.

Mes excuses pour ce petit article, trop attendu pour faire le faire :/

4 juil. 2012

Damia, d'Anne McCaffrey



Auteur : Anne McCaffrey - Traductrice : Simone Hilling
Editeur : Pocket - Parution : 1993
ISBN : 9782266159395 - Prix : 7.20 €


A propos de l'auteur

Anne Inez McCaffrey (née le 1er avril 1926 et morte le 21 novembre 20111,2) est une auteure américano-irlandaise de science-fiction.
Elle a décroché de nombreux prix littéraires pour ses ouvrages, dont le prix Hugo du meilleur roman court en 1968 pour Weyr Search, qui constitue le début du premier roman publié de La Ballade de Pern, Le Vol du Dragon. L'univers de Pern a fait sa renommée internationale, mais elle a aussi écrit le cycle du Vol de Pégase, et bien d'autres choses.


Résumé

Damia, troisième enfant de la Rowane, est une petite fille difficile, Douée, qui demande beaucoup d'attentions. Et aussi celle d'Afra, ami de la Rowane, qui s'occupera de cette enfant.


Ressenti

Ce roman porte le nom de Damia, pourtant, on ne dirait pas qu'il s'agit de son histoire à elle, mais plutôt de celle d'Afra. On nous raconte son histoire, son enfance, on apprend à connaître cet enfant sage passionné d'origamis, et on s'y attache terriblement. C'est aussi l'occasion de voir la Rowane et Jeff sous un autre jour, ce qui est très intéressant.

Mais finalement, on parle aussi de cette petite Damia, enfant prodige, mais aussi exclue par ses aînés, et par une mère totalement dépassée. Plus grande, elle deviendra une adolescente arrogante, et passablement insupportable, tout comme la Rowane à son âge.

Une chose se confirme en tout cas avec ce tome-ci, Anne McCaffrey avait tendance à faire dans la facilité dans les histoires d'amour, puisqu'il est très facile de savoir ce qui se passera à force de les suivre. Mais la force de ce roman, c'est à mes yeux de découvrir l'univers qu'elle a créé par des yeux neufs, de nous faire découvrir ces deux personnages complexes, tout comme la Rowane.

Ce n'est qu'à la toute fin qu'on vire un peu plus dans le space-opéra, avec l'arrivée d'extraterrestres. Je n'en dis pas plus pour ceux et celles qui voudraient lire ce bouquin, mais une chose est sûre, je vote pour l'arrivée des seconds, c'est très classe !

En conclusion, un tome meilleur que le précédent, mais on attend toujours l'espace et nos aliens ! Lecture commune avec Yume. 


29 juin 2012

Mass Effect



(Ne m'en veuillez pas si cette chronique est un peu naze, c'est une première tentative niveau jeux vidéos)

Certain-e-s s'en sont peut-être rendus compte, depuis quelques mois, une bonne partie de mon temps est consacrée au jeu vidéo - la faute à avoir enfin un pc où on peut jouer -, et notamment par ce jeu-ci, la saga Mass Effect, éditée par Bioware.

Nous sommes en 2183, 35 ans après la découverte de l'effet cosmodésique, permettant à l'humanité de se déplacer à une vitesse supérieure à celle de la lumière. On incarne ici le commandant Shepard, soldat de l'Alliance, choisi pour devenir le premier Spectre humain, l'unité d'agents d'élites au dessus, qui n'a qu'un seul maître, le Conseil de la communauté galactique.  

On peut bien sûr choisir le sexe, le nom, et l'apparence du personnage, tout comme ses origines et son passé, qui impacteront ensuite plus ou moins le jeu. Il faudra ensuite sélectionner une classe. Deux spécialisations sont possibles, à savoir la biotique, capacités psychiques, et l'ingénieur. Les classes sont un mélange de ces deux spécialisations à plusieurs niveaux. Shepard sera ensuite amené à commander un vaisseau spatial, le Normandy, et son équipage, pour des missions.

Où est-donc l'intérêt de ce jeu me direz-vous ? Tout d'abord, sachez qu'il s'agit d'un rpg, et donc, que chacun de vos choix influe dans une certaine mesure l'intrigue principale. Vous pouvez choisir d'avoir un personnage diplomate, qui privilégie la négociation, ou un personnage pragmatique, qui ne parle que par les armes. Selon votre orientation (qui peut bien sûr être entre les deux), les autres personnages agiront différemment envers vous, et plusieurs choix vous seront proposés au fil du jeu.

Un autre aspect fascinant du jeu, les relations sociales. Votre personnage principal peut choisir d'avoir une romance avec un coéquipier, flirter avec d'autres, avoir droit à une crise de jalousie, et autres réjouissances. Le jeu autorise également les relations homosexuelles avec certains pnjs. 

On ne le voit pas beaucoup sur la couverture, mais les graphismes sont assez beaux, et le jeu est fluide même si je n'ai pas une machine de guerre en guise de pc.

Le petit bémol de ce jeu, serait peut-être le système de combat. Il paraît très simple au premier abord - on a des armes à feu ou équivalents et/ou pouvoirs biotiques - mais ne l'est pas du tout en réalité. Chaque arme est personnalisable, on peut choisir le type de munitions que l'on veut (certaines sont redoutables sur les synthétiques, d'autres sur les êtres de chairs), et leur rajouter des caractéristiques, comme un viseur, ou un compensateur de chaleur. Tout ça fait certes un système de combat très perfectionné, mais pas évident à aborder pour les novices, avouons-le. Cependant, une fois apprivoisé, le système est génial pour perfectionner les armes et armures des personnages.

