28 févr. 2011

Amours au temps du communisme, de Bessa Myftiu



Auteur : Bessa Myftiu
Editeur : Fayard - Parution : Janvier 2011
ISBN : 9782213655819 - Prix : 18,50 €


A propos de l'auteur

Docteur en Sciences de l'éducation, Bessa Byftiu est poète, traductrice, scénariste et romancière. Née à Tirana, elle habite aujourd'hui en Suisse, où elle enseigne à l'Université de Genève. Elle a choisi le français pour langue d'écriture.


Quatrième de couverture

Se coincer la verge dans la fermeture éclair de son pantalon et y voir un avertissement divin en faveur de l’abstinence, faire prescrire des antibiotiques à son chat en prévision de son propre avortement, réciter des vers passionnés d’Ismaïl Kadaré au milieu des chansons d’Abba, aller acheter un mouton pour un repas de fête et tomber nez à nez avec un char d’assaut soviétique… Telles étaient les petites ou grandes mésaventures auxquelles s’exposaient les jeunes gens amoureux, en Albanie, au temps du communisme.Légendes et superstitions d’un autre âge, structure patriarcale archaïque et intransigeante morale du progrès socialiste, finalement tout se confondait pour produire les mêmes préceptes : arriver vierge au mariage (pour les filles), éviter les mésalliances (pour les garçons), suivre les recommandations de ses parents plutôt que les élans de son cœur (dans tous les cas).


Ressenti

Construit en trois parties, ce roman nous raconte les premières amours de trois filles albanaises, coincées à l'aéroport, pour se rendre au mariage de leur amie commune.

Tout d'abord, on se retrouve clairement dans un environnement inconnu, celui de de l'Albanie, où les femmes ont moins de liberté, et dans un pays communiste. La première des trois filles a été mariée, et a un fils. Elle tombe amoureuse d'un homme qui ne pourra jamais se marier avec elle, femme impure, puisque n'étant plus vierge. Son histoire est assez triste, même si au final, cette partie est pleine de rebondissements, et c'est l'occasion d'en savoir un peu plus sur le contexte.

Les autres parties sont également intéressantes, la seconde notamment est pleine d'humour, et c'est au final un roman joyeux, qui se lit facilement et qui traite un peu des pays de l'est et de leur culture.

23 févr. 2011

La quête d'Espérance (trilogie), de Johan Heliot



Auteur : Johan Heliot - Illustrateur : Manchu

Editeur : L'Atalante - Parution : 2009-2010

ISBN : 9782841724796 (tome 1) - Prix : 10 € (chaque tome)


A propos de l'auteur


Né en 1970, Johan Heliot se consacre pleinement à l'écriture depuis 2002, après avoir enseigné dans un lycée professionnel. À ce jour, il a publié une septantaine de nouvelles et plus de trente romans chez de nombreux éditeurs (Mnemos, Denoël, Mango, Le Rocher, Folio, Syros, Flammarion…), dans tous les genres de l'imaginaire (science-fiction, fantasy, thriller, polar). Il écrit pour adultes comme pour la jeunesse, seul ou en collaboration avec Xavier Mauméjean.Johan Heliot vit dans les Vosges avec sa femme et ses chats.



Quatrième de couverture (tome 1)

Sous le commandement de la jeune Légyria, le vaisseau animal Espérance parcourt les pistes du désert, acheminant de précieuses cargaisons d'oasis en oasis.
Un matin, le bosco du bord, Orso, ancien mercenaire, aperçoit le ballet de charognards dans le ciel : les inquiétants oiseaux-machines sont sur le point d'attaquer un enfant naufragé qui erre dans le sillage d'Espérance. Orso se lance à sa rescousse. L'enfant prononce un premier mot : Izaïn - qui deviendra son nom.


Ressenti

Attention, il risque d'avoir des spoilers. Le premier tome est intéressant, se lit vite, et nous prend vite dans ses rets, en nous donnant envie d'en savoir plus sur Izaïn, le fameux parchemin. Le côté particulier de vaisseau-vivant m'a personnellement un peu fait penser aux navires des Aventuriers de la mer, de Robin, Hobb, mais le concept reste assez différent, avec cette affaire de poches, bien intrigantes pour moi ^^

Ce qui m'a beaucoup plu dans ce premier tome, c'est aussi l'autre intrigue développée, qui ne permet de ne pas être centré sur Izaïn, on découvre ainsi petit à petit tout un univers.

