26 juil. 2011

La nuit des temps, de Barjavel



Auteur : René Barjavel
Editeur : Pocket - Parution : 1968
ISBN : 9782266152426 - Prix : 6.60 €


A propos de l'auteur

René Barjavel, né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drôme) et mort le 24 novembre 1985 à Paris, est un écrivain et journaliste français principalement connu pour ses romans d'anticipation. Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la guerre, caractère éternel et indestructible de l'amour (Ravage, Le Grand Secret, La Nuit des temps, Une rose au paradis). Son écriture se veut poétique, onirique et, parfois, philosophique. Il a aussi abordé dans de remarquables essais l'interrogation empirique et poétique sur l'existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de l'action de l'homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste/dialoguiste de films. On lui doit en particulier le scénario du Petit Monde de Don Camillo.


Résumé

Nous sommes dans le Grand Nord, où un groupe d'explorateurs fait des relevés du sol. Jusqu'à tomber des relevés étranges. Des relevés qui enregistrent un signal venu des profondeurs. Que trouveront-ils là dessous ?


Ressenti

Ceci est considéré comme l'oeuvre la plus connue de René Barjavel, et à juste titre. On ne s'embarrasse pas d'introductions, nous sommes dans le Nord, et nous suivons une équipe d'explorateurs. Qui ne s'attend certes pas à tomber un signal venu du dessous. Ni à ce qu'elle va découvrir...

On a un côté très reportage au début du livre, qui est assez intéressant, et plutôt prenant, contrairement à ce qu'on pourrait croire. L'auteur parvient à nous captiver, et très vite, on a tout autant envie (voire plus) que le narrateur de savoir ce qu'il y a là dessous, et rapidement, s'il vous plaît.

Vient ensuite le personnage d'Elea, si étrange au départ, et qui prend de la constance au fil du récit. Il est très aisé de continuer à faire comme le narrateur, et d'aimer à notre tour cette femme qui semble à la fois forte et perdue, et qui souffre.

Enfin, peut-être ce qui m'a le plus attiré dans ce récit, c'est une critique de notre société actuelle. Ce que décrit l'auteur, les réactions des pays, est quelque chose de terriblement réaliste, que j'imagine parfaitement au monde d'aujourd'hui, et c'est à la fois magique et terrifiant. Un très très beau roman, à mettre dans toutes les mains !

16 juil. 2011

Sula, de Toni Morrison



Auteur : Toni Morrison - Traduction : Pierre Alien
Editeur : 10/18 - Parution : Janvier 1994
ISBN : 9782264021052 - Prix : 6 €


A propos de l'auteur

Toni MORRISON, déjà prix Pulitzer en 1988 pour Beloved (10/18 n°2378), a reçu le prix Nobel de Littérature en 1993 pour l'ensemble de son œuvre.


Quatrième de couverture

Au cœur de l'Amérique profonde, deux petites filles noires s'inventent une autre vie, plus riche, plus drôle, plus libre surtout que la dure réalité qui les entoure.
L'âge venant, Sula la rebelle part rouler sa bosse dans les grandes villes alors que Nel, la sage, accomplit sa vocation de mère et d'épouse. Quarante ans après, elles font leurs comptes, s'opposent et incarnent chacune à sa manière la farouche énergie de la femme noire face aux hommes si vulnérables.


Ressenti

Et oui, vous pouvez le constater, l'heure est actuellement à quelques vieux classiques. Malheureusement pour celui-ci, si l'écriture est très agréable, l'histoire m'a moins enchantée, notamment à cause des mots et de la violence en quelque sorte du récit.

Il est facile de s'attacher un peu aux deux protagonistes, toutes deux très différentes par leur famille, leur caractère. L'une, Nell, est très douce, ne rêve que d'une vie rangée, tandis que l'autre ne veut rien de tout ça.

Nous avons dans ce roman une magnifique critique de la société, où, très clairement, les femmes non-mariées, un peu volage, sont traitées comme des parias par les autres, "honnêtes gens", eux. Il est à la fois très triste et horrible de voir le destin de l'héroïne, qui ne semble pourtant une oie blanche...