Le scénario du jeu est également bien ficelé, et c'est agréable, d'autant plus que Mass Effect étant le premier volet d'une trilogie, vous pouvez importer votre Shepard pour la suite ! Les choix que vous aurez effectués influeront donc les opus suivants, intéressant, n'est-ce pas ?

Sur ce, je vous laisse avec la bande-annonce du jeu.





10 juin 2012

Imaginales, compte-rendu.


Alors pour commencer, pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas, les Imaginales, c'est un festival de fantasy se déroulant à Epinal, sur 4 jours. Voilà pour les présentations, le festival, lecteur, lecteur, le festival.

Cette année, j'y étais du vendredi au dimanche matin, en compagnie dOlya et Vert, colocataires de chambre d'hôtel. C'était l'occasion de rencontrer tout un tas d'auteurs (connus ou pas), d'assister à plein de conférences, et de faire de belles rencontres.


Magic Mirror 2

J'ai donc pu assister à plusieurs conférences, notamment celle sur les assassins et sur les héroïsmes et idéaux. En fin de journée le vendredi, il y eut aussi une rencontre passionnante avec Elisabeth Vonarburg. 

Rencontre avec Snow et Lynnae, puis avec Toirtoise et Gallou, puis Lhisbei et M. Lhisbei le vendredi s'acheva sur un restau, parce qu'il faut bien manger et causer avec tout le monde !



Magic Mirror 1

Le samedi fut lui aussi rempli de conférences et de rencontres variées, notamment avec Mercedes Lackey qui s'est avérée très sympathique ! On a aussi retrouvé Tigger Lilly et Endea et plus tard avec son +1 Julien avec grand plaisir ! Enfin, les Imaginales se sont achevées pour moi avec un dîner de blogueurs, où il y avait foule !


La preuve en images avec ce magnifique plan de table

Côté bouquins, voilà le résultat :

- A comme Association d'Eric L'Homme (parce qu'à force d'en entendre parler... ^^)
- Intégrale 1 Néphilim de Fabien Clavel (parce que, Néphilim, quoi. Souvenirs de jdr, souvenirs.)
- Transparence d'Ayerdhal (parce que le môssieur en parlait très bien pendant la conférence sur les assassins)
- Les enchantements d'Ambremer de Pierre Pevel (parce qu'on arrête pas de me dire que c'est super)
- Comme un automate dément de Laurent Queyssi (parce que le môssieur au stand ActuSF me l'a bien vendu)
- Reines et dragons (parce que c'est quand même l'antho du festival)
- Foundation, Mercedes Lackey (parce que bouquin à moi oublié [=cerveau de merde])

Le tout dédicacé, tant qu'à faire, malgré le fait qu'arriver à avoir le bouquin ET l'auteur sous la main au même  moment est parfois difficile xD


Personnellement, il me semble avoir été plutôt raisonnable *siffle* En tout cas, rendez-vous l'an prochain, en espérant pouvoir y retourner !

Vous retrouverez les comptes-rendus d'autres blogueurs par là :

31 mai 2012

Feuilles de mai 2012



Books

  • Désaccords imparfaits, de Jonathan Coe : Recueil de trois nouvelles, ce fut là ma première rencontre avec l'auteur, et un franc succès. On y parle fantômes, films, et une petite part d'auto-biographie, et c'est très sympathique !
  • Les anges de New York, de James Ellory : Un polar, qui nous parle d'une unité spécial de New York. Entre un enquêteur perdu à la recherche de son passé, et une intrigue complexe, on est très vite absorbé par ce roman très intéressant.
  • Miséricorde, de Jussi Adler-Olson : Un premier roman, encore un polar, où on aura droit à un enquêteur chargé des affaires classés, avec un assistant syrien quelque peu particulier. On y suit une fabuleuse histoire du passé, celle d'une jeune femme portée disparue des années plus tôt. Le suspens sera au rendez-vous !
  • Profanation, de Jussi Adler-Olson : Et on retrouve notre petite équipe, pour une enquête dans le milieu de la haute société danoise. Un plaisir de retrouver ces personnages, agrémentés d'une secrétaire grinçante, pour une enquête palpipante.
  • Fuck America, d'Edgar Hilsenrath : Jakob Bronsky débarque aux USA, après vécu dans les ghettos juifs pendant la seconde guerre mondiale. Son objectif ? Ecrire son roman best-seller. Son obsession ? Le sexe. Un roman qui décape et qui nous donne une tout autre image de l'Amérique des années 50....
  •  Hunger Games (trilogie), de Suzanne Collins : Le premier tome est bien prenant, le second ressemble trop au premier, et le troisième est sympathique, avec un capital émotions important. La trilogie est intéressant mais pas exceptionnelle.
  • Purge, de Sofi Oksanen : Nous voilà en Estonie, entre deux femmes, l'une jeune, et l'autre vieille, qui se rencontrent, et qui ont une histoire en commun. A travers elles, on peut voir une partie de l'histoire de l'Estonie communiste d'après la guerre, jusqu'à l'effondrement de l'union soviétique en 1992. Passionnant roman sur l'Europe de l'Est.
  • Top Killer, de Jon Osborne : THE crime parfait, voilà à quoi rêve Nathan, tueur en série, actuellement occupé à reproduire scrupuleusement des meurtres de tueurs célèbres. On retrace avec lui leurs histoires, tandis que Dana mène l'enquête. Un polar dans les monde des tueurs en série, qui fiche vraiment la trouille, pour le coup.
  • Lointain souvenir de la peau, de Russell Banks : Chronique ici
  • Le galop d'essai, d'Anne McCaffrey : Chronique ici
  • Le bond vers l'infini, d'Anne McCaffrey : Chronique ici
  • La Rowane, d'Anne McCaffrey : Chronique ici
  • Le maître du haut-château, de Philip K. Dick : Chronique ici