J'avoue honteusement avoir lu les deux derniers tomes bien après le premier, mais fort heureusement un petit résumé était prévu au début du tome 2, aidant ainsi à se remettre tout bien en place. Les choses s'accélèrent dans ce second tome, qui se lit tout aussi vite que le premier, on a un peu plus d'action, et surtout on en apprend plus sur ces histoires un peu politiques entre pirates, qui m'ont beaucoup. On découvre aussi petit à petit des traces de technologie, qui ne peuvent qu'intriguer le lecteur.

Le troisième et dernier tome n'est pas moins fluide que les autres, et bien plus riche en révélations, puisque nous allons enfin tout savoir, ou presque. Il était difficile pour moi de m'attendre à une fin pareille et autant de surprises, et c'est ma foi bien agréable... Une trilogie enfin finie que je ne regretterais pas !

20 févr. 2011

La parenthèse, d'Elodie Durand



Auteur/Illustrateur : Elodie Durand
Editeur : Delcourt - Parution : Mai 2010
ISBN : 9782756017037 - Prix : 14.95 €


A propos de l'auteur

Elodie Durand a étudié à l'école des arts décoratifs de Strasbourg, et a suivi les cours d'illustration de Claude Lapointe, Christian Heinrich et Joseph Béhé. Elle a obtenu en 2003 le DNSEP Communication "illustration" avec les félicitations du jury. Elle travaille également pour la presse enfantine et l'édition jeunesse (Actes Sud, Milan, Bayard...).


Résumé

Un morceau de vie, une lutte contre une mémoire défaillante, qui s'efface peu à peu, et contre la maladie.


Ressenti

En lisant la quatrième, j'ai cru à avoir à faire à un récit sur la maladie d'Alzeihmer, ou sur la sénilité. Quelque chose dont on sait à peu près que ça touche la mémoire, tout ça. Et bien non.

Dès les premières pages, on comprend que nous allons avoir ici un récit bouleversant, même si au début, on ne comprend pas. On nous raconte peu à peu les absences que la narratrice elle-même ne remarquait pas, ne voyait ces tranches d'existence disparaître dans l'oubli, et puis l'évolution, oublier ce que le médecin a dit, oublier d'y avoir été.

C'est très triste à ce niveau-là, puisqu'on ne peut que voir à travers la narratrice la dégradation de sa mémoire, tout ce qu'elle oublie, sa vie qui n'en est plus vraiment une, à ne rien se souvenir, et puis la façon dont elle remonte la pente, petit à petit, difficilement. Le graphisme de la bd est très beau également, et aide bien à se représenter ce que peut être une perte de mémoire.

Une très belle bd pour moi, mais également triste.

Magnus Million et le dortoir des cauchemars, de Jean-Philippe Arrou-Vignod



Auteur : Jean-Philippe Arrou-Vignod - Illustrateur : Karim Friha
Editeur : Gallimard Jeunesse - Parution : 3 mars 2011
ISBN : 9782070638901 - Prix : 17.50 €


A propos de l'auteur

Jean-Philippe Arrou-Vignod est né à Bordeaux en 1958. Boulimique de lecture depuis son plus jeune âge, il s'essaie très tôt à l'écriture et publie son premier roman en 1984 chez Gallimard. Il est aujourd'hui l'auteur de nombreux romans, tant pour la jeunesse que pour les adultes.


Résumé

Magnus Million, fils d'un millionnaire, 14 ans, est envoyé au pensionnat de son collège, où disparaissent peu à peu des élèves, et dans lequel apparaissent des créatures surgies de rêves... Parviendra-t'il à empêcher le monde des rêves d'envahir celui des vivants ?


Ressenti

Bien que notre héros soit le fils d'un millionnaire, on ne peut s'empêcher de ressentir très vite de la sympathie pour lui. En effet, sa mère est décédée depuis longtemps, et son père est un quasi-inconnu pour lui. Malgré cela, Magnus ne s'apitoie pas sur son sort, même si à l'école, il n'a pas non plus beaucoup d'amis. Il a les livres. Et une maladie, la narcolepsie.

Ce jeune garçon va se retrouver à devoir effectuer une quantité invraisemblable d'heures de colle, et pour ça, devenir interne. Imaginer un peu, un fils de riche, parmi tant d'autres élèves !

On pourra donc ainsi voir les liens qui se créent entre le personnage principal et les autres habitants du collège, et l'aventure venir petit à petit. C'est clairement un roman d'aventures, mais sympathique à lire !

