30 août 2011

Origine, de Diana Abu-Jaber



Auteur : Diana Abu-Jaber - Traducteur : Edith Ochs
Editeur : Points - Parution : Mars 2011
ISBN : 9782757821114 - Prix : 8 €


A propos de l'auteur

Après une enfance passée entre les États-Unis et la Jordanie, Diana Abu-Jaber, née en 1960, est aujourd'hui professeur à l'université de Portland. Origine est son troisième roman, et le premier publié en France.


Quatrième de couverture

Lena est experte en empreintes digitales pour la police de Syracuse, dans l’État de New York. Elle a fait des cas de violence sur des enfants sa spécialité, elle, l’orpheline trouvée à l'âge de deux ans et ignorant tout de ses origines. Sa rencontre avec Erin Cogan, une mère qui refuse de croire la version officielle selon laquelle son bébé est décédé de mort subite, l’introduit dans une sombre et périlleuse enquête, à la découverte de son propre passé.


Ressenti

Même si ça fait des années que les polars ont disparu ou presque de ma bibliothèque, il fut un temps où j'étais fan des thrillers médicaux, et un roman policier ayant pour héroïne une laborantine ne pouvait donc à priori que me plaire.

Et pour le coup, ce ne fut pas une déception. Le personnage de Lena est assez étrange, on apprend très vite les circonstances malheureuses de son enfance, et on a bientôt un personnage attachant, d'une trentaine d'années, que la vie n'a pas gâtée, mais qui semble pourtant s'en sortir tant bien que mal.

Jusqu'au jour où elle est forcée de travailler sur une enquête d'apparence anodine, des cas de morts subites du nourrisson, et où un besoin de retrouver son passé resurgit. On a là non seulement une enquête sur ces morts d'enfants, mais surtout une quête sans merci pour comprendre et voir enfin apparaître son passé, connaître ses origines.

L'auteur nous trimballe de surprise en surprise, et c'est un vrai délice à dévorer qu'on trouvera là !

26 août 2011

Sous le règne de Bone, de Russel Banks



Auteur : Russel Banks - Traducteur : Pierre Furlan
Editeur : Actes Sud - Parution : 2005
ISBN : 9782742708581 - Prix : 9.50 €


A propos de l'auteur

Né en 1940, Russell Banks, sans conteste l'un des écrivains majeurs de sa génération, est président du Parlement inter-national des écrivains et membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters. Son oeuvre, traduite dans une vingtaine de langues et publiée en France par Actes Sud, a obtenu de nombreuses distinctions internationales. Il vit dans l'Etat de New York.


Quatrième de couverture

"Mon existence est devenue intéressante, disons, l'été de mes quatorze ans.
J'étais à fond dans la fumette et comme j'avais pas d'argent pour m'acheter de l'herbe je me suis mis à fouiner tout le temps dans la maison pour dénicher des trucs à vendre - mais il n'y avait pas grand-chose." C'est alors que Bone, avec sa crête, son nez percé et le tatouage fondateur de son identité - des os en croix - prend la route, et que le roman se déploie au fil de ses aventures et de ses rencontres avec tout ce que l'Amérique puis la Jamaïque comptent de marginaux, d'aventuriers et de sages.


Ressenti

Nous sommes en Amérique, et nous suivons Bone, 14 ans, fumeur d'herbe, adolescent en rebellion. En effet, notre jeune ami a une crête, un nez percé, et un tatouage représentant une croix d'ossements, rien que ça.

Et pourtant, malgré ce personnage assez particulier, on ne tombe pas dans le cliché de l'adolescent mal dans sa peau. On a un adolescent qui aime sa mère mais ne la supporte plus, qui n'aime pas son beau-père, qui fait des conneries, qui se drogue, et qui cherche une solution pour payer sa drogue. Et qui va partir pour un road-movie.

J'aime beaucoup cette image d'adolescent perturbé, qui sait qu'il fait des conneries, ou pas toujours, ça nous change un peu du personnage d'adolescent habituel, et ça n'est pas plus mal. Bone sera amené à rencontrer une foule de personnages, du drogué complet à l'homophobe en passant par les gens un plus normaux et un pédophile.

