31 juil. 2010

Un bûcher sous la neige, de Susan Fletcher




Auteur : Susan Fletcher - Traducteur : Suzanne Mayoux
Editeur : Plon - Parution : A paraître le 26 août 2010
Prix : 22 € - ISBN : 9782259211413


A propos de l'auteur

Susan Fletcher est née à Birmingham en 1979. Elle a également vécu au Texas, dans l’Ohio, le Michigan, le Colorado et le Minnesota. Après avoir obtenu une maîtrise d’anglais à l’université de York, elle part pendant un an visiter l’Australie et la Nouvelle-Zélande. De retour en Angleterre, elle a fréquenté l’université East Anglia et obtenu une maîtrise en création littéraire. La fille de l’Irlandais, son premier roman, a été couronné par les deux prix littéraires les plus prestigieux attribués en Grande-Bretagne (le Whitbread et le Betty Trask Award) et s’est déjà vendu à 200 000 exemplaires en Angleterre.


Résumé

Nous sommes en février 1692, à Edimbourg. Dès que le dégel sera là, une femme, Corrag, sera brûlée vive, accusée de sorcellerie. Le révérend Leslie est venu ici, en quête de soutien pour le roi Jacques, exilé en France. Pour lui, la présumée sorcière va parler, et conter les évènements tragiques de Glencoe. Mais pas uniquement. Le révérend va écouter durant des mois Corrag lui raconter sa vie et son histoire, ce qui l'a menée dans le cachot où elle se trouve.


Ressenti

Au début, on pourrait croire qu'il s'agit d'un pur roman historique. Personnellement, je ne le classerais pas vraiment là dedans, même si les faits se passent en 1692. Le roman est découpé en sorte de chapitres, on débute par une lettre du révérend Leslie, et on continue avec le récit de Corrag. Cette façon de faire est très intéressante, car elle nous permet de voir l'évolution de Charles Leslie.

Corrag va nous raconter sa vie, qui n'a pas toujours été facile comme on peut s'en douter. On comprend aussi assez vite qu'à l'époque, le mot "sorcière" vient bien vite aux lèvres. C'est un roman qui est à la fois triste et joyeux, parce qu'il arrive tant de choses difficiles à cette jeune femme rejetée, et pourtant...

Elle nous fait prendre conscience de ce qu'on ne voit que trop peu, la beauté de la nature. Corrag est une femme qui prône les plantes et leurs bienfaits, qui est capable d'admirer l'hiver et la neige, et tout ce qui tombe sous ses yeux.

Le révérend quand à lui l'écoute dérouler sa vie dans les moindres détails, ne rien oublier, raconter des évènements tragiques tels la mort affreuse de sa mort, qui a simplement commis l'erreur d'être indépendante d'esprit, ou encore les comportements des soldats envers elle.

Lorsque le récit débute, Charles Leslie est empreint de l'esprit étroit de l'époque. Il la méprise, pense que son châtiment ne sera on ne peut plus mérité, tant ses pêchés sont grands. Et puis petit à petit, tandis que Corrag revit pour lui l'horreur du massacre de Glencoe, ses opinions changent, il évolue.

Enfin, je n'ai plus qu'une chose à dire, ce récit est juste magnifique et plein d'émotions. C'est bien écrit, et surtout très touchant. A lire sans hésiter.

Sans parler du chien, de Connie Willis



Auteur : Connie Willis - Traducteur : Jean-Pierre Pugi
Editeur : J'ai Lu SF - Parution : 5 février 2003 (version poche)
Prix : 8 € - ISBN : 9782290324912


A propos de l'auteur

Conteuse hors pair, elle collectionne les récompenses littéraires depuis ses débuts en littérature, à l'aube des années 1980.
On lui doit ainsi Aux confins de l'étrange (prix Locus du meilleur recueil de nouvelles 1994) ou Le Grand Livre (prix Nebula 1992, Hugo et Locus du meilleur roman de science-fiction 1993), dont elle reprend ici certains personnages.