14 févr. 2011

Le monde englouti, de J.G Ballard



Auteur : J.G Ballard - Traducteur : Michel Pagel
Editeur : Gallimard (Folio SF) - Parution : Janvier 2011
ISBN : 9782070398416 - Prix : 5.70 €


A propos de l'auteur

James Graham Ballard naît en novembre 1930 à Shanghai, alors concession britannique, où son père dirige une importante société de textile. A Cambridge, Ballard découvre le surréalisme, la science-fiction et la psychanalyse. Après avoir hésité entre médecine et littérature anglaise, il s'engage dans la Royal Air Force et commence à écrire. Sa première nouvelle paraît en 1956 dans la revue New Worlds. Marié et père de famille, il s'installe à Shepperton, dans la banlieue de Londres, et décide de se consacrer à l'écriture. Il publie plusieurs romans et s'impose peu à peu comme un écrivain de science-fiction important. En 1973, il publie Crash !, roman choc qui sera adapté au cinéma par David Cronenberg. Il poursuit la " Trilogie de béton " avec L'ile de béton et I.G.H. Il prend peu à peu ses distances avec la science-fiction et publie en 1984 Empire du Soleil, inspiré de son expérience en Asie, qui sera adapté au cinéma par Steven Spielberg. En 2003 paraît Millenium People. J G Ballard est mort le 19 avril 2009.


Résumé

Nous ne sommes pas très longtemps après notre ère, mais ne savons pas quand. A cause d'explosions solaires, le climat de la Terre a été radicalement modifiée, et celle-ci est progressivement envahi par la jungle et la chaleur... Le biologiste Robert Kerans est chargé d'étudier cette modification à Londres, et va voir la fin du monde.....


Ressenti

Au début, difficile de s'attacher à ce roman. On ne sait pas très bien où on est, ce qui se passe, à part que le personnage principal, Kerans, semble faire partie d'une unité d'exploration scientifique. Peu à peu, on comprend que nous sommes sur la planète qui se modifie lentement.

Pendant tout le roman ou presque, nous suivrons l'histoire dans des paysages de jungles aux allures d'enfer, où la nature reprend ses droits. Comment l'humanité va-t'elle survivre à ça ?

Ce qui m'a plu, c'est finalement d'imaginer que la situation de la planète est envisagée ici est quelque part "envisageable", puisque l'auteur imagine en fait que la couche d'ozone est dégradée, et donc que la Terre se réchauffe. On a aussi un peu d'aventures, avec l'arrivée du groupe "d'illégaux", qui font bien avancer l'histoire, tout en gardant l'intrigue qui m'a le plus intéressée, à à savoir la métamorphose. Je n'en dirais pas plus puisque ça serait vous spoiler, mais cette théorie m'a fascinée ^^

Le seul regret sera pour la fin, qui n'en est pas vraiment une pour moi, et un peu brute ^^

8 févr. 2011

La roue du temps, de Robert Jordan (tome 1)



Auteur : Robert Jordan - Traducteur : Arlette Rosenblaum
Editeur : Pocket (Rivages pour la 1ère édition) - Parution : 2005
ISBN : 9782266158237 - Prix : 8.10 €


A propos de l'auteur

Robert Jordan, de son vrai nom James Oliver Rigney, Jr. est un auteur de fantasy. Il commence à écrire en 1977. Sous d'autres noms de plume, il a également écrit des romans historiques (signés Reagan O'Neal) et des westerns (signés Jackson O'Reilly). Le 23 mars 2006, il a annoncé être atteint d'une maladie orpheline rare et grave, l'amylose, le traitement qu'il suivait pouvait lui laisser une espérance de vie moyenne de 4 ans. Mais le 16 septembre 2007, Robert Jordan a finalement été emporté par la maladie. Son œuvre la plus connue est La Roue du Temps.


Résumé

Aux-Deux-Rivières, le printemps tardif est sur le point d'être célébré, quand le village est attaqué, et lorsque que trois jeunes gens du village, Rand, Mat, et Perrin, apprennent qu'ils sont poursuivis par un cavalier noir. Ils doivent se réfugier à Tar'Valon en compagnie de Moiraine, l'Aes Sedai.


Ressenti

Ma première lecture de ce roman datait d'une bonne dizaine d'années. Evidemment, entretemps, j'ai largement eu le temps d'oublier des choses. Mais comme la fin de la série approche tout doucement, et qu'une lecture commune était proposée sur Livraddict, j'ai décidé de m'y remettre !

La première chose frappante dans ce roman, c'est la densité des informations. En effet, vous ne vous trouvez pas dans un roman "facile", mais dans un livre qui demande de la concentration, pour capter les informations que l'auteur vous donne en masse. La deuxième, c'est la lenteur du récit. L'auteur prend tout son temps ici, pour nous décrire ce qui se passe, et même ce qui ne se passe pas. Autrement dit, le monsieur met lentement en place son univers.