Il va aussi être amené à rechercher le « zen », et à apprendre une toute autre philosophie de la vie, très différente de ce qu'il connaît, et aussi découvrir son vrai père, et ce qu'il est.

J'ai adoré ce personnage déjanté qu'on découvre peu à peu, tout comme l'écriture très belle de Russel Banks qui ne mâche pas ses mots, mais qui nous emporte, nous faisant réfléchir, et découvrir les secrets de ses personnages. A lire sans l'ombre d'un doute.

23 août 2011

Docteur à tuer, de Josh Bazell



Auteur : Josh Bazell - Traducteur : Denyse Beaulieu
Editeur : Le livre de poche - Parution : mai 2011
ISBN : 9782253158332 - Prix : 6.50 €


A propos de l'auteur

Josh Bazell est un auteur américain.
Après des études littéraires à l’université de Brown, il a suivi des études de médecine à l’université de Columbia. Docteur à tuer, son premier roman, a été sélectionné par Time Magazine comme l’un des meilleurs romans de 2009.


Résumé

Peter Brown est interne dans un horrible hôpital de Manhattan. Eddy Squillante, son nouveau patient, mourant, découvre qui il est réellement, et une course contre la montre s'engage pour garder le secret....


Ressenti

Le résumé était pourtant attrayant. Le personnage de Peter aussi, d'autant plus que j'ai adoré les polars du milieu médical plus jeune. Et pourtant. Il fut difficile pour moi d'accrocher à ce livre.

L'auteur semble avoir voulu nous présenter ici son personnage et sa vie antérieure d'ex-tueur à gages, ce qui n'est pas une mauvaise chose et qui paraît intéressant, sauf qu'au final, l'impression a été que tout le livre ne servait qu'à cela, et c'est dommage. Ou du moins, c'est le genre de procédés qui est intéressant lorsqu'une série de romans sur le personnage principal débute (ce qui n'est pas le cas ici), ou quand il fait partie d'une longue série, et qu'il s'agit simplement d'un épisode flashback.

C'est dommage, parce que du coup, ce qui est tant vanté sur la quatrième, on ne le découvre pas vraiment, et on se contente plutôt d'explorer le passé de Peter. Un petit polar qui se laisse lire malgré tout, mais pas prenant comme on les aime.

19 août 2011

Le liseur, de Bernard Schlink



Auteur : Bernard Schlink
Editeur : Gallimard - Parution : 1999
ISBN : 9782070404582 - Prix : 6.20 €


A propos de l'auteur

Bernhard Schlink grandit à Heidelberg dans une famille allemande protestante. Il étudie le droit à Heidelberg et à Berlin, et exerce comme professeur à Bonn et à Francfort. Depuis 1992, il est professeur de droit public et de philosophie du droit à l’Université Humboldt de Berlin. En 1987, il est également devenu juge au tribunal constitutionnel du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Il a débuté sa carrière comme écrivain par plusieurs romans policiers, dont le premier, Brouillard sur Mannheim, est écrit en collaboration avec Walter Popp. En 1995 il publie Der Vorleser (Le Lecteur, publié en France en 1996 sous le titre malencontreux Le Liseur), un roman partiellement autobiographique. En 1997 il a obtenu le prix Hans Fallada, une récompense littéraire allemande, et le prix Laure Bataillon, prix décerné à des œuvres traduites en français. En 1999 il a reçu le prix de littérature du journal Die Welt.


Résumé

Michaël, adolescent de quinze ans, fait la connaissance d'Hannah Schmitz, jeune femme de trente-cinq ans. Ils vont vivre une passion amoureuse quelques temps la disparition subite d'Hannah. Michaël la reverra bien des années plus tard, lors d'un procès.


Ressenti

Ce livre est un classique très connu, et les classiques et moi, on est pas toujours copains. Fort heureusement, mes appréhensions quand à ce livre se sont envolées dès les premières lignes, face à l'écriture très fluide.

Parlons un peu de l'histoire. Ceux qui me suivent régulièrement doivent commencer à le savoir, les histoires amoureuses, c'est pas trop mon truc dans les romans, mais celle-ci est suffisamment particulière pour être intéressante, puisqu'à vrai, la difficulté pour moi a été de comprendre comment notre jeune Mickaël peut rester avec cette femme si étrange. J'ai aimé ses actes gratuits de lecture, et cet amour qu'il ressent pour Hannah.

