21 oct. 2011

Solution terminale, d'Anne Maro



Auteur : Anne Maro
Editeur : Champ Vallon - Parution : Septembre 2011
ISBN : 9782876735514 - Prix : 17 €


A propos de l'auteur

Anne Moro vit entre le Vercors et la Chartreuse. Solution terminale est son premier roman.


Quatrième de couverture

Pendant que le grand portail claque, il s'entend dire cette phrase étrange, pour la première fois de sa vie : "Je crois que je le hais".
"Je le hais, je le hais, je le hais" remplace peu à peu ce lancinant "Je suis en retard". Il n'a pas le temps de s'en étonner. Son esprit n'existe pas. A ce moment même, il n'est qu'un être fonctionnel au service d'un maître qui n'accepte aucun retard. Devant l'ascenseur, il glisse sur le sol fraîchement lavé, se rétablit et lit pour la millième fois, machinalement, l'écriteau : "Interdit aux moins de 70 ans".

Ressenti

Nous sommes dans une société où les "vieux" ont pris le pouvoir. Ils sont révérés par-dessus, et les jeunes sont devenus leurs esclaves, devant les servir sans l'ombre d'une hésitation, sous peine de terribles sentences.

Vous êtes face à un premier roman futuriste, où un jeune, qui est censé être le futur de l'humanité, est devenu un moins que rien, un serviteur, un simple "utilitaire", comme ils sont désignés durant tout le roman.

La forme est assez étrange, puisque c'est sous forme de rapports que font les Vieux, ou d'écrits des jeunes, ou encore de rapports administratifs. Il n'y a pas de prénoms, seulement des numéros, et si ça donne une certaine originalité, cela rend aussi la compréhension du texte assez difficile par moments.

Anne Maro nous décrit cette société où vivre vieux est devenu aussi important, et j'ai aimé personnellement la réflexion que ça peut nous pousser à avoir. Pourquoi prolonger autant la vie ? Pourquoi privilégier ceux qui vont s'éteindre sous peu envers et contre tout ? C'est aussi l'histoire d'une révolution, et deux "utilitaires", habitués à se considérer comme tels, qui vont devoir apprendre qu'ils ne sont pas que cela, mais aussi, des êtres humains.


3 commentaires :

  1. L'antithèse de "Rien ne nous survivra" de Maïa Mazaurette ? Intrigant en tout cas.

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  2. @Lorhkan, j'ai pensé la même chose quand je me suis fait le Mazaurette un peu après !

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Quelques gouttes d'encre à déposer ?