Résumé

Tout ce que nous savons au début du récit, c'est que nous suivons un certain Ned Henry dans le passé, en Angleterre, et qu'il doit récupérer la potiche de l'évêque, dans la cathédrale de Coventry. En réalité, notre ami est un historien en voyage temporel. Sympathique, n'est-ce pas ? L'homme est ensuite chargé de réparer une incongruité temporelle créée par une de ses collègues, et nous voilà donc plongés dans l'Angleterre de 1888 !


Ressenti

Si vous vouliez un livre super carré dès le début, vous êtes mal barrés avec ce livre. En effet au début du récit, on ne comprend juste rien du tout. Ned, le narrateur, est en fait déphasé, et donc totalement confus. Nous voilà donc projetés dans le passé, avec seulement la moitié des informations et surtout des instructions XD

Tout simplement, c'est à mourir de rire. Oui, on est perdus au début, mais l'auteur prend quand même le temps un peu après d'expliquer un peu au lecteur ce qui se passe, et on comprend un peu mieux. Avant d'être aussitôt embarqués dans d'autres chapitres plein de rebondissements et assez loufoques ^^

Les personnages sont tous très super, en particulier "Princesse Juuujuuu" comme le dirait si bien la chère Tossie, qui est d'ailleurs horripilante au possible XD Mais chacun a son caractère, ses particularités, et c'est juste excellent ^^

On adore aussi toutes les petites références que l'auteur lance dans le récit, notamment sur les récits policiers et leurs ficelles, et sur les auteurs de l'époque victorienne ^^ Et trouver le mystérieux monsieur C, quelle affaire ! On dirait que mine de rien, notre narrateur n'a pas de chance avec ses missions, puisqu'il semble toujours être interrompu dans ce qu'il fait ou déranger ^^ On peut le plaindre je pense.

Le petit point noir pour moi, ce sont les passages sur les paradoxes temporels. J'avoue qu'au bout d'un moment, ça m'échappe un peu, et je m'embrouille les pinceaux ^^

En tout cas, si vous cherchez un roman pour mourir de rire en fantasy, vous avez trouvé ^^ Merci au cercle d'Atuan et à Vert pour cette découverte !

Vous pouvez aller voir leurs critiques ici :

à venir

24 juil. 2010

Le Magicien, de Jean-Marc Souvira



Auteur : Jean-Marc Souvira
Editeur : Pocket - Parution : août 2009 (version poche)
Prix : 7.30€ - ISBN : 9782266185387


A propos de l'auteur

Jean-Marc Souvira est commissaire divisionnaire dans la police judiciaire au sein de laquelle il exerce depuis vingt-cinq ans. Il dirige actuellement le service de la répression de la traite des êtres humains. Il s'est lancé dans l'écriture en 2004 et a coécrit le scénario du film GO FAST d'Olivier Van Hoofstadt, sorti en 2008 et coproduit par Luc Besson. Il vit à Paris avec sa femme et ses deux enfants. Le Magicien est son premier roman, il a reçu le prix des lecteurs " Goutte de Sang d'Encre ".


Résumé

Gabriel Lécuyer. A priori, un homme tout à fait banal, au fait près qu'il vient de sortir de prison, et qu'il fait de la "magie". A sa sortie, notre homme n'a qu'une idée en tête, reprendre son activité de tueur d'enfants, sans être apparemment inquiété.
Sauf que le commissaire Mistral, formé à de nouvelles techniques, est conscient qu'un seul homme est derrière ces meurtres...


Ressenti

Non, mon résumé ne vous spoile pas d'un pouce. Toutes les infos mises dans mon résumé sont présentes sur la quatrième de couv, et comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas ici face à un polar habituel, où on ne connait pas l'identité du tueur, et où on le cherche, élaborant toutes sortes de suppositions étranges.

Au début, avouons-le, j'étais sceptique. Comment arriver à maintenir le suspens si on sait déjà qui est le tueur ? Cependant, il faut avouer que l'auteur y est bien parvenu ici. Pour commencer, on est en fait beaucoup plus dans la tête du tueur que dans celle du commissaire. Le personnage de ce dernier est d'ailleurs un peu moins intéressant à mes yeux, simplement celui d'un enquêteur assez attachant, mais sans plus.