On qualifie souvent la Roue du Temps d'un classique de la fantasy, et pourtant, on ne peut pas vraiment dire que les personnages soient des caricatures. Les trois personnages principaux, des garçons, n'ont qu'une envie, rentrer chez eux au plus vite,e t retrouver le cours de leur vie, épouser des filles, tout ça. Et la dite-fille, Egwene, rêve d'aventure. Surprenant, n'est-ce pas ?

Dans ce premier tome, Rand est finalement assez banal. Un garçon avec beaucoup de force, qui veut apprendre à manier une épée, certes. Mais c'est tout. Mat attire déjà plus l'attention, à force d'agir sans réfléchir, tout le temps. Tandis que Perrin réfléchit trop avant d'agir, le calme incarné.

Nyaneve, la Sagesse, est pour moi le personnage le plus intrigant. On ne la connait pas vraiment, excepté son caractère, et on ne peut qu'essayer de deviner quelles sont ses intentions profondes. L'Aes Sedai Moiraine et son lige Lan sont deux personnages mystérieux également, mais qui ne m'ont pas vraiment touché dans ce tome-ci.

En clair, à mes yeux, ce tome sert plus à nous présenter un morceau de l'univers et les personnages qu'à autre chose. Si vous aimez les sagas longues, compliqués, épiques, et la fantasy, n'hésitez pas.

Ah, et le bémol de la fin, le découpage à la hache est déplorable. La fin du tome 1 n'est pas une fin, dommage !

Les avis des autres participants que je vous invite à consulter :

Les malheurs de Mille Plume, de Jacqueline Wilson



Auteur : Jacqueline Wilson - Traducteur : Cécile Dutheil de la Rochère
Editeur : Gallimard jeunesse - Parution : Janvier 2011
ISBN : 9782070632510 - Prix : 13.50 €


A propos de l'auteur

Jacqueline Wilson écrit à neuf ans son premier livre de 22 pages intitulé " meet the Maggots" qui parle d'une famille de 7 enfants. Elle étudie d'abord le secrétariat puis se lance dans le journalisme et dans l'édition .A 19 ans, elle épousa William Millar Wilson. Deux ans plus tard, elle eut une fille nommée Emma. À 24 ans, elle écrit ses premiers romans à destination des pré-adolescents. Tous ses livres sont illustrés par Nick Sharratt. Elle a remporté de nombreux prix, dont le "Children's Book Award" en 2000 et 2003 ainsi que le prix Tam-Tam pour Lulu Bouche-cousue. Elle vit aujourd'hui près de Londres. En 2008, elle a été élevée au rang de Dame de l'Empire britannique.


Résumé


Mille Plume est une petite fille abandonnée par sa mère à la naissance, et qui va vivre en famille d'accueil, où elle est heureuse. Malheureusement, à l'âge de cinq ans, elle doit retourner à l'orphelinat, pour recevoir une bonne éducation...


Ressenti


Londres, 1876. Millie Plume est une petite fille rousse comme le diable, que sa maman a abandonné à la naissance. Elle a été confiée à une famille qui est chargée de l’élever jusqu’à ses cinq ans, et la rendre à l’orphelinat, pour qu’elle y reçoive une bonne éducation. Elle doit là bas dire adieu à tout ce qu’elle a connu auparavant, se plier à des règles strictes, et surtout, apprendre tout le nécessaire pour être servante une fois adulte.

Agréable à lire, ce roman aborde le sujet sensible de l’abandon, et des placements en famille d’accueil. Jacqueline Wilson parvient très bien à éviter de faire un roman triste, puisqu’elle a choisi de nous raconter l’histoire de la petite Millie, joyeuse et dotée d’un fort caractère. Elle n’est certes pas exempte de défauts, mais a ses propres rêves et est très attachante. On a aussi ici un petit aperçu de la vie d’une jeune fille à Londres, en 1876. Histoire de terminer en beauté, le roman s’achève sur un avenir et des retrouvailles pleines d’émotions.

7 févr. 2011

Swap Magique Harry Potter



Je m'étais inscrite il y a quelques temps au swap organisé par Merrick, sur Livraddict, concernant Harry Potter ! Il s'agissait d'un swap en duo, et j'ai eu le plaisir de swapper Gerry, qui a reçu son colis préparé par mes soins, que vous pouvez voir ici !

Le mien est arrivé ce weekend, et place aux photos !


Le colis juste ouvert, tout encore emballé à l'intérieur !


Et voilà une fois déballé ! Il y avait donc les livres suivants :

- Petite éloge de l'ironie, de Vincent Delecroix
- L'irrésistible ascension d'Harry Potter
- Les Animaux fantastiques
- Secrets de druide
- Rencontre avec JK Rowling

De bonnes lectures et découvertes en perspectives !