Petite déception donc au final pour ce roman agréable à lire, mais l'ambiance coloniale, c'est définitivement pas trop ma tasse de thé.

15 juil. 2011

Immobile, de Valérie Sigward



Auteur : Valérie Sigward
Editeur : Pocket - Parution : Février 2011 (1ère ed 2004)
ISBN : 9782266154055 - Prix : 5.10 €


A propos de l'auteur

Ecrivain, Valérie Sigward travaille aussi dans les milieux artistiques du théâtre et de la danse. Elle est l'auteur de La loi de Murphy (Fleuve Noir, 1998), Comme un chien (2000), Dans la chambre de silence (2003), Immobile (2004), La fugue (2006), Loin, chez personne (2007), parus chez Julliard. En 2004, elle a publié des romans pour la jeunesse : Le secret de Phèdre (Nathan Jeunesse), Médée la magicienne (Nathan Jeunesse) et Les bizarres (Syros Jeunesse).


Résumé

C'était les vacances, le soleil. Il faisait chaud. Il y avait le lac. Anna a plongé. Quand sa tête a heurté le rocher, elle a tout de suite compris. Elle n'était pas morte, son esprit fonctionnait, mais quelque chose s'était cassé. Quelque chose qui reliait son cerveau à son corps. Tétraplégique ont dit les médecins à l'hôpital. Ça veut dire immobile. Ça veut dire que tout va changer. Pour elle, mais aussi pour ses proches. Tiraillés par l'incrédulité, l'angoisse, le chagrin, la culpabilité, eux aussi vont devoir réapprendre à vivre. Et accompagner Anna dans le monde de glace et de silence qui est désormais le sien...


Ressenti

On s'en doute à lire la quatrième de couverture, c'est ici un texte difficile que vous allez trouver. En effet, l'auteur a choisi de se livrer à l'exercice douloureux des proches confrontés à la paralysie.

Anna a eu un accident. Elle ne peut plus bouger, plus parler. C'est une soeur, et on met un peu de temps à comprendre qu'il s'agit en fait de la soeur de la compagne d'Anna, qui l'a appelée au secours après l'accident. La première chose qui m'a frappé, c'est le talent de l'auteur pour retranscrire cette sorte de panique qui prend chacun d'entre nous lors d'un tel drame. Le milliard de questions qui brusquement, se bouscule dans notre tête.

Et puis on a aussi le point de vue d'Anna, qui se souvient de l'accident. Qui se demande pourquoi ce rocher. Qui se demande si dans quelques jours, ça va aller mieux, oui, elle pourra respirer, parler tout ça. On espère avec elle. Et puis, on retombe sur le point de vue de la soeur, tout aussi paniquée, mais qui tente de rassurer, d'être là pour sa soeur qui voit sa compagne dans un tel état.

Ce tout petit roman nous montre ensuite l'évolution, comment faire pour la voir, comment envisager une vie après ça. C'est terriblement émouvant de lire le point de vue d'Anna, qui se retrouve prisonnière de son propre corps.

10 juil. 2011

Dans le café de la jeunesse perdue, de Patrick Modiano


Auteur : Patrick Modiano
Editeur : Gallimard - Parution : Janvier 2009
ISBN : 9782070361243 - Prix : 5.70 €


A propos de l'auteur

Jean Patrick Modiano est né le 30 juillet 1945 à Boulogne-Billancourt1 d'un père juif italien (Albert Modiano) et d'une mère flamande, débarquée à Paris en 1942 (Louisa Colpijn, mieux connue sous son nom d'actrice de cinéma belge Louisa Colpeyn). Sa rencontre avec l'auteur de Zazie dans le métro est cruciale. Introduit par lui dans le monde littéraire, Patrick Modiano a l'occasion de participer à des cocktails donnés par les éditions Gallimard. Il y publiera son premier roman en 1967, La Place de l'Étoile, après en avoir fait relire le manuscrit à Raymond Queneau. À partir de cette année, il ne fait plus qu'écrire.


Quatrième de couverture

Encore aujourd'hui, il m'arrive d'entendre, le soir, une voix qui m'appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n'y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d'été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L'Eternel Retour.