En revanche, j'ai adoré lire le délire de Gabriel, tout ce qu'il envisage pour ne pas être pris, et surtout, l'évolution de ce personnage. Il est totalement différent à la sortie de la prison d'à la fin du livre. C'est très intéressant de voir ça de l'intérieur.

En clair, si vous aimez les polars bien psychologiques et pas banals, vous aimerez celui-ci.

Lu dans le cadre du challenge Serial Killer

22 juil. 2010

The Lord of the Rings : The Return of the King



Attention, en raison de la popularité de l'oeuvre de J.R.R. Tolkien, cet article comprend de nombreux spoilers.

Réalisateur : Peter Jackson

Casting

Elijah Wood : Frodo Baggins - Sean Astin : Sam
Ian McKellen : Gandalf - Sala Baker : Sauron
Viggo Mortensen : Aragorn - Sean Bean : Boromir
John Rhys Davies : Gimli - Dominic Monaghan : Merry
Billy Boyd : Pippin - Christopher Lee : Saroumane
Hugo Weaving : Elrond

Plus d'infos sur la page Allociné du film.


Synopsis

Les armées de Sauron ont attaqué Minas Tirith, la capitale de Gondor. Jamais ce royaume autrefois puissant n'a eu autant besoin de son roi. Mais Aragorn trouvera-t-il en lui la volonté d'accomplir sa destinée ?
Tandis que Gandalf s'efforce de soutenir les forces brisées de Gondor, Théoden exhorte les guerriers de Rohan à se joindre au combat. Mais malgré leur courage et leur loyauté, les forces des Hommes ne sont pas de taille à lutter contre les innombrables légions d'ennemis qui s'abattent sur le royaume...


Ressenti

Visionnage en version longue, langue anglaise, sous-titres français.

Il se passe énormément de choses dans ce troisième volet, et étrangement, ce n'est pas celui qui me touche le plus.

Cependant, il y a toujours énormément de plaisir à retrouver tout notre petit monde, à commencer par les hobbits. Cette note de gaieté au début du film est vraiment appréciable, sachant que le reste est sombre et angoissant.

Une scène que j'aime beaucoup est celle du souvenir de Sméagol. Il est à la fois si différent de la créature qu'il est devenu, et si proche par instants. C'est très triste de voir ainsi son évolution. Un autre constat un peu amer au fil du film, c'est de se rendre compte que Frodo se met à agir comme lui petit à petit, qu'il est pris ainsi par l'anneau.

Un second passage un peu plus joyeux que j'avais oublié est le jeu à boire entre Gimli et Legolas, dans la forteresse du Rohan. L'absence d'ivresse et le comportement de l'elfe sont à mourir de rire ^^

Je trouve que ce film ci est très centré sur Aragorn, et sur son retour au Gondor. C'est un peu dommage, parce qu'au final, je n'ai pas trouvé qu'il y ait de scènes exceptionnelles à ce niveau-là. En revanche, l'opinion que les hommes ont des hobbits est consternante, et il est superbe que nos amis prouvent qu'ils sont aussi courageux que les plus grands qu'eux... Les mettre en avant lors du combat était une merveilleuse idée à mes yeux.

Le personnage d'Eowin est aussi bien traité, la scène du combat contre le cavalier noir étant juste sublime. "- No man can kill me. Die now. - I am not a man." J'adore. Même chose pour son courage et l'interdiction de combattre qu'elle reçoit en tant que femme. Son personnage affronte merveilleusement bien la guerre.

Il y a par contre une scène dont je n'ai pas trop compris l'utilité, où Aragorn voit le futur dans un rêve. Peut-être retrouverais-je le pourquoi dans le livre ^^ La description d'après la mort faite ce même personnage est très belle, et ça donne envie d'espérer que ça soit ça ^^

Que dire sinon que tant de scènes sont pleines d'émotion... Merry et Pippin lorsqu'ils se séparent et que l'un est blessé, la mort de Théodred, la rencontre d'Eowin avec Faramir, la caverne d'Arachne, l'amour si visible entre Frodo et Sam, leur courage, et tant d'autres...