Dans la deuxième partie du livre, on retrouve Mickaël plus vieux, lors d'un procès de femmes, où Hannah est à la barre des accusées. Il va redécouvrir son ancienne amante, et comprendre enfin ce qu'elle cache. L'ancienne vision qu'il a d'elle doit être modifiée, puisqu'on accuse Hannah d'avoir été gardienne dans un camp de concentration, et d'avoir commis des actes horribles. Comment faire coïncider cette image d'elle, qui ne se défend pas lors du procès, et celle de la femme aimée adolescent ?

Cette lecture a été un réel plaisir, et la dernière partie, dont je ne parlerais pas ici pour ne rien révéler, est très émouvante à mes yeux. A lire sans hésiter !

Deux soeurs pour un roi, de Philippa Gregory



Auteur : Philippa Gregory - Traducteur : Céline Véron Voetelink
Editeur : Archipel - Parution : 2009
ISBN : 9782352871194 - Prix : 9.50 €


A propos de l'auteur

Philippa Gregory, née le 9 janvier 1954, est un écrivain britannique associée au genre de la fiction historique.


Résumé

Nous suivrons ici le destin des soeurs Boleyn, l'une maîtresse, et l'autre épouse d'Henri VIII d'Angleterre.


Ressenti

Certains connaissent déjà mon amour concernant cette période. En effet, il a été un grand plaisir pour moi de me faire la série "The Tudors", ainsi que le film adapté de ce roman "Deux soeurs pour un roi". Dans la série, Mary Boleyn n'est tout simplement pas abordée ou presque, dans le film, elle fait partie de l'intrigue principale.

Ici, il est tout simplement impossible d'ignorer la présence de Mary, puisque c'est elle qui raconte l'histoire. Et dans ce roman, on a une vision bien plus politique de tout ça, à commencer par la réticence de Mary (déjà mariée) à être la favorite du roi. Mais le plus intéressant pour moi dans ce roman, c'est tout de même la partie sur Anne, qui est vue dès le début comme assez manipulatrice, et déterminée.

Anne Boleyn est en effet en concurrence avec Mary pour avoir l'attention du roi, cette dernière luttant avec difficulté après sa grossesse. En effet, Mary le dit dans l'ouvrage, la vie de cour ne l'intéresse plus, et sa préférence va pour être avec ses enfants.

La partie qui me passionne le plus commence là, puisque nous voyons Anne se battre littéralement pour le roi, pour garder son attention, et ce pendant 7 ans. Il est difficile personnellement de ne pas admirer le courage de cette femme, poussée par sa famille, pour devenir reine d'Angleterre, et qui s'épuise à garder le roi pour elle.

L'écriture de Philippa Gregory est agréable, et il est sympathique de voir le point un peu différent de Mary Boleyn abordé pour une fois, ce qui nous permet de voir l'histoire tragique des deux soeurs d'une façon un peu plus politique.

16 août 2011

L'enchanteur, de René Barjavel



Auteur : René Barjavel
Editeur : Gallimard - Parution : 2006
ISBN : 9782070378418 - Prix : 7.80 €


A propos de l'auteur

René Barjavel, né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drôme) et mort le 24 novembre 1985 à Paris, est un écrivain et journaliste français principalement connu pour ses romans d'anticipation. Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la guerre, caractère éternel et indestructible de l'amour (Ravage, Le Grand Secret, La Nuit des temps, Une rose au paradis). Son écriture se veut poétique, onirique et, parfois, philosophique. Il a aussi abordé dans de remarquables essais l'interrogation empirique et poétique sur l'existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de l'action de l'homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste/dialoguiste de films. On lui doit en particulier le scénario du Petit Monde de Don Camillo.


Quatrième de couverture

Qui ne connaît pas Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur.
Et Viviane, la seule femme qui ne l'ait pas jugé inaccessible, et l'aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac ? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l'Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur.
Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n'a jamais guéri. Le voici revenu.


Ressenti

Autant vous le dire tout de suite, après avoir découvert un livre de Barjavel sur la légende arthurienne, j'ai un poil sauté de joie, étant donné que je trouve cette légende passionnante. Autant dire aussi que du coup, mon seuil d'exigence était un peu plus élevé qu'en temps ordinaire.