Ressenti

C'était mon premier Modiano, et j'avoue qu'avant sa lecture, j'étais assez perplexe. La littérature blanche ne me plaît en règle générale pas, et le roman me laissait donc quelque peu dubitative.

Et pourtant, ce fut avec plaisir que je me suis laissée entraînée dans cette histoire, notamment à cause de l'écriture simple, mais prenante, et au final simplement agréable à lire. Il est difficile de savoir réellement qui est le personnage principal, excepté que c'est un homme. A moins que ça ne soit cette fameuse Louki, présente à chaque instant du roman, et qui se révèle finalement être la trame de l'histoire.

C'est là le petit défaut de ce roman, on peut être un peu perdu au départ par une multitude de personnages,e t par des points de vue qui changent régulièrement. Cependant, on imagine parfaitement ce petit bar parisien, et les quartiers de Paris qui sont décrits.

Un petit roman très agréable à lire donc !

7 juil. 2011

Le K, de Dino Buzzati



Auteur : Dino Buzzati
Editeur : Pocket - Parution : 2006
ISBN : 9782266122351 - Prix : 6 €


A propos de l'auteur

Né en 1906 dans le Frioul en Italie, Dino Buzzati est mort d'un cancer en 1972. Il fait ses débuts dans le journalisme au Corriere della Sera, pour lequel il sera correspondant de guerre lors du second conflit mondial. C'est avec Bàrnabo des montagnes (1933) et, deux ans plus tard, Le secret du bosco Vecchio, qu'il inaugure sa carrière littéraire. En 1940 paraît son oeuvre majeure, Le désert des Tartares, qui rencontre immédiatement un succès mondial. Buzzati publie ensuite une série de contes, qui comprend notamment Les sept messagers (1941), L'écroulement de la Baliverna (1954), L'image de pierre (1960), ainsi que des nouvelles, parmi lesquelles Le K (1966), qui demeure la plus célèbre.


Quatrième de couverture

Devenu, avec Le désert des Tartares, un classique du XXe siècle, le récit "Le K" ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l'on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l'angoisse du néant, l'échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal. Autant d'histoires merveilleuses, tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable.


Ressenti

Les nouvelles et moi, on est rarement copines. Même si j'en lis un peu, de temps à autre, ça n'est pas ce que je préfère, notamment parce c'est court, et que ça me laisse pas le temps de m'immerger dedans. Encore plus ici, puisqu'il n'y pas moins de 50 nouvelles dans ce recueil.

La première nouvelle, celle qui porte le titre du recueil, Le K, m'a beaucoup plu. Un homme est poursuivi inlassablement par un squale, toute sa vie. On nous laisse tout le temps nécessaire pour s'immerger dans ce monde où la mer règne, et le style est très agréable.

J'ai particulièrement apprécié "Pauvre petit garçon", nouvelle très triste, mais qui offre un regard particulier sur le personnage principal et sur le pourquoi de ce qu'il devient au final. "Le secret de l'écrivain" est également dans mes préférées, par son thème qui m'intéresse, et on s'attache finalement au personnage. "Iago" et "Esclave" m'ont également beaucoup touchée, par cette idée de domination qui se retrouve finalement pour moi dans les deux nouvelles.

"Les bosses dans le jardin" est plus simple à mon sens que les autres nouvelles, et m'a donc plus attirée, tout comme "Quizz aux travaux forcés", leur idée est géniale, et le protagoniste a vraiment du talent pour le coup XD

Au final, je reste mitigée par cette lecture, certaines nouvelles m'ont plu, mais beaucoup d'entre elles ne m'ont pas attirées à la fois par leur thème ou par leur difficulté de compréhension.

