29 juin 2011

Le livre perdu des sortilèges, de Deborah Harkness



Auteur : Deborah Harkness - Traducteur : Pascal Loubet
Editeur : Orbit - Parution : Mai 2011
ISBN : 9782360510337 - Prix : 19.50 €


A propos de l'auteur

L’auteur Deborah Harkness est professeur d’histoire des sciences à l’Université de Californie du sud. Elle a reçu de nombreux Prix, dont le Fulbright, le Guggenheim et le National Humanities Center Fellowships. Elle est l’auteur d’essais universitaires et d’un célèbre blog sur le vin plusieurs fois primé. Le Livre perdu des sortilèges est son premier roman.


Résumé

Diana est une sorcière, et la dernière d'une longue lignée. Seulement, elle a choisi d'ignorer ses pouvoirs, et de faire une carrière d'historienne. Jusqu'au jour où elle rencontre Matthew, un vampire, et où elle ouvre un vieux livre d'alchimie. A partir de cet instant, la jeune femme est traquée par des créatures en tout genre, et le passé la rattrape...


Ressenti

Selon certaines sources (à savoir Elysio), il aurait été dit que le dit roman comportait un certain nombre de niaiseries. Selon ma source personnelle à savoir ma mémoire, je nie. Sinon, j'aurais pas mis à acheter. Mais bon. Toujours est-il que maintenant je peux l'affirmer haut et fort, il y a de la niaiserie ici. Un peu trop à mon goût. Même beaucoup trop.

L'histoire en elle-même est assez sympathique, même si le coup de "je suis une sorcière mais pour une raison x je veux pas utiliser mes pouvoirs", c'est assez classique, et pas franchement intéressant, mais on a heureusement une bonne explication pour le coup.

En réalité, on peut dire pour moi que le roman se sépare en deux parties. Une première où la relation entre Matthew et Diana est particulièrement développée (oui, parce qu'une sorcière à qui on a dit que sortir avec un vampire c'était déconseillé, elle se dépêche de faire que sortir avec lui, justement), et une autre où c'est l'intrigue elle-même qui se développe.

Je peux vous dire dès maintenant que la première partie est beaucoup trop longue à mon goût, et pas passionnante pour moi. Diana est un poil supra naïve, et ma tolérance est assez limitée. Tout comme celle envers Matthew qui se comporte en gentleman d'il y a quelques siècles. Fort heureusement, les personnages secondaires sont plus intéressants, particulièrement la mère de Matthew, ou encore son fils. La maison familiale est également sympathique.

Fort heureusement pour mon bien, la deuxième partie est plus prenante. On commence enfin à avoir quelques informations, l'intrigue se développe, et c'était pas trop tôt. Il ne me reste plus qu'à espérer que dans le second tome, l'intrigue sera plus mise en avant que le reste !

19 juin 2011

Journal d'une grosse qui réfléchit, de Françoise Leclère



Auteur : Françoise Leclère - Illustrateur : Alice Boring
Editeur : La Maronie - Parution : Mars 2011
ISBN : 972951174252 - Prix : 10 €