Cependant, je suis dans l'obligation de vous dire une chose : pour moi qui ne pleure pas facilement devant un film, les scènes où apparaissent les Rohirrims sont pour moi magiques. Que ça soit dans le second film ou dans le premier, j'ai pleuré à chaque début de combat, quand leur compagnie arrive, et je les trouve magnifique.

Un film à voir et à revoir, ter.

21 juil. 2010

Quartier Lointain, de Jiro Taniguchi



Auteur : Jiro Taniguchi -Adaptateur : Frédéric Boilet - Traducteur : Kaoru Sekizumi
Editeur : Casterman - Parution : 15 novembre 2006
Prix : 25.95€ - ISBN : 9782203396449

Egalement disponible en deux volumes à 13.50€ chacun.


A propos de l'auteur

Révélé aux lecteurs occidentaux par Casterman au milieu des années 90, Jirô Taniguchi est devenu au fil des années un auteur à succès, dont les nombreux albums, à l’instar de Quartier lointain désormais adapté au cinéma, ont fidélisé un large public.


Résumé

Un homme, la quarantaine passée, qui se retrouve sans trop savoir dans le quartier de son enfance. Et soudainement, le voici qui retourne dans le passé, à l'époque de ses 14 ans, et qui retrouve sa famille encore en vie, et tous les émois de la vie d'adolescent.


Ressenti

En règle générale, je ne lis que très peu de bd, mais celle-ci est après tout très connue et appréciée, donc, pourquoi pas ^^ Et je ne regrette pas du tout.

Au début, un peu surprise du dessin en noir et en blanc, mais finalement, ça ne dérange qu'un instant. Etrangement, ça donne peut-être plus de poids au personnage. Le dessin est très agréable également, très fin et précis, qui donne l'impression que chaque trait a été extrêmement soigné ^^

Mais ce qui m'a vraiment plu, c'est l'histoire. Au début, c'est assez classique. Notre héros est revenu à l'époque de ses 14 ans, dans la peau de ses 14 ans, et il faut bien s' y réhabituer, retrouver les plaisirs de la vie de cet âge-là... On voit ici très bien la différence de pensée entre un homme de 48 ans, et un ado de 14 ans. Le premier trouve très intéressant d'apprendre plein de choses, le second préférait profiter de la vie.

Là où le récit devient vraiment intéressant, c'est lorsqu'on apprend que le père du héros est parti l'année de ses 14 ans, et qu'il va donc revivre ces évènements. Le bref aperçu du futur, qui nous laisse voir ce que pensent ses proches de lui, est vraiment bien fait.

Par contre, ne vous y trompez pas, ça n'est pas vraiment une BD pleine de rebondissements et d'action, mais plutôt de réflexion. Si vous appréciez ce genre de BD, vous aimerez sans doute celle-ci autant que moi ^^

17 juil. 2010

The Lord of the Rings : The Two Towers



Attention, en raison de la popularité de l'oeuvre de J.R.R. Tolkien, cet article comprend de nombreux spoilers.

Réalisateur : Peter Jackson

Casting

Elijah Wood : Frodo Baggins - Sean Astin : Sam
Ian McKellen : Gandalf - Sala Baker : Sauron
Viggo Mortensen : Aragorn - Sean Bean : Boromir
John Rhys Davies : Gimli - Dominic Monaghan : Merry
Billy Boyd : Pippin - Christopher Lee : Saroumane
Hugo Weaving : Elrond

Plus d'infos sur la page Allociné du film.


Synopsis

Après la mort de Boromir et la disparition de Gandalf, la Communauté s'est scindée en trois. Perdus dans les collines d'Emyn Muil, Frodon et Sam découvrent qu'ils sont suivis par Gollum, une créature versatile corrompue par l'Anneau. Celui-ci promet de conduire les Hobbits jusqu'à la Porte Noire du Mordor. A travers la Terre du Milieu, Aragorn, Legolas et Gimli font route vers le Rohan, le royaume assiégé de Theoden.