Films

  • De Rouilles et d'Os, de Jacques Audiard : Ce film avait pas mal d'éléments pour me plaire, comme la présence de Marion Cotillard, le thème de la mer, mais le courant n'est pas passé. L'histoire en elle-même est assez intéressante, et les mondes de la boxe et de la mer m'ont bien plu. Où est donc le souci me direz-vous ? Il est avec Ali, joué par Matthias Schoenaerts. Je ne doute pas que le personnage soit bien joué, mais l'ennui est que ce personnage, l'un des principaux, m'a été totalement insupportable pendant une partie du film. Dommage !
  • Sur la route, de Walter Salles : Le livre est dans ma PAL et n'attend que d'être lu, en attendant, il me semblait que ça ne serait pas trop gênant pour voir le film. Celui-ci est sympathique, j'aime beaucoup ces ambiances qui ressemblent à d'autres films du même style, cependant Sur la route pêche par son rythme. Si à certains moments on est totalement pris dans l'histoire, à d'autres, on s'ennuie. Peut-être aurait-il fallu lire le roman pour vraiment comprendre le film et son rythme si étrange ? Allez savoir.
  • Dark Shadows, de Tim Burton : Difficile d'échapper au dernier-né de Tim Burton ! Celui-ci est très agréable à voir, même n'ayant vu que peu de films de lui je ne peux pas comparer avec les anciens, l'ambiance et les personnages sont burlesques à souhait, et on passe un bon moment avec Barnabas et sa famille ! Mention spéciale à Michelle Pfeiffer, parfaite dans son rôle de méchante sorcière sexy.
  • A moi seule, de Frédéric Videau : Un film sur une enfant enlevée, voilà qui n'est pas facile à faire et à regarder. C'est assez terrifiant d'essayer de comprendre ce qui se passe dans la tête du kidnappeur, et de la petite fille gardée en otage. C'est aussi terrible de voir cette enfant devenue adolescente tenter désespérément de retrouver un équilibre... Magnifique film.

28 mai 2012

La Rowane, d'Anne McCaffrey


Auteur : Anne McCaffrey - Traductrice : Simone Hilling
Editeur : Pocket - Parution : 2006
ISBN : 9782266159340 - Prix : 6.70 €



A propos de l'auteur

Anne Inez McCaffrey (née le 1er avril 1926 et morte le 21 novembre 20111,2) est une auteure américano-irlandaise de science-fiction.
Elle a décroché de nombreux prix littéraires pour ses ouvrages, dont le prix Hugo du meilleur roman court en 1968 pour Weyr Search, qui constitue le début du premier roman publié de La Ballade de Pern, Le Vol du Dragon. L'univers de Pern a fait sa renommée internationale, mais elle a aussi écrit le cycle du Vol de Pégase, et bien d'autres choses.


Résumé

Toute petite, la Rowane avait déjà le Don. Mais pour que l'on s'en rende, il a fallu un accident terrible, qui la laissera orpheline. A la suite de ça, elle va être formée pour devenir une Meta, soit le plus haut niveau des Doués, chargés des transports dans l'espace grâce à leurs Tours...


Ressenti

Ce roman-ci est une relecture, puisqu'il m'est passé de nombreuses fois entre les mains adolescentes. C'est une lecture que j'ai choisi de faire en commun, avec Yume, à l'occasion du challenge Anne McCaffrey organisé par le Traqueur Stellaire.

Dès le départ, on ne peut qu'avoir pitié de cette petite fille, qui, à l'âge de trois ans, vient de perdre sa famille. Toute une première partie est consacrée à son enfance puis à son adolescente de fille solitaire, écartée des autres car surdouée. C'est une partie qui est centrée sur elle, mais qui ne fera pas de mal au lecteur, puisqu'entre ce tome-ci et le tome précédent, il y a eu cinq générations. En tout ce temps, les Doués ont eu le temps de changer, la preuve en est ici qu'on les retrouve à présent dans des "Tours", installant permettant aux Metas, dotés du même don que Peter dans le tome précédent, de transporter objets, voyageurs, et vaisseaux spatiaux dans l'espace.

C'est certes passionnant, mais ça donne aussi une foule d'informations à gérer. A côté de ça, la Rowane est terriblement attachante, même si très agaçante devenue adulte, on la comprend en voyant son mentor, Siglen.

La deuxième partie du roman est consacrée en grande partie à la rencontre avec Déneb, qui va changer sa vie... C'est aussi le gros point noir du roman, puisque pour le coup, l'histoire d'amour est très fleur bleue, et même bâclée à mon sens. Heureusement pour nous, le roman passe ensuite un côté plus space opera, avec notamment l'arrivée d'aliens agressifs, et le voyage spatial. On découvre ainsi les progrès de l'espèce humaine à ce niveau-là, et c'est très intéressant.

Pour conclure, ce tome serait presque parfait sans la romance bâclée qui y a été mise. Dommage !




Le bond vers l'infini, d'Anne McCaffrey



Auteur : Anne McCaffrey - Traductrice : Simone Hilling
Editeur : Pocket - Parution : 2006
ISBN :9782266159333 - Prix : 7.60 €


A propos de l'auteur

Anne Inez McCaffrey (née le 1er avril 1926 et morte le 21 novembre 2011) est une auteure américano-irlandaise de science-fiction.
Elle a décroché de nombreux prix littéraires pour ses ouvrages, dont le prix Hugo du meilleur roman court en 1968 pour Weyr Search, qui constitue le début du premier roman publié de La Ballade de Pern, Le Vol du Dragon. L'univers de Pern a fait sa renommée internationale, mais elle a aussi écrit le cycle du Vol de Pégase, et bien d'autres choses.