A propos de l'auteur

Ecrivaine militante française. Vous pouvez aller consulter son site internet ici


Quatrième de couverture

Ce matin, je me suis réveillée avec une idée lumineuse : j’ai décidé d’être mince. Mais épargnez-moi votre approbation : je n’ai pas dit que j’allais me mettre au régime… Animée d’une préférence très prononcée pour l’état de vivante plutôt que celui de morte, j’apporte le plus grand soin à ma santé. Or, j’ai l’intime conviction que les régimes, globalement inefficaces et majoritairement contre productifs, nuisent gravement à la santé des femmes. Mon expérience et mes observations me donnent en effet à penser que le lien de cause à effet entre le régime et la perte de poids s’apparente à une croyance, et je préfère utiliser mon cerveau autrement qu’en le focalisant de façon obsessionnelle sur un objectif incertain. Pourtant j’ai décidé d’être mince. L’idée me taraudait depuis quelques jours. A cause de l’été, je pense, toutes (ou presque) mes amies y allaient de leurs refrains… Culpabilisation, mauvaise humeur voire agressivité, autoflagellation, angoisse… Il leur fallait absolument perdre du poids… « Je ne me supporte plus ! Non mais tu as vu ça ? Je suis trop grosse ! » Oui, j’ai vu. Tu fais, vous faites à peu près le poids que je faisais à 14 ou 16 ans, (selon votre gabarit). Vous n’êtes pas grosses. Pourtant vous en êtes convaincues. J’en ai tiré la conclusion logique qui s’imposait : la grosseur est une vue de l’esprit. S’il suffit de croire qu’on est grosse pour avoir besoin de maigrir, il semble logique qu’il suffit de croire qu’on est mince pour ne pas en avoir besoin. J’ai donc décidé que j’étais mince. Je suis mince. A partir d’aujourd’hui, vous voudrez bien me considérer comme mince. Et personne ne pourra me convaincre du contraire.


Ressenti

Et oui, comme il s'agit d'un essai, pas de résumé. Le titre annonce clairement la couleur, ici, on va parler obésité. J'ai trouvé ce petit livre particulièrement percutant, puisque le sujet est au final assez peu traité, sauf pour vous parler régime, et encore régime. Et oui, apparemment, les gros se doivent obligatoirement de maigrir, la mode et la santé l'imposent.

L'auteur tente ici de nous faire comprendre que non, le surpoids n'est pas obligatoirement si mauvais qu'on le pense, et a appuyé ses propos en citant de nombreux ouvrages. Elle nous dit aussi des choses particulièrement justes, et qu'on oublie parfois, à savoir, la minceur n'a pas toujours été l'idéal de beauté.

Ca rappelle aussi et surtout que même en étant en surpoids, on a le droit de ne pas en culpabiliser, de vivre la vie comme on l'entend, et d'en profiter. Egalement que les réflexions moralisatrices de ceux qui veulent certainement bien faire, ne sont pas toujours les bienvenues. C'est également une critique des régimes pour faire maigrir à tout prix, qu'on partage ou pas.

C'est un petit livre, avec des sources intéressantes, où l'on sent que l'auteur est très documentée sur le sujet, et surtout qui a le mérite de remettre un peu les choses à leur place en cette période de début d'été. Arrêtons de se prendre la tête avec le poids :)

Swap Continents Perdus, réception


Et voilà, après l'organisation, voilà venu le temps des colis arrivés ! C'est Gromovar qui m'a swappée, pendant que moi je swappais Anudar !

Bon, je vous préviens de suite, je n'ai malheureusement qu'une photo, la faute à moi qui ait oublié d'en prendre à l'ouverture, et à mon appareil photo qui bugge un peu en ce moment ! Mais bon, le principal, c'est le contenu non ?


Comme vous pouvez le voir ici, j'ai eu le plaisir de recevoir non pas un mais deux livres du Sir Arthur Conan Doyle, qu'à ma grande honte je n'ai pas encore eu l'occasion de lire, voilà, plus d'excuse pour moi !

Accompagnaient ce colis un paquet d'excellents cookies comme promis, au macadamia, mais il n'y en aura pas une trace ici, ils ont tous été mangés avant la photo XD

Il y a également un calendrier Van Gogh 2012 très sympa, et en plus ça tombe bien, je ne connais que très peu ses oeuvres, et les calendriers c'est vachement pratique pour noter plein de choses ^^ Quand à la carte, il ne lui reste plus qu'à rejoindre les autres sur mon mur !

Un grand merci à Gromovar et à Lhisbei pour l'organisation !

Vous trouverez le billet d'Anudar ici sur le déballage !