Il y avait également des caramels et des bonbons que vous ne verrez, pour cause de dévorage XD Et je vais me faire plaisir de découvrir ces petits mini-jeux (la boîte mauve) !

Un gros merci Gerry !!

Coco la bite, de Gérard Delbet



Auteur : Gérard Delbet

Editeur : Bord du Lac - Parution : 2010

ISBN : 9782352080371 - Prix :



A propos de l'auteur

Gérard Delbet est un enseignant renommé, atypique et dérangeant. Il a commis deux recueils de nouvelles : Rue du Soleil en 1999 et La solitude est toujours la plus nombreuse en 3003. Il a aussi remporté de nombreux concours de nouvelles, notamment en 2008, celui des Éditions du Bord du Lot. Coco la bite est son premier roman.


Quatrième de couverture

Les enfants battus sont toujours d’accord avec tout. Ça les rend sympathiques. Et indétectables. Ils savent prendre leur mal en patience. Ils prennent le mal en patience. Ils l’attendent. Leur vie est réglée. Quand c’est le temps des sales quarts d’heure, ils savent qu’il faut laisser les flots s’exprimer. Ne rien retenir. Quand on a fini de pisser de peur, on pleure, quand on a fini de pleurer, on saigne. On a l’enfance bien occupée.Là-dessus, il est parti et ça m’a fait un grand trou d’amitié dans l’existence.


Ressenti

Nous suivons ici Coco la Bite, enfant qui grandit comme il peut dans une famille qui ne lui offre pas d'amour. Ils l'ont surnommé ainsi, parce que c'est seul son organe "normal". Oui, le petit garçon a un pied bot, un oeil qui dit merde à l'autre, est tout petit.

Ce qui m'a frappé dès le début de la lecture, c'est cette façon de retranscrire la pensée d'un gosse, si réaliste. J'ai vraiment eu l'impression d'avoir un enfant en face de moi, qui me parle pas. Coco la Bite, il s'est inventé son propre monde, il fait des courses de brosses à dent dans le caniveau, joue avec la prostituée de son immeuble.

Coco est aussi un enfant qu'on frappe, plus ou moins violemment, au gré des envies de sa famille. On a aussi à faire avec une vision très pessimiste de l'éducation nationale, puisqu'ici, le maître se fiche un peu de cet élève, ne s'inquiète pas de ses absences à répétition, ce malgré un envoi d'un an en famille d'accueil pour maltraitance.

Au final, j'ai adoré ce livre, même si des marques temporelles auraient pu être utiles de temps en temps ^^ Merci beaucoup à Babelio, et aux Editions du Bord du Lot pour ce partenariat !



2 févr. 2011

Les chemins de la liberté



Réalisateur : Peter Weir

Casting

Jim Sturgess: Janusz - Ed Harris : Mr Smith
Saoirse Ronan : Irena - Colin Farell : Valka
Mark Strong : Khabarov - Gustaf Skarsgard : Voss
Alexandru Potocean : Tomasz - Sebastian Urzendowksy : Kazik

Plus d'infos sur la page Allociné du film.


Synopsis

En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien.
Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début de l’aventure…
Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine.
Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde - alors sous contrôle anglais - est le but ultime.


Ressenti

Je suis allée voir ce film sans rien en savoir auparavant, juste en ayant vu la bande annonce quelques semaines avant. Et j'aurais regretté de ne pas l'avoir vu.

Les années 40, nous sommes en pleine guerre mondiale, et en Europe de l'Est, le communisme règne avec le camarade Staline à sa tête. Et bien évidemment, si l'on n'est pas d'accord avec le régime qui vous envahit, une accusation quelconque plus tard, vous voilà en camp de travail. C'est là le triste sort qu'ont connu Janusz, Mr Smith, Valka, Khabarov, Voss, Kazik, et Tomasz, nos héros.

Le camp de travail sibérien correspond malheureusement à la vision qu'on peut s'en faire, gouverné par certains prisonniers, froid, et cruel. Dès le début de l'évasion, c'est prenant et émouvant, puisque on sait très bien que ce qu'ils ont entrepris est fou et dangereux. L'émotion est plus grande encore à l'arrivée d'Irena, dont on comprend vite qu'il ne s'agit que d'une enfant, à laquelle on s'attache.

Côté histoire, voilà donc ce qu'on peut dire sans trop en dire non plus. Côté acteurs et jeux, rien à dire, je les ai tous aimé pour ma part. Quand aux paysages, ils sont tout simplement très beaux, et agréables à voir. En clair, un film à aller voir sauf si vous n'aimez pas les films tristes !