Alors voilà, oui, on passe un bon moment avec notre enchanteur habituel, Arthur, et la table ronde. Merlin est ici vu comme aussi bien jeune que vieux, et comme harcelé par Satan. Contrairement à bien d'autres récits sur cette légende, ici, c'est aussi l'amour entre Viviane et Merlin qui est mis en avant, puisque oui, vous l'aurez compris, on traite plus ici de Merlin.

Il est très agréable de découvrir l'enchanteur sous un jour différent du vieillard sage et conseiller d'Arthur, et cette lecture s'est avérée être franchement drôle. La petite déception, c'est que certainement la faute à la période où ça se passe et au contexte, il n'y a pas vraiment une quelconque critique de la société, chose que j'avais beaucoup apprécié auparavant chez cet auteur. Ca n'en reste pas moins un livre bien sympathique à lire !

9 août 2011

Carmilla, de Sheridan Le Fanu



Auteur : Sheridan Le Fanu - Traducteur : Jacques Papy
Editeur : Le livre de Poche - Parution : 2004
ISBN : 9782253087793 - Prix : 2 €


A propos de l'auteur

Maître du récit de fantômes et de vampires, dans la tradition romantique du roman noir, l'Irlandais Sheridan Le Fanu (1814-1873) est l'un des pionniers du roman de mystère anglais.
Carmilla (1872), texte fondateur du récit de vampires, annonce le Dracula (1897) de Bram Stoker.


Résumé

En Styrie, au XIXème siècle, vit une jeune fille isolée. Jusqu'au jour où son chemin croise celui de Carmilla, et où naît une formidable relation....


Ressenti

Pour quelqu'un qui aime le fantastique, et l'imaginaire en général, lire ce petit classique me paraissait essentiel, d'autant plus que c'est un tout petit livre, qui est vraiment peu cher. Et qui vaut largement le coup.

Même si l'histoire est ancienne, l'ouvrage n'a pas mal vieilli, et ne souffre pas d'un style un peu ancien comme ça peut arriver de temps en temps. Il est très facile de s'attacher à l'héroïne, jeune adolescente qui se sent seule dans un château où il n'y a que des adultes, et très facile de comprendre sa joie quand quelqu'un lui rend visite.

Encore plus quand finalement, le visiteur est une jeune fille de son âge, assez mystérieuse, nommée Carmilla, et très belle. Les deux adolescentes se lient malgré la maladie qui envahit les environs, et de là on peut voir une très belle histoire d'amour. On a aussi une sorte d'enquête menée par la narratrice, qui cherche à comprendre, et qui nous laisse tout de même un peu de surprise, même si on connait le fond de l'histoire.

Pour finir, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce classique, petit, peu cher, et génial. Voilà. Vous n'avez plus qu'à courir l'acheter si vous ne l'avez pas encore lu.

6 août 2011

Le don, de Fiona McIntosh



Auteur : Fiona McIntosh - Traducteur : Frédéric Le Berre - Illustrateur : Sarry Long
Editeur : Bragelonne - Parution : 2006
ISBN : 9782811201821 - Prix : 8 €


A propos de l'auteur

Fiona McIntosh est un auteur britannique de fantasy. Elle est née en 1960 à Brighton, en Angleterre, et a beaucoup voyagé en Afrique durant sa petite enfance, de par le travail de son père. À l'âge de dix-neuf ans, elle vint pour la première fois à Paris, et plus tard en Australie, où elle vit actuellement. Outre la fantasy, elle écrit également des livres pour enfants et des romans policiers sous le nom de Lauren Crow.


Résumé

A la mort de son père, Wyl Thirsk n'a qu'une quinzaine d'années, mais il doit pourtant être commandant en chef des armées de Morgravia, et supporter le prince bientôt roi Celimus, insupportable tyran. Une sorcière lui fait un don alors qu'elle est condamnée à mourir, et qu'il se contente de lui offrir un geste de bonté. Voilà son histoire....


Ressenti

Soyons franc, avant d'entamer ce livre, je ne savais pas trop à quoi m'en tenir. De bons échos auparavant, mais la quatrième de couverture ne m'intriguait pas outre mesure, et l'auteure inconnue au bataillon.