18 juin 2011

Le nom du vent, de Patrick Rothfuss



Auteur : Patrick Rothfuss - Traducteur : Colette Carrière
Editeur : Bragelonne - Parution : Novembre 2009
ISBN : 9782352943556 - Prix : 25 €


A propos de l'auteur

Patrick Rothfuss vit dans le Wisconsin, où il enseigne à l'université.
A ses heures perdues, il tient une chronique satirique dans un hebdomadaire, pratique la désobéissance civile et tâte de l'alchimie. Il aime les mots, rit souvent et refuse de danser. Le Nom du Vent est son premier roman.


Résumé

A l'auberge de La Pierre Levée, tenue par Kote, des évènements étranges se produisent, avant que le Chroniqueur arrive. Il est venu pour entendre l'histoire de Kvothe, ce héros de légende. Ecoutez son récit.


Ressenti

Dès son introducteur, ce livre n'a pu que me faire penser à celui de Laurent Kloetzer, Le royaume blessé, où on démarre un peu de la manière, comme un conte. Sauf qu'ici, à part le fait que nous ayons un Chroniqueur, ça n'est pas vraiment fait comme.

Nous allons découvrir l'histoire de Kvothe, magicien très puissant, et connu. Le lecteur n'en saura pour l'heure guère plus sur les exploits de notre jeune héros. L'auteur prend tout de même le temps dans les premiers chapitres de nous situer un peu, de présenter le monde, et surtout quelques personnages, notamment l'étudiant de Kvothe, Bast.

L'histoire sera contée sur trois jours, et ce livre est en réalité un premier tome, contenant uniquement le premier jour. Nous aurons droit au récit de l'enfance de Kvothe, et à son adolescence.

Nous sommes très vite emportés dans l'histoire de ce gamin, qui paraît juste au départ comme intelligent. Qui mémorise très vite, oui, mais dans sa famille, ça ne semble avoir vraiment d'importance. Ce sont des nomades, des artistes de cirque, et c'est là le principal. Jusqu'au jour où une rencontre change l'enfant, et jusqu'à celui où il devra quitter ce monde des arts. Je n'en dirais pas plus sur l'histoire en elle-même.

Notre personnage principal pourrait être assez facilement un "gros-bill". Soit un personnage très puissant, et sans défauts. Heureusement pour nous, il ne l'est pas. Kvothe reste un enfant, puis un adolescent, qui ne réfléchit pas toujours, et fait des conneries, ouf. Cependant, il est appréciable qu'on ait autour de lui des personnages un peu plus nuancés, puisque le héros reste tout de même avec une tendance à réussir beaucoup de choses.

Le petit défaut de ce livre, ce sont les transitions. En effet, on repasse de temps à autre au moment où l'histoire est dictée, et ces passages sont parfois assez abrupts, et difficiles à saisir. On en comprend mieux l'importance à la fin de ce premier tome.

Ca n'en reste pas moins un roman super agréable à lire, et dont j'ai vraiment d'avoir la suite entre les mains, il est très facile de s'attacher à Kvothe et aux autres personnages au final ^^ Un grand merci aux éditions Bragelonne pour m'avoir fait découvrir ce livre, reste plus qu'à attendre les second et troisième tomes !

Un été sans les hommes, de Siri Hustvedt



Auteur : Siri Hustvedt - Traducteur : Christine Le Boeuf
Editeur : Actes Sud - Parution : Mai 2011
ISBN : 9782742797226 - Prix : 18€


A propos de l'auteur

Ecrivaine américaine née en 1955, Siri Hustvedt est une poétesse, essayiste et romancière reconnue, dilômée en littérature anglaise de l'Université Columbia. Son premier roman, Les Yeux bandés est édité en 1992, et son troisième roman Tout ce que j'aimais connaît un succès international. En 2010, elle édite un essai La femme qui tremble, sur les troubles neurologiques qu'elle a étudiés dans les hopitaux psychiatriques. Ses œuvres sont traduites dans seize langues à ce jour. En France les écrits de Siri Hustvedt sont traduits par Christine Le Bœuf et publiés chez Actes Sud.