Les autres avis du Cercle...
Tigger Lilly ; Lelf ; mass ; Sherryn ; Vert ; Julien ; Thom ; Olya ; Endea : Maëlig

5 juil. 2011

La communauté de l'anneau, de J.R.R. Tolkien



Auteur : J.R.R. Tolkien - Traducteur : Francis Ledoux
Editeur : Pocket - Parution : 1991
ISBN : 9782266162418 - Prix : 6.60 €


A propos de l'auteur

Né en 1892 à Bloemfontein (Afrique du Sud), de parents anglais, John Ronald Reuel Tolkien passe son enfance, après la mort de son père en 1896, à Sarehole près de Birmingham (Angleterre), dont sa famille est originaire. Diplômé d'Oxford, il travaille en 1919 (après avoir servi dans les Lancashire Fusiliers pendant la Première Guerre mondiale) au célèbre Dictionnaire d'Oxford. Il obtient ensuite un poste à Leeds, puis une chaire de langue ancienne (anglo-saxon) à Oxford de 1925 à 1945 et, enfin, une chaire de langue et littérature anglaises de 1945 jusqu'à sa retraite, en 1959.


Quatrième de couverture

Oyez, bonnes gens, oyez la très véridique histoire de l'Anneau de Puissance forgé naguère par Sauron le Grand.
Un homme eut le courage de lui arracher le talisman et put ainsi le chasser hors du monde. Le Maître Anneau se perdit. Qui sait ? Peut-être a-t-il fait le malheur de ceux qui l'ont pris ? Mais la Terre du Milieu s'enfonce dans la nuit, les créatures mauvaises se multiplient et, dans les Monts Brumeux, les Orques traquent les Nains. L'Ennemi est de retour ! Avec l'Anneau Unique, il aurait le moyen d'abattre toute résistance.


Ressenti

Tout d'abord, sachez qu'en raison de la popularité de l’œuvre, je me permets de spoiler. Na. Et sachez aussi que je suis navrée de la petitesse de cet article, fait avec des mois de retard (honte à moi).

Il s'agit là d'une relecture, faite avec en-tête le souvenir des films revus assez récemment. Beaucoup de personnes disent être gênées par l'introduction un peu longuette, mais qui me convient très bien personnellement. Peut-être parce que la façon de vivre des Hobbits me plaît beaucoup, et parce qu'il me semble que c'est une bonne manière de commencer un récit beaucoup plus sombre par la suite.

C'est aussi un des points qui m'a marquée, car dans l'adaptation, toute une part du récit est mise de côté, à savoir la préparation du départ de Frodo, la façon dont Merry et Pippin partent également. On apprécie également le passage dans la forêt de Tom Bombadil, qui est sympathique car plus léger, mais qui au final ne semble pas avoir un réel intérêt dans l'intrigue générale. Du moins, dans mes souvenirs. Si quelqu'un conteste, qu'il se manifeste donc.

Selon le parcours de lecture du challenge, j'aurais du lire Bilbo le Hobbit avant la communauté. Pour une raison obscure, je ne l'ai pas fait et j'ai regretté. Il s'agira également d'une relecture, mais à la fin du tome 1, on rappelle un peu un morceau de Bilbo, et donc ne m'a rien dit ou presque. Ca m'apprendra, tiens.

Je ne parlerai pas du style de l'auteur ici, puisque vous vous en doutez certainement, si j'ai lu une première fois les livres, vu les films, et que j'entame une relecture, c'est que j'aime XD Ne reste plus qu'à entamer le tome 2 dans pas trop longtemps !

Lu dans le cadre du middle earth challenge, organisé par The Bursar et Remiranda !

4 juil. 2011

Le cor de Valère, de Robert Jordan



Auteur : Robert Jordan - Traducteur : Arlette Rosemblum
Editeur : Pocket - Parution : Mars 2005
ISBN : 9782266154505 - Prix : 8.20 €


A propos de l'auteur

Robert Jordan est un Sudiste comme on n'en fait plus.
Né en 1948 à Charleston (Caroline du Sud) sous le nom de James Oliver Rigney, initié par son père à la chasse et à la pêche et revenu vivre dans sa ville natale après un détour à la Citadelle - le célèbre collège militaire - d'où il sortit diplômé de physique et, un détour plus lointain au Vietnam, d'où il ramena beaucoup de médailles. Il a commencé en 1977 une carrière d'écrivain qui, à travers le roman historique (sous le pseudonyme de Reagan O'Neal) et le western (pseudo : Jackson O'Reilly), l'a amené, depuis 1986, à la fantasy.
Il est décédé en 2007 à la suite d'une mala
die orpheline, l'amylose.