Résumé

Henry Darrow est mort, mais son oeuvre continue après lui, notamment grâce à Rhyssa, directrice du Centre. Lentement mais sûrement, l'entrée de l'humanité dans l'espace se prépare, en même temps que de nouveaux dons font leur apparition....


Ressenti

C'était ici une première lecture, ou alors, ma lecture est si lointaine qu'elle s'en est perdue dans les limbes de ma mémoire. C'est aussi une nouvelle fois une lecture que j'ai choisi de faire en commun, avec Yume, à l'occasion du challenge Anne McCaffrey organisé par le Traqueur Stellaire

La situation des Doués a clairement changé, dans le sens où ils sont passés du stade "parias" au stade "convoités", notamment pour construire une station spatiale. Et c'est là que Rhyssa entre en jeu, elle va qui devoir gérer les demandes croissantes, puisque nos Doués ont pris peu à peu de l'importance dans la société, en aidant par exemple à prévoir les catastrophes naturelles.

Cependant, le roman est ici centré sur deux personnages, Peter, adolescent paralysé qui a un don télékinétique marchant à l'électricité, et Tyrla, une adolescente des quartiers pauvres, qui apprend à des vitesses incroyables les langues étrangères.

On découvre surtout ici une société surpeuplée où tout est contrôlé, et où la conquête spatiale est attendue avec impatience, d'où l'utilisation des Doués. Il est très facile de s'attacher à nos deux adolescents, d'autant plus quand on voit les intrigues autour d'eux. En bref, un second tome fantastique, et très prenant !


   

23 mai 2012

Le maître du haut-château, de Philip K Dick



Auteur : Philip K.Dick - Traducteur : Michelle Carrier
Editeur : J'ai Lu - Parution : Février 2012
ISBN :9782290035474 - Prix : 19 €


A propos de l'auteur

Philip K. Dick, qui est devenu l'auteur culte de tous les amateurs de science-fiction, publia sa première nouvelle en 1952. Elle fut traduite deux ans plus tard en France, pays qui le reconnut rapidement alors que les Etats-Unis le boudaient. Doté d'une personnalité complexe, multiforme, excentrique et mystique, il a publié 36 romans et cinq recueils de nouvelles. K.Dick s'est beaucoup interrogé à travers ses livres sur les idéologies du mensonge, les faux-semblants, la vérité cachée derrière les apparences, il s'est fait l'explorateur, au travers de ses récits d'anticipation, de l'aliénation sociale. Grand gourou de tous les amateurs de récits explosés et visionnaires, il a aussi écrit quelques romans classiques qui ne furent pas publiés de son vivant.


Quatrième de couverture

En 1947 avait eu lieu la capitulation des alliés devant les forces de l'axe. Cependant que Hitler avait imposé la tyrannie nazie â l'est des Etats-Unis, l'ouest avait été attribué aux japonais.
Quelques années plus tard la vie avait repris son cours normal dans la zone occupée par les nippons. Ils avaient apporté avec eux l'usage du Yi-King, le livre des transformations du célèbre oracle chinoisa dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Pourtant, dans cette nouvelle civilisation une rumeur étrange vint â circuler. Un homme vivant dans un haut château, un écrivain de science-fiction, aurait écrit un ouvrage racontant la victoire des alliés en 1945...


Ressenti

Ce n'était pas le premier Dick que je lisais, mais en revanche ma première lecture de ce roman, donc, à mon grand regret, je suis dans l'incapacité d'aider quand à savoir si la nouvelle traduction est appréciable ou pas. En tout cas, je peux déjà vous dire que le style un peu ancien ne m'a pas gênée dans ma lecture.

L'idée de base est en tout cas très intéressante, et j'ai adoré voir les Etats-Unis soumis aux nazis, surtout en gardant notre monde actuel à l'esprit. L'équilibre des forces est sympa avec le Japon, et toute leur culture importée en conséquence.

L'ennui sera ici que l'on suit des personnages qui semblent n'avoir que peu de liens entre eux, tels un commercial japonais, un agent secret allemand sous couverture, ainsi qu'un ouvrier reconverti bijoutier et son ex-femme. Heureusement, nous avons deux livres au centre du livre, le Yi-King, sorte d'oracle oriental qui détermine leurs actions, et La sauterelle, interdit puisque racontant la victoire des Alliés.

Bizarrement, les trois-quarts du récit m'ont happée dans l'histoire sans souci, d'autant plus que la Seconde Guerre Mondiale m'intéresse beaucoup. Cependant, la fin n'est pas évidente à comprendre, même si elle invite à tout un tas de questions, la première étant "dans quelle réalité sommes-nous ?"

12 mai 2012

Lointain souvenir de la peau, de Russell Banks



Auteur : Russell Banks - Traducteur : Pierre Furlan
Editeur : Actes Sud - Parution : Mars 2012
ISBN : 9782330005207 - Prix : 24.20 €


A propos de l'auteur

Né en 1940, Russell Banks, sans conteste l'un des écrivains majeurs de sa génération, est président du Parlement inter-national des écrivains et membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters. Son oeuvre, traduite dans une vingtaine de langues et publiée en France par Actes Sud, a obtenu de nombreuses distinctions internationales. Il vit dans l'Etat de New York.


Quatrième de couverture


A l'instar de ses pareils, hommes de tous âges et de toutes conditions que leur addiction au sexe a conduits devant les tribunaux puis relégués loin des "zones sensibles", le Kid, vingt et un ans, bracelet électronique à la cheville, a pour quartier général le viaduc Claybourne qui relie le centre-ville de Calusa, Floride, à son luxueux front de mer. Depuis toujours livré à lui-même, n'ayant pour ami qu'un iguane offert par une mère passablement nymphomane, le Kid s'est enivré de sexe virtuel jusqu'au jour où sa naïveté l'a jeté dans un des pièges où la police épingle les putatifs délinquants sexuels.