J'ai pourtant pu découvrir un roman très agréable - premier tome d'une trilogie -, où on trouve comme personnage principal un adolescent orphelin un poil parfait au premier abord, mais fort heureusement pas vraiment. Ouf. On prend le temps de nous mettre un peu le royaume de Morgravia en place, et on nous fait découvrir le personnage de Célimus, pas si détestable que ça pour moi. Certes, c'est un tyran, mais on (je) le comprend.

Wyl, lui, est un peu trop parfait pour moi, avec son attitude de soldat honorable, et c'en est un peu casse-pied, certes, c'est bien la vertu l'honneur, mais bon, quand même. Quelques défauts ne lui feraient pas de mal pour autant.

Mais bon, comme notre adolescent va être contraint de faire face à des situations peu communes, on lui pardonne, et son amour typiquement adolescent qui survient ensuite le rend un peu plus sympathique également.

Le royaume dans lequel on évolue au début semble assez banal, mais le fameux don nous permet de voir d'autres points de vue, ce qui est plutôt intéressant, notamment la société barbare, même si on nous afflige là de quelques scènes de barbarie pas très toujours très agréables à lire.

Pour finir, je dirais que même si l'intrigue première n'est pas passionnante, ce roman est finalement très original, et agréablement écrit. Il ne me reste plus qu'à vérifier que le second tome tient les promesses du second !

1 août 2011

Tout ce que j'aimais, de Siri Hustvedt



Auteur : Siri Hustvedt - Traducteur : Christine Le Boeuf
Editeur : Actes Sud - Parution : 2005
ISBN : 9782742755400 - Prix : 9.50 €


A propos de l'auteur

Ecrivaine américaine née en 1955, Siri Hustvedt est une poétesse, essayiste et romancière reconnue, dilômée en littérature anglaise de l'Université Columbia. Son premier roman, Les Yeux bandés est édité en 1992, et son troisième roman Tout ce que j'aimais connaît un succès international. En 2010, elle édite un essai La femme qui tremble, sur les troubles neurologiques qu'elle a étudiés dans les hopitaux psychiatriques. Ses œuvres sont traduites dans seize langues à ce jour. En France les écrits de Siri Hustvedt sont traduits par Christine Le Bœuf et publiés chez Actes Sud.


Résumé

Nous sommes à New York, et nous suivons deux couples d'artistes dans les années 70, leurs vies, leurs amours, et finalement leurs histoires.


Ressenti

Ce roman n'était pas mon premier de la dame, puisqu'à vrai dire, je suis tombée amoureuse de son style avec le recueil des Yeux Bandés. Son dernier livre, Un été sans les hommes, m'avait un peu échaudée, car un peu difficile d'accès pour moi, étant donné la profusion de références à la littérature anglaise classique.

Cependant, quand Cachou a proposé une lecture commune de ce titre, il n'y a pas vraiment eu besoin de me pousser pour rajouter ce livre dans ma PAL, et le lire aussitôt.

Ce pavé démarre assez lentement, prend tout son temps pour nous mettre dans l'ambiance qui va nous bercer tout le roman, c'est-à-dire celle de l'art. On rencontre Bill en même temps que Léo, et on apprend à connaître ce peintre et son oeuvre, qui est ici magnifiquement décrite et analysée, sans que l'on ait besoin de connaître la peinture pour la comprendre.

Peu à peu, on s'attache aux deux couples, on suit leur progression, les familles qui s'agrandissent, et puis les drames. C'est à mon avis là qu'est toute la puissance du roman, c'est celle de faire voir même à ceux et celles qui ne les ont pas connu, cette souffrance terrible que l'on ressent. On se met parfaitement à la place du narrateur, à la place de son épouse, et c'est juste terriblement émouvant.

J'ai adoré ce roman qui pousse à la réflexion, à l'analyse, et qui est à la fois si doux pour moi dans son écriture.

Lu en commun avec Cachou, Choupynette, Anne, et Julien.

Actus


Bon, certes, les examens sont passés et terminés, mais vous avez pu le constater, mon activité bloguesque s'est réduite ce mois-ci, la faute au changement de boulot, tout ça tout ça. Donc, voilà, vous m'en voyez navrée, c'est promis, ça va revenir, j'vous abandonne pas !

En attendant, je vous laisse une petite vidéo instructive.