15 sept. 2011

Mordre le bouclier, de Justine Niogret



Auteur : Justine Niogret - Illustrateur : Johann Bodin
Editeur : Mnémos - Parution : Mai 2011
ISBN : 9782354081171 - Prix : 18 €
A propos de l'auteur

Justine Niogret a tout juste trente ans et vit en Bretagne, à deux pas de la forêt de Brocéliande. Amoureuse de la fantasy et du Moyen-Age, elle approfondit ses connaissances romanesques et théoriques en pratiquant la forge et l’équitation. Chien du Heaume est son premier roman.


Quatrième de couverture

Castel de Broe. Six mois ont passé depuis la mort de Noalle et Chien du heaume, anéantie par la perte de ses doigts, s'abîme dans la contemplation de sa griffe de fer, cadeau de Regehir le forgeron. Bréhyr entend lui redonner vie et l'entraîne sur les routes à la recherche du dernier homme qu'elle doit tuer: Herôon. Parti en Terre sainte, celui-ci reviendra par le Tor, une tour mythique où le monde des vivants s'ouvre à celui des morts.


Ressenti

Ce roman est la suite directe de "Chien du Heaume", lu à sa sortie l'an dernier. On y retrouve Chien, qui a du mal à se remettre de la perte de sa main, mais ça n'est pas vraiment le personnage central de l'histoire, qui est plus à mon sens ici Bréhyr, guerrière âgée, arrachée à sa famille qui fut tuée lorsqu'elle était toute petite.

Ce fut un plaisir de retrouver la plume acérée de l'auteur, et aussi Chien, mais l'intrigue ici du roman est assez légère. Il s'agit de retrouver le dernier des hommes qui ont enlevé Bréhyr enfant, et ainsi de terminer sa quête, et ce sera également l'occasion pour Chien de reprendre sa quête d'identité.

L'élément très présent dans ce roman, c'est la colère. Celle de Chien qui a perdu sa main, cette rage qui la dévore et manque de causer sa perte, celle de Bréhyr également, bien plus froide, et plus terrifiante à mes yeux par son manque d'humanité.
Mais ce n'est pas tout, puisque nous avons de quoi réfléchir, avec l'attitude de Chien, si animale, avec les rencontres que les deux femmes feront, notamment celle d'un croisé qui n'a plus la foi, et la quête de Chien.

Ce deuxième tome, très court, fut un plaisir à parcourir, et offre à mon sens plus de réflexion que le précédent, étant moins centré sur l'intrigue. Lecture commune avec Lhisbei, Lorkan, Endea, et Efelle.

3 commentaires :

  1. Tu es sur la même longueur d'onde de Lhisbei pour ma part j'ai trouvé cette avalanche d'introspection trop surprenante pour y adhérer.

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  2. Du plaisir de lecture aussi, mais moins fort que pour le premier tome, beaucoup de violence et de scènes crues qui m'ont mise mal à l'aise.
    Pour autant l'analyse des personnages est bien menées et le style de Niogret reste excellent.
    J'ai noté aussi ce manque d'humanité en contraste avec le chevalier qui en fait largement preuve

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  3. C'est sûr que c'est très surprenant au départ Efelle, mais ça m'a beaucoup plus ! Endea, pour le coup je crois qu'il en faut plus pour me mettre vraiment mal à l'aise dans ma lecture ^^

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