Ressenti

Vous ai-je déjà parlé de l'écriture magnifique de Russell Banks ? Non ? Dans ce cas, je ne peux que vous dire que cet écrivain a un style superbe, qui se laisse lire sans aucun souci, surtout pour un roman aussi riche que celui-ci.

Ici, on parle du Kid, jeune homme condamné pour délit sexuel. Un sujet dont on parle au final assez peu, excepté dans les médias, et encore du point de vue du criminel. L'auteur nous montre la vie de ce délinquant condamné à vivre sous un pont, à cause de son bracelet électronique, à ne plus pouvoir avoir une vie "normale".

Bien sûr, vous me direz que tout dépend du délit, et moi la première. Cependant, aux USA, le port d'un bracelet électronique entraîne bien plus de conséquences qu'on ne pourrait le croire. Interdiction de vivre aux alentours d'écoles, de bâtiments pouvant abriter des enfants, et interdiction de vivre en dehors de la ville aussi.

Russell Banks nous dresse un portrait touchant de ces criminels que tout un chacun déteste lorsqu'on en entend parler dans la presse, mais que se passerait-il si un proche, ou vous-même, était condamné pour un délit sexuel mineur ? Il réussit à mon sens ici le challenge de traiter ce sujet très difficile et sensible des délinquants sexuels.

1 mai 2012

La mort d'un clone, de Pierre Bordage



Auteur : Pierre Bordage
Editeur : Au Diable Vauvert - Parution : Janvier 2012
ISBN :9782846264099 - Prix : 19 €


A propos de l'auteur

Né en 1955 en Vendée, Pierre Bordage est lauréat du Grand prix de l’imaginaire pour Les Guerriers du silence (L’Atalante) aujourd’hui adapté en bande dessinée, du Prix Tour Eiffel pour Wang (L’Atalante), du Prix Inter Comités d’Entreprise 2008 et du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2009 pour Porteurs d’âmes. Riche d’un imaginaire trempé dans les mythologies, c’est un visionnaire et un conteur hors pair. Auteur populaire plébiscité par les lecteurs avec plus d’un million de livres vendus, son inspiration l’a conduit de la science-fiction à la fantasy, ou de l’anticipation au polar. Avec Mort d’un clone, écrit au début du nouveau millénaire et qu’il avait gardé inédit, il concrétisait son désir de mettre en scène le monde d’aujourd’hui. Comme il l’avait fait pour Les Fables de l’Humpur, sa plume épouse époque et personnages, et montre une étendue stylistique qu’on ne lui connaissait pas encore : décapant et digne des meilleurs satiristes !


Résumé

Fin du XXème siècle, on nous raconte la vie de Martial Bonneteau, employé aigri d'une quarantaine d'années, marié à une femme qu'il n'arrive pas à satisfaire et qu'il n'aime pas, père de deux fils tristes et d'une fille en quête d'elle-même. Jusqu'au jour où sa vie bien réglée se dérègle.


Ressenti

D'ordinaire, j'apprécie les romans de Pierre Bordage, et celui-ci me paraissait intéressant à sa sortie. Manque de chance, je n'ai pas du tout été convaincue par ce livre-ci.

Les personnages sont assez détestables tous autant que les autres, à commencer par le personnage principal, qui ne se prend absolument pas en main. C'est tout de même assez intéressant de voir comment Martial va tenter de se sortir de cette routine où il se trouve piégé.

On comprend bien la volonté de critique de l'auteur, mais ça n'a pas accroché avec moi.

Virginia et Vita, de Christine Orban



Auteur : Christine Orban
Editeur : Albin Michel - Parution : Janvier 2012
ISBN : 9782226238450 - Prix : 17,25 €




A propos de l'auteur

Christine Orban a publié avec succès presque tous ses ouvrages aux éditions Albin Michel dont Le pays de l'absence, paru en janvier 2011.Il y a vingt ans elle publiait sous le nom de Christine Duhon et sous le titre Une année amoureuse de Virginia Woolf, ce roman qu'elle a revu intégralement.


Quatrième de couverture

En 1927, Virginia Woolf et son mari éditeur Léonard vivent à Monk's House dans la campagne du Sussex.
Elle vient de publier "La promenade au phare" et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold. La fascination que ressent Virginia pour Vita, l'opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l'amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l'excentrique Vita qui n'a pour règle que le plaisir de l'instant.


Ressenti

Ce livre me tentait beaucoup, ne connaissant Virginia Woolf que de réputation, et ce fut donc l'occasion de la découvrir un peu plus par ce livre.

On découvre une femme tourmentée, écrivaine, mais ravagée, qui souffre de problèmes psychologiques importants, et c'est le premier élément qui peut nous frapper. Ce livre ne sera pas un roman joyeux, non, mais plutôt un ouvrage marqué du sceau de la folie.


A l'époque où l'action se déroule, Virginia Woolf a une liaison tumultueuse avec Vita Sackville-West, et entame l'écriture d'un nouveau roman, Orlando. Bien que n'ayant pas lu l'oeuvre de Virginia, il est passionnant de voir son inspiration, et surtout ce personnage impressionnant. 


Autant vous dire que ce fut un roman dévoré avec plaisir, et qui ne me donne plus qu'une envie, découvrir un peu les romans de l'héroïne.