Résumé

Le mari de Mia la trompe avec une femme plus jeune, et veut faire une "pause". Après un épisode de folie, Mia décide d'aller se retirer quelques temps dans le Minnesota, près de la maison de retraite où est sa mère, et d'enseigner la poésie à des jeunes filles, le temps d'un été.


Ressenti

La première chose qui ressort à mes yeux en repensant à cette lecture, c'est la douceur, et la souffrance. Puisque oui, le personnage principal, Mia, souffre, et ce terriblement. Le mot "pause" a déclenché un basculement temporaire dans la folie, et ça n'est pas rien.

Pourtant, contrairement à ce que laisse croire cette introduction, ça n'est pas un livre triste. Nous avons certes la douleur d'une femme qui fait face à la trahison de son époux, mais nous avons aussi bien d'autres choses.

Tout d'abord, le cercle de jeunes filles du cours de poésie. On les voit à travers les yeux de Mia, et étant donné la diversité des personnages, il est assez aisé de se reconnaître un peu dans l'une des filles, chacune bien différente. Ce petit groupe d'adolescentes, il nous rappellera aussi à l'occasion, la cruauté que l'on peut avoir à cet âge-là, et les tourments ressentis.

Ensuite, nous avons la mère de Mia, et ses amies. Des femmes âgées, veuves, parfois un peu malades, d'autres en bonne santé. Étrangement paraissant sereines face à la mort qui n'est plus très loin d'elles. Il est très agréable d'avoir un point de vue plus âgé sur le monde, différent du sien, et qui apporte autre chose.

Enfin, nous avons l'amitié de Mia avec Lola, cette jeune mère débordée, avec un mari agressif, et qui tient malgré tout. On voit ainsi une belle relation se former entre ces deux femmes, qui peuvent se confier l'une à l'autre leurs peines.

Ce qui m'a personnellement un peu gênée, c'est la profusion de références littéraires anglaises notamment. Sans doute parce que la poésie et moi ne sommes pas de très bonnes amies, et que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire du Jane Austen, du Brontë, et tout ces classiques de la littérature anglaise.

Cependant, j'ai adoré la plume de Siri Hustvedt, et cette histoire douce pour moi, notamment avec tous ses personnages, si différents les uns des autres, et pourtant, les histoires d'amour, c'est pas vraiment ma tasse de thé. Il est si facile de se laisser emporter par l'écriture et par la voix de Mia...

16 juin 2011

Alexia - quand nous étions morts, de Francesc Mirailles



Auteur : Francesc Mirailles - Traducteur : Anne Calmels
Editeur : Hachette - Parution : Mai 2011
ISBN : 9782012021532 - Prix : 17 €


A propos de l'auteur

Ecrivain, essayiste, traducteur et musicien espagnol, Francesc Miralles Contijoch est né à Barcelone le 27 août 1968.
Sa "Symphonie d'Einstein", écrite avec Alex Rovira, a été traduite dans dix langues.


Résumé

Christian, un jeune espagnol de 17 ans, a perdu son frère jumeau quelques temps plus tôt, et ainsi, la joie de vivre. L'adolescent s'enferme dans la musique classique et dans les romans, jusqu'au jour où il est ensorcelé par une chanson, entendue à l'abord d'un cimetière. Quand il rencontre enfin la propriétaire de la voix, Alexia, sa vie bascule une nouvelle fois.


Ressenti

Au premier abord, le thème de ce roman pourrait paraître banal. Une histoire triste, puis une histoire d'amour avec une fille mystérieuse, un peu de fantastique, et voilà les ingrédients réunis pour nous faire un livre un peu à la Twiligth.

C'était sans compter l'ambiance particulière du livre. Ici, nous sommes presque dans le fantastique, mais pas vraiment, et plus dans une atmosphère gothique, où Christian se jette à coeur joie. En effet, l'adolescent est plongé dans les livres du romantisme, aime traîner dans les cimetières, tout comme la musique classique.

Mine de rien, c'est un univers qui n'est pas très souvent exploré dans la littérature adolescente, et qui est agréable ici. L'histoire d'amour qui est présente dans le récit ne gâche rien, puisque notre héros reste un être tourmenté, et on ne sombre pas non plus dans le mièvre.