Ressenti

Visionnage en version longue, langue anglaise, sous-titres français.

J’étais intimement persuadée de l’avoir déjà vu en version longue, mais il s’est avéré au fil du film, qu’en fait, si je l’ai vu en version longue, j’avais oublié certains passages.

Bref, le film démarre sur Gandalf dans la Moria, qui affronte le terrible Balrog, ou plutôt qui chute avec lui. Cette scène est très belle à mon goût, on y voit bien mieux le démon, et surtout on a l’impression que les deux combattants tombent au centre de la terre lors de leur descente. C’est très bien fait.

En revanche, le coup de « en fait c’est un rêve que fait Frodo », c’est un peu dommage, on se demande bien comment il aurait pu rêver de ça pour le coup, malheureusement, il n’y aura pas une seule explication plus tard à ce sujet.

On assiste ensuite aux premières « vraies » apparitions de Gollum. On l’aperçoit vaguement dans le premier film, mais ici, le voici en vrai. Quand on sait un travail de synthèse, on ne peut que l’admirer, c’est juste magnifiquement bien fait. J’apprécie vraiment ce personnage, dès le début, il est intrigant, et on comprend totalement l’hésitation de Sam à lui faire confiance.

De plus, dans cette partie du film, on est vraiment dans des paysages très rocheux, sombres, et à vrai qui donnent bien le ton. Juste après, on passe à la course-poursuite entre les hommes et le groupe d’Aragorn, Legolas, et Gimli, et c’est avec un grand plaisir que ces deux derniers prennent enfin un peu plus de consistance, notamment Gimli avec son caractère de nain.

On voit aussi un peu la situation quelque peu désastreuse du Rohan, qui contribue pour moi à cette ambiance très sombre. La scène des Orcs et Uruk-Hai est sympathique également, leur aspect les fait ressembler à des animaux, mais leurs paroles et comportements leur donnent un peu de caractère, et c’est bien sympathique ^^

La première apparition des Cavaliers du Rohan est assez impressionnante également, on ne peut qu’admirer leur puissance. Là aussi, j’ai pu voir une scène qu’il ne me semblait pas avoir déjà vue, la découverte du corps du fils de Théoden, Théodred, mais pas très intéressante au final.

En revanche, la découverte des Ents, c’est juste magique. Les personnages de Merry et Pippin sont très expressifs, et c’est un pur bonheur de les voir dans cette situation assez déconcertante, il faut bien l’avouer.

Après ça, il y a quelques longueurs. Gandalf est de retour après une très belle scène, et Théodren est libéré, de façon assez simple semble-t’il. A croire que Gandalf est presque devenu invincible après sa transformation. Une nouvelle scène inconnue, celle de l’enterrement du fils de Théodren, et du chant d’Eowin. Dommage qu’il n’y ait pas de traduction du chant, qui était très beau, retranscrivant bien la douleur des personnes présentes.

Pendant ce temps, Frodo, Sam et Gollum continuent leur voyage, avec quelques scènes étonnantes, comme celle du marais, terrifiante, et la meilleure pour moi, celle de Gollum. On a l’impression d’avoir deux Gollum qui s’affrontent, Sméagol et Gollum. C’est juste magnifique. J’aime beaucoup voir dans l’avancement du film les changements de Frodo, qui, lentement mais sûrement, est pris par l’Anneau.

Une nouvelle scène inconnue m’a fait beaucoup rire également, celle du ragoût d’Eowin, qui, si on juge la tête d’Aragorn, ne doit pas être bien fameux ^^ Je trouve que ça nous montre bien la jeune fille qui est bien entichée de lui, sans être trop lourd ^^ Gimli est aussi génial durant cette partie du film, montré comme un bon-vivant très drôle. Ca nous change un peu de l’ambiance très sombre.

Dans les scènes suivantes, j’ai apprécié de voir un peu Arwen, mais c’est dommage de savoir que ces passages n’existent pas du tout dans les livres. Cependant, ils sont très agréables à voir, plein d’émotions.