20 avr. 2012

Le galop d'essai, d'Anne McCaffrey



Auteur : Anne McCaffrey - Traductrice : Simone Hilling
Editeur : Pocket - Parution : 2000
ISBN : 9782266107396 - Prix : 6 € (indisponible en neuf)


A propos de l'auteur

Anne Inez McCaffrey (née le 1er avril 1926 et morte le 21 novembre 20111,2) est une auteure américano-irlandaise de science-fiction.
Elle a décroché de nombreux prix littéraires pour ses ouvrages, dont le prix Hugo du meilleur roman court en 1968 pour Weyr Search, qui constitue le début du premier roman publié de La Ballade de Pern, Le Vol du Dragon. L'univers de Pern a fait sa renommée internationale, mais elle a aussi écrit le cycle du Vol de Pégase, et bien d'autres choses.


Résumé

Henry Darrow est ce qu'on appelle communément un voyant, mais un voyant qui aura le malheur d'avoir un accident de voiture, et qui permettra de prouver sa voyance, et l'existence des dons parapsychiques....


Ressenti

C'était ma première lecture de ce roman, qui constitue le premier tome de ce que je nomme le Cycle des Doués, comprenant Le vol de Pégase, et le cycle de la Rowane. C'est une lecture que j'ai choisi de faire en commun, avec Yume, à l'occasion du challenge Anne McCaffrey organisé par le Traqueur Stellaire.

Ayant adoré adolescente le cycle des Doués, j'étais impatiente d'entamer ma lecture, et de voir si ce roman tiendrait ses promesses. Et malheur, ça n'est pas réellement ce que j'attendais. Tout d'abord, il est difficile de qualifier ce livre de "roman" à proprement parler, et pour ma part, ça ressemble plus à un recueil de nouvelles qui ont été assemblées ensuite.

En effet, ce petit livre est divisé en deux parties : la découverte des dons, puis la création d'un centre pour les Doués, par Henry Darrow. On nous raconte comment il s'est construit, les difficultés pour faire admettre les Doués dans la société, pour les faire venir au Centre, et pour les dépister également, puisque oui, quand on retrouve toujours tout ce qu'on perd, on n'imagine pas pour autant avoir un don !

C'est très intéressant à lire, puisque nos protagonistes nous parlent aussi de la protection de ces personnes extraordinaires, que ce soit sur un plan personnel ou juridique, et le fait de suivre successivement plusieurs cas (un couple de Doués, qui devra gérer leur fille douée elle-aussi), des Doués dits "sauvages" et donc sans contrôle), nous permet de voir un peu les difficultés (ou pas) que ça peut occasionner.

En clair, ça n'est pas le meilleur roman du cycle, loin de là. On est plus dans un tome introductif, et si ça n'est pas désagréable, il faut tout de même s'y attendre. Dernier petit point, je ne peux pas comparer n'ayant pas lu les livres en anglais, mais le style est assez étrange, mais peut-être est-ce simplement dû à l'âge du texte ^^



16 avr. 2012

Première édition des Feuilles



(Pour la première édition, on triche un peu, et vous aurez donc droit aux mois précédents, et à la liste des bouquins/films en attente de chroniques. N'est pas indiqué ce qui concerne le mois d'avril.)

Books

  • Crains le pire, de Linwood Barclay : Un polar, sur l'histoire d'une adolescente qui disparaît du jour au lendemain, et dont le père mène l'enquête. Ce roman aurait pu être bon, mais l'intrigue n'est pas très bien ficelée, et en conséquence, le suspens n'est pas vraiment au rendez-vous, dommage pour un roman policier !
  • Mon doudou divin, de Katarina Mazetti : J'avais adoré sa trilogie sur Linnéa, mais ce nouveau roman est une grosse déception. On ne sait pas très bien à quelle sauce l'auteur a voulu nous manger, à celle de l'humour, ou à celle d'une réflexion philosophique sur le sens de la vie, mais en tout cas, ça ne prend pas, et l'héroïne très fade n'aide absolument pas !
  • Mais qu'est-ce qu'elles veulent encore ! : Petit manifeste féministe, cet ouvrage nous présente une dizaine de fausses évidences concernant le féminisme, les démonte, et nous propose quelques mesures pour lutter. Soutenu par pas mal d'associations, ce petit livre est simple à comprendre, et offre même au lecteur la possibilité d'approfondir les sujets abordés par une bibliographie intéressante. A lire pour pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur le féminisme !
  • La maison où je suis mort autrefois, de Keigo Higashino : Un petit roman policier japonais, qui m'a laissé une étrange impression de déjà-vu, avec l'histoire d'une jeune femme triste, qui retourne dans la maison de son enfance, et qui y découvre son passé... Roman prenant, où l'on sent la marque du fantastique japonais !
  • La guerre de l'ombre, de Carina Rozenfeld : Ou le tome 2 de Doregon ! De la fantasy, et c'est tout aussi prenant que le tome 1 ! On continue à apprendre toujours plus, et à comprendre un peu mieux ce qui se passe, mais sans l'effet temporel, ce qui m'a personnellement un peu aidé !
  • La mort d'un clone, de Pierre Bordage : Chronique ici
  • Double meurtre à Borodi Lane, de Jonathan Kellerman : Du polar, encore ! Cet auteur était l'un de mes favoris adolescente, et j'ai adoré retrouver notre psychologue enquêteur, Alex Delaware, ainsi que Milo Sturgis, mais force m'est d'admettre que ce roman-ci n'est pas le meilleur ! L'enquête en elle-même est très prenante, mais il manque ce petit truc qui nous implique vraiment. Dommage !
  • Millenium, de Stieg Larsson : Article à venir sur la trilogie.
  • Virginia et Vita, de Christine Orban :  Chronique ici
  • Ainsi naissent les fantômes, de Lisa Tuttle : Article à venir
  • La mort d'un clone, de Pierre Bordage : Mon avis sur cet auteur est assez mitigé, avouons-le. Autant j'ai adoré Les Fables de l'Humpur, ou encore ses livres sur la révolution française, autant d'autres ne m'ont pas charmé. Celui-ci est entre les deux. On nous parle ici d'un homme, dans la société d'aujourd'hui, qui semble brusquement se réveiller d'un long sommeil, et prendre conscience de sa situation. Est-ce une satire sur la société ? Un livre humoristique ? Difficile à savoir. En tout cas, ce n'est pas son meilleur roman sur le sujet, et il m'aurait paru préférable de trancher entre un livre de littérature générale, et un livre d'imaginaire !