La fin est également appréciable, et très surprenante !

7 juin 2011

L'oeil du monde, de Robert Jordan



Auteur : Robert Jordan - Traducteur : Arlette Rosemblum
Editeur : Pocket - Parution : 1997
ISBN : 9782266152556 - Prix : 8.20 €


A propos de l'auteur

Robert Jordan est un Sudiste comme on n'en fait plus.
Né en 1948 à Charleston (Caroline du Sud) sous le nom de James Oliver Rigney, initié par son père à la chasse et à la pêche et revenu vivre dans sa ville natale après un détour à la Citadelle - le célèbre collège militaire - d'où il sortit diplômé de physique et, un détour plus lointain au Vietnam, d'où il ramena beaucoup de médailles. Il a commencé en 1977 une carrière d'écrivain qui, à travers le roman historique (sous le pseudonyme de Reagan O'Neal) et le western (pseudo : Jackson O'Reilly), l'a amené, depuis 1986, à la fantasy.
Il est décédé en 2007 à la suite d'une mala
die orpheline, l'amylose.


Quatrième de couverture

Cinq d'entre eux viennent du Champ d'Edmond : Rand, Mat, Perrin, Egwene et Nynaeve.
Trois sont des étrangers : la Dame Moiraine, le guerrier Lan et le ménestrel Thom. Ils sont huit compagnons qui cherchent Tar Valon, la cité forte. Le Seigneur de l'Ombre a jadis voulu conquérir la Terre mais les Aes Sedai, maîtresses du pouvoir unique, l'ont repoussé. Pour se venger, il a inspiré à ses vainqueurs une folie meurtrière. Où est le Dragon qui guidait les Aes Sedai ? On dit qu'un jour il renaîtra pour délivrer l'univers.


Ressenti

Oui, la quatrième de couverture n'est pas complète, tout simplement pour éviter les spoilers. Vala.

La première chose à dire sur ce "second" tome en poche, c'est qu'on sent plus que jamais la coupure assez brutale qui a été faite, et c'est dommage. En effet, en anglais, les volumes 1 et 2 n'en forment qu'un seul, et c'est pour moi perceptible dans la lecture. Le premier tome était par exemple assez lent, prenant bien le temps de présenter un peu tout, tandis qu'ici, le rythme change.

Tout d'abord, notre petite troupe s'est retrouvée séparée, et on les suit, un groupe par chapitre. Le premier groupe, constitué par Mat et Rand, n'est pas celui le plus intéressant. On y apprend certes des choses essentielles pour la suite, mais bon ^^ Le second groupe est celui de Moiraine, Lan, et Nynaeve. On le croise assez peu au final, mais le jeu entre Lan et Nynaeve est à mourir de rire, d'autant plus que c'est l'occasion pour le lecteur de voir cette dernière un peu autrement qu'en personne très sévère ^^ Le dernier groupe, c'est donc Perrin et Egwene, qui font plein de choses intéressantes, mais dont Egwene est assez peu mise en avant. On la voit, on sait qu'elle est là, mais c'est à peu près tout.

C'est à peu près à la moitié du livre que les choses finissent par s'accélérer vraiment, et qu'on entre dans le vif du sujet.

Côté écriture, c'est toujours aussi agréable pour moi, par contre, comme toujours, l'auteur prend son temps, et même bien son temps, pour nous abreuver de descriptions, et notamment fourrer là dedans des indices pour la suite, sinon c'est pas drôle. C'est aussi assez sombre, puisque nos personnages sont mine de rien enfoncés dans la mouise jusqu'au cou, et plus le récit avance, plus ils s'enfoncent :)

Lecture commune faite avec Lael !