Quatrième de couverture

Le Seigneur de l'Ombre a jadis voulu conquérir la Terre, mais les Aes Sedai, maîtresses du Pouvoir Unique, l'ont repoussé. Pour se venger, il a inspiré aux vainqueurs une folle meurtrière. Quant au Dragon qui guidait les Aes Sedai, on dit qu'un jour il renaîtra pour délivrer l'univers. En attendant, les serviteurs du Ténébreux abattent leurs cartes : un peu partout éclatent les rixes et les incendies. Sur les conseils de Moiraine, une Aes Sedai, Rand et ses compagnons, traqués par un cavalier sans visage, se mettent en route vers l'Œil du Monde, dont la surface limpide est source de " saidin ".


Ressenti

L'histoire continue, et pour bien rester sur mon avis précédent, c'est plus intéressant à lire en sachant que ce tome 3 pour nous est en fait le début du tome 2 de la saga. Au niveau action ça bouge pas mal, l'intrigue avance assez vite, mais pour moi ça n'est pas vraiment le point fort de ce tome.

En effet, on apprend énormément de choses sur les personnages ici. Tout d'abord, notre ami Rand, qui commence à prendre une nouvelle place. On comprend d'un coup mieux pourquoi il est ta'veren, au centre des choses, et ça change un peu des traditionnels romans aux héros adolescents, c'est bien appréciable. On a aussi enfin quelques chapitres sur Moiraine, et c'est l'occasion unique d'en apprendre un peu sur ce personnage assez mystérieux.

Autre point positif, l'arrivée à Tar Valon est également passionnante, puisque pour le lecteur, c'est le moment de découvrir un peu les Aes Sedai, à commencer par l'initiation de Nynaeve, quelque peu... surprenante XD

Côté négatif, les combats ne sont pas vraiment décrits, et on peut être assez surpris de la rapidité avec laquelle nos héros ont appris à combattre. On constate aussi dans ce tome, que Perrin et Mat sont beaucoup plus absents, et on attend toujours d'en savoir plus sur Egwene....

En bref, un troisième tome en poche toujours aussi passionnant pour moi malgré ses petits défauts !

Vous pouvez lire l'avis de Lael, chez l'aventurier des rêves, ici.

Mygale, de Thierry Jonquet



Auteur : Thierry Jonquet
Editeur : Gallimard - Parution : Janvier 1999
ISBN : 9782070408016 - Prix : 5.70 €


A propos de l'auteur

Né en janvier 1954 à Paris et décédé le 9 août 2009, Thierry Jonquet, ergothérapeute, enseignant, scénariste et militant durant toute sa vie, a écrit son premier roman noir, Mémoire en cage, en 1982.
La construction impeccable et parfois jubilatoire de ses livres a tout simplement dynamité le roman noir français et l'a imposé comme un auteur majeur du genre.



Quatrième de couverture

«Alex était parti, après avoir embrassé le vieux. Huit jours plus tard, il attaquait la succursale du Crédit Agricole et tuait le flic. Au village, tout le monde devait avoir gardé la page du journal, avec la photo d'Alex à la Une et celle du flic en famille.»


Ressenti

C'était le premier livre que je lisais de l'auteur, très court, et qui m'a instantanément ou presque prise dans ses filets.

On nous parle par plusieurs points de vue, et au début du roman, il est un peu de difficile de comprendre le lien entre les différents personnages. Cependant, il suffit de se laisser porter par la plume très agréable de l'auteur, pour comprendre petit à petit la terrible réalité.

Nous avons en effet trois personnages principaux, une femme, Eva, qui semble maltraitée, ou du moins étrangement, son époux, chirurgien, et enfin Alex, criminel sorti de prison. Les trois sont liés, et c'est là toute l'intrigue.

C'est réellement ici un roman noir, assez cru sans trop l'être, mais qui est plus choquant au niveau psychologique. Ne me reste plus qu'à poursuivre sur un autre titre de l'auteur pour voir si le reste est aussi bien !