Films

  • En secret, de Mariam Keshavarz : Nous sommes en Iran, et nous suivons deux jeunes filles, Atafeh et Shirin, qui tentent de profiter comme elles peuvent de leur jeunesse, et qui s'aiment. Mais l'action se déroule à Téhéran, où la police des moeurs n'hésite pas à sévir. C'est un film qui parvient à ne pas être trop triste malgré ce qui se passe, et malgré la situation des Iraniens. Il est assez terrible d'avoir un aperçu de ce que peuvent vivre les jeunes gens là-bas.
  • J. Edgar, de Clint Eastwood : Un film de ce grand réalisateur et acteur, comment résister ? Ce film-ci retrace la vie du premier directeur du F.B.I. Est-ce un "bon" film ? Difficile à dire. Je ne saurais dire s'il est fidèle à la réalité, mais c'est assez intéressant à voir, et le côté humain de l'homme, est touchant. Dommage toutefois que les acteurs soient assez mal vieillis.
  • Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, de David Fincher : Article à venir.
  • Cheval de guerre, de Steven Spielberg : Une histoire d'amitié entre un jeune homme et un cheval, que l'on suit pendant la guerre, ça ne pouvait que m'attirer ! Malheureusement, l'intrigue reste très simpliste, et les belles scènes du film ne suffisent pas à rattraper le reste.

15 avr. 2012

Actus



Vous l'avez bien remarqué, depuis quelques mois maintenant, moins d'articles, et pourtant, mon nombre de lectures ne diminue pas pour autant, bien au contraire ! Deux raisons à cela, le manque de temps, et ensuite, l'obligation pour mon travail de lire plus de littérature dite "blanche".

Certains le savent, d'autres non, jusqu'à présent, j'ai pratiquement chroniqué toutes mes lectures depuis la création du blog, à l'exception des essais, puisque que je me vois mal donner un avis éclairé sur ces livres-là. Malheureusement, entre le boulot, et la vie quotidienne, on ne peut malheureusement pas tous les jours avoir des coups de coeur, et donc tout chroniquer. Et comme je l'ai dit souvent, le blog reste un loisir et donc un plaisir pour moi, et il n'est pas question qu'il se transforme en obligation.

Pour ces raisons, j'ai l'honneur de vous annoncer qu'à partir d'aujourd'hui, il y aura des articles dits "Feuilles du mois". Ceux-ci seront une sorte de bilan de mes lectures et visionnages de films du mois, et comprendront notamment un petit avis sur ce qui n'aura pas le droit à un article complet. Et pour inaugurer ça, vous trouverez les premières Feuilles ici !

8 avr. 2012

Chroniques du Pays des Mères, d'Elisabeth Vonarburg



Auteur : Elisabeth Vonarburg
Editeur : Alire - Parution : 2000
ISBN : 9782922145311 - Prix : 9.90 €


A propos de l'auteur

Née à la vie en 1947 (Paris, France), à la poésie en 1960, et à la science-fiction en 1964, vit à Chicoutimi (Québec) depuis1973. A enseigné la littérature et la création littéraire dans diverses universités du Québec (Chicoutimi, Rimouski, Laval). Agrégation de lettres modernes (1972, France), Ph.D. en Création littéraire (Laval,1987), écrivaine à plein temps depuis 1990, collabore à la revue Solaris depuis 1974 (directrice littéraire). Chansonnière, essayiste, animatrice radio, traductrice de nombreux romans de SF & F. Organisatrice de quatre congrès québécois Boréal de SF (Chicoutimi,1979, 1982, 1988, 1999). Présidente (1996-2000) et membre (1994-2002) de l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie-Côte-Nord. Outre l'écriture, la lecture et les musiques, aime les chats, les mauvais jeux de mots et la bonne chère.


Quatrième de couverture

Au Pays des Mères, quelque part sur une Terre dévastée du futur en train de se remettre lentement, les hommes sont très rares. Seules les Captes des Familles - les Mères - font leurs enfantes avec les Mâles. Les autres femmes doivent utiliser une forme hasardeuse d'insémination artificielle. Lisbeï et Tula ne s'en soucient pas trop : filles de la Mère de Béthély, elles grandissent ensemble, sœurs et amies. Mais Lisbeï se révèle stérile; ne pouvant être la Mère comme elle en avait rêvé, elle doit quitter Béthély, et Tula. Devenue " exploratrice ", elle accomplira un autre de ses rêves : découvrir les secrets du lointain passé du Pays des Mères. Mais certains rêves sont difficiles à vivre...


Ressenti

Tout d'abord, il est important pour de préciser que ce livre a été lu en commun en janvier, avec le Cercle d'Atuan. Pourquoi important me direz-vous ? Parce que du coup, il a fallu morceler ma lecture, et il est malheureusement à peu près certain que ça a un peu nui à ma lecture. En effet, même si ce blog est actuellement trop peu alimenté, ça ne m'empêche en rien de continuer à bouquiner encore et toujours, et ce roman nécessite à mon avis plus de concentration que je n'ai su lui donner.

Pourquoi ? A cause de sa forme. Ici, nous oscillerons entre morceaux du passé et des passages du journal intime de l'héroïne, Lisbeï. Et parfois, nous avons un premier morceau parlant de son enfance, puis, un bout de journal des années plus tard. Et avouons-le, c'est un peu perturbant, surtout lorsque l'auteur intercale en plus des lettres d'autres personnages, même si nous avons des indications chronologiques.