6 juin 2011

Les enfants d'Alexandrie, de Françoise Chandernagor



Auteur : Françoise Chandernagor
Editeur : Albin Michel - Parution : Avril 2011
ISBN : 9782226221315 - Prix : 22 €


A propos de l'auteur

Dès sa parution, L’Allée du Roi valut d’emblée à Françoise Chandernagor une reconnaissance internationale (plus de 2 millions d’ex en France, traduit en 15 langues, adaptation de Nina Companeez pour la télévision), confirmée par les 9 romans qui suivront (Leçon des ténèbres, L’Enfant des Lumières, La Chambre, etc…).
Depuis 1995, elle siège à l’académie Goncourt.


Résumé

Alexandrie, à l'époque de Cléopâtre. Ce n'est pourtant pas elle que nous suivrons tout au long de ce roman, mais plutôt la destinée de ces enfants, dont le destin est plus ignoré, et plus particulièrement, la vie de sa fille... Premier tome d'une trilogie.


Ressenti

Le sujet de ce livre m'a intéressée dès le départ. Prendre non pas le point de vue de la célèbre Cléopâtre, mais de celle de ses enfants ? C'est au moins original.

On est très vite plongés dans l'ambiance égyptienne, avec les superstitions de l'époque, la vie de la petite fille qui sait tout juste qui est sa mère. Et on grandit avec elle, on apprend à apprécier cette petite Séléné, qui doit épouser son grand frère plus tard, parce qu'il faut un couple pour gouverner l'Egypte. On voit aussi et surtout le personnage de Cléopâtre sous un jour différent, celui de mère.

C'est aussi un livre où on apprend par exemple, que nous n'avons aucune représentation réelle de la célèbre reine d'Egypte, qui pourrait donc être aussi bien belle que laide. Dans la seconde partie du livre, Séléné est plus âgée, et donc plus à même de comprendre. Ainsi, nous apprendrons un tas de choses sur la défaite de Marc-Antoine, et sur sa longue déchéance....

C'est donc un roman passionnant, mêlant aventure, passion, avec le point de vue d'une enfant forcée de grandir trop vite là dedans. Le prochain tome la verra-t'il un peu plus grande ? A voir !

2 juin 2011

Le blues du libraire, de Lawrence Block



Auteur : Lawrence Block - Traducteur : Robert Pépin
Editeur : Points - Parution : Mai 1998
ISBN : 9782020347136 - Prix : 7 €


A propos de l'auteur

Lawrence Block est un écrivain américain né le 24 juin 1938 à Buffalo (New York).
Il a écrit de nombreux romans policiers, avec principalement deux personnages récurrents : le détective privé Matt Scudder et le libraire/cambrioleur Bernie Rhodenbarr.


Quatrième de couverture

L'infâme cambrioleur/bouquiniste Bernie Rhodenbarr a juré de ne plus pénétrer chez autrui. Lorsqu'il apprend que les Gilmartin se rendront au théâtre un soir e la semaine suivante... il lutte, essaie de penser à autre chose. La tentation revient lorsque la belle Gwendolyn Cooper l'informe que les Nugent sont partis en Europe et que donc... C'en est trop, Bernie capitule. Mais dans l'appartement, c'est un cadavre qu'il découvre. Son vieil ennemi, l'inspecteur Ray, l'attend chez lui et l'arrête.


Ressenti

Je n'avais absolument pas prévu de lire ce polar un jour. Seulement, une des rares où j'allais à la bibliothèque, le titre m'a interpellée, et hop ! Me voilà repartie avec.

Bernie Rhodenbarr, libraire et cambrioleur, est un personnage sympathique dès le début. Lui, il fait son boulot, et après tout, cambrioler les autres, c'est marrant, faut être minutieux, et en plus, ça rapporte des sous. Si ce n'est pas formidable ?

Ce n'est pas vraiment ici une ambiance de polar à proprement parler, à dire vrai, on s'attache plus aux personnages qu'autre chose. L'intrigue est bel et bien là, mais n'est pas réellement prenante pendant une bonne partie du livre, et j'avoue volontiers m'être payée de bonnes tranches de rire avec ^^

Ca reste cependant un livre assez léger, et bien agréable à lire !