Une chose particulière qui me vient à l'esprit, c'est ce monde, très fouillé. On le découvre en même temps que Lisbeï, et il est riche dans son passé, dans son histoire, et c'est réellement passionnant à découvrir. C'est sans doute une des forces de ce roman, ce monde incroyable, et surtout, qu'on peut imaginer comme un bien lointain futur. Comment nos objets, nos trouvailles, nos idées, seront-elles considérées d'ici quelques siècles ou millénaires ? Seront-ils même encore connus ?

L'autre force du roman est sans l'ombre d'un doute les personnages. C'est facile de s'attacher à eux, notamment à Lisbeï dont la vie est loin d'être aussi simple qu'elle ne l'aurait dû, et on ne cesse tout au long de l'histoire de découvrir de nouvelles couches à chaque personnage.

J'en dis peu sur l'histoire, parce qu'à mon sens, c'est un livre qui doit être lu sans hésitation, et en révéler trop serait gâcher ce très beau roman. Vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Lu en commun avec : Neph , Olya, Tortoise, Yume, Zahlya, Vert.

27 mars 2012

Choose a story 2012, the end



Je sais, l'an dernier, pour la même opération, il y avait eu un second tour. Malheureusement, mon organisation actuelle est telle que partant jeudi en vacances, ce ne sera pas le cas cette année !

Un grand merci à Tigger Lilly, Vert, et Tortoise, qui ont bien se prêter au jeu, et voici la petite sélection !

- Les petits dieux
- Rencontre avec J.K Rowling
- Newt Scamander Les animaux fantastiques
- Epées et démons
- The Ghost Marriage
- Mon frère l’ombre
- Contes Myalgiques I
- Les contes de la fée verte
- Le cavalier passe
- La puissance de Carthage
- Perdido Street Station
- Noô
- Druide
- La roue du temps
- les contes de la fée verte

Il me faut malheureusement retirer La roue du temps de cette petite proposition, la faute à sa réédition avec une nouvelle traduction, qui attend encore que je décide si je la tente ou pas.

Mais qui parmi eux partiront donc dans mes bagages ? Et bien, il y aura Druide, d'Olivier Peru, en souhaitant que cette fois-ci sera la bonne, accompagné par Les contes de la fée verte de Poppy Brite, Les petits dieux de Pratchett (ça fait trop longtemps que je n'en ai pas lu un !), The Ghost Marriage, Epées et démons de Fritz Leiber, et en bonus personnel, Perdido Street Station, avant de finir par tout oublier du tome 1 !

Merci encore à vous pour vos participations !

26 mars 2012

Jésus le bon et Christ le vaurien, de Philip Pullman



Auteur : Philip Pullman - Traducteur : Jean Esch
Editeur : Gallimard - Parution : Février 2012
ISBN : 9782070131914 - Prix : 16,90 €


A propos de l'auteur

Romancier, dramaturge et scénariste britannique, Philip Pullman est né en 1946.
Après une enfance passée en Australie et au Zimbabwe, il fait des études à Oxford où il enseigne et réside aujourd'hui. Il doit une grande part de sa notoriété mondiale à l'hexalogie "A la croisée des mondes" et à ses écrits pour la jeunesse (dont la série Sally Lockhart), disponibles aux Editions Gallimard Jeunesse.


Résumé

Imaginez qu'en fait, Jésus Christ ne soit pas une personne unique, mais deux, des jumeaux. Imaginez ensuite que l'un serait le fils de Dieu, et l'autre, celui de Joseph...


Ressenti

Qui aurait cru qu'un livre sur la religion chrétienne m'attirerait ? Avouons-le, pour le coup, c'est plus le nom de Pullman, auteur de la fameuse Croisée des Mondes, qui m'a poussé à vouloir découvrir ce nouveau livre. Tout d'abord, ne faites pas comme moi, et ne vous persuadez pas à cause du titre que ce roman sera à mourir de rire.

En réalité, ça n'est pas vraiment un livre drôle. L'auteur part du principe que Jésus et Christ auraient été les deux fils de Marie, et qu'un seul serait le vrai prophète. On découvre ces deux personnages, bien différents l'un de l'autre, du point de vue de Christ, leurs rivalités de frères, et surtout, leurs conceptions bien différentes de la religion.

A travers les yeux de Christ, on ne découvre pas un Dieu aimant, non, mais un Dieu exigeant, et parfois cruel, un Dieu qui ne veut que le meilleur de ceux qui croient en lui. Bien évidemment, ça n'est pas la meilleure recette pour attirer les foules, et bâtir la religion chrétienne. Et ce que va tenter de faire comprendre un ange anonyme à Christ, que la religion vue par Jésus, ce n'est pas une religion attirante.

Ainsi, le lecteur peut voir les évangiles qui se créent petit à petit, et surtout, comparer les discours de Jésus à ce que Christ transcrit réellement, et comme le dit si bien notre ange, "il faut adapter la vérité, l'améliorer, pour faire l'Histoire".

Bien sûr, nous sommes face à une fiction. Mais on peut parfaitement se poser la question de la correction de la vérité, pour que celle-ci soit plus douce, plus acceptable, et aussi, plus attirante. C'est aussi un véritable plaisir personnel de découvrir pour une fois, un personnage chrétien qui ne considère pas Dieu comme le Dieu aimant que l'on voit si souvent, mais comme quelque chose qui veut la perfection, qui ne veut que le meilleur, qui est arrogant, et qui ne pardonne.

A découvrir si l'idée de vous tortiller l'esprit si la religion vous intéresse !