Peu après, on a la rencontre avec Faramir, capitaine du Gondor, et encore une scène inconnue à mon bataillon, scène que j’ai adorée, où l’on retrouve Boromir et Faramir, et où l’on constate le comportement odieux de leur père. J’ai trouvé cette scène importante pour comprendre vraiment ensuite pourquoi Faramir veut donner l’anneau à son père, espérant ainsi sa reconnaissance.

La fin du film est ensuite prise par la bataille du Gouffre de Helm, très impressionnante bien évidemment, et très drôle, où Legolas et Gimli sont à mourir de rire avec leurs comptes. Le must, c’est quand même pour moi la fin de la bataille. J’ai failli en pleurer devant la beauté de cette scène.

Derniers moments du film, la bataille des Ents, très drôle pour moi, et les découvertes de nos hobbits ^^ J’ai aussi beaucoup apprécié le changement de comportement de Gollum, qui je trouve est bien expliqué.

Un film à revoir encore et encore, bis.

14 juil. 2010

The Lord of the Rings : The Fellowship of the Ring, extended version, 2001



Attention, en raison de la popularité de l'oeuvre de J.R.R. Tolkien, cet article comprend de nombreux spoilers.

Réalisateur : Peter Jackson

Casting

Elijah Wood : Frodo Baggins - Sean Astin : Sam
Ian McKellen : Gandalf - Sala Baker : Sauron
Viggo Mortensen : Aragorn - Sean Bean : Boromir
John Rhys Davies : Gimli - Dominic Monaghan : Merry
Billy Boyd : Pippin - Christopher Lee : Saroumane
Hugo Weaving : Elrond

Plus d'infos sur la page Allociné du film.


Synopsis

Qui aurait jamais imaginé que l'Anneau Unique échouerait entre les mains d'un hobbit ? À Mordor, le sombre Sauron lève une armée d'orques pour envahir les Terres du Milieu. Il ne lui manque que son Anneau, disparu il y a des siècles après que Isildur s'en fût emparé. Lorsque Gandalf le magicien réalise que l'anneau que Bilbo a cédé à son neveu Frodon est celui qui les surpasse tous, il sait qu'il est déjà tard.


Ressenti

Visionnage de la version longue en anglais, sous-titres français.

C’était pour moi un revisionnage, mais toujours autant de plaisir à le revoir, et la première fois en anglais sous-titré français. On débute par une voix off que je considère comme elfique, qui raconte l’histoire de la première guerre pour l’anneau, comment il fut créé, et son histoire.

On est ainsi déjà dans le bain. Ensuite, on passe à des plans plutôt joyeux, et on découvre la Comté et Hobbitbourg par les yeux de Bilbo Biggins. Celui-ci s’apprête à fêter ses 111 ans en joyeuse compagnie, et tout semble aller parfaitement bien. Cependant pour l’œil attentif, on remarque que notre Hobbit est particulièrement attaché à son anneau, et semble craindre de le perdre. Gandalf le Magicien Gris et Frodo font ensuite leurs premières apparitions, suivis par Sam, Pippin, et Merry. L’histoire suit tranquillement son cours, Bilbo quitte la Comté pour la demeure des Elfes, et lègue ainsi tous ses biens à Frodon, y compris l’anneau, non sans difficultés. Suite à ça, Gandalf repart quelque peu précipitamment, empreint de doutes quand à l’anneau, comme on peut le deviner.

Cette première partie du film est plutôt joyeuse, et sert à nous présenter un peu l’univers dans lequel on va évoluer. Elle est très agréable, surtout que la suite s’assombrit bien vite. Les paysages sont superbes, tout comme l’ambiance musicale très gaie mise en place. On peut regretter qu’il manque des passages, comme la forêt de Tom Bombabil, et son départ. J’ai aussi déploré le départ de Frodo, qui est totalement différent et beaucoup plus préparé dans le livre si mes souvenirs sont bons. La rencontre avec Aragorn au Poney Fringant est également différente, et on peut malheureusement douter de la crédibilité dans le film, où nos quatre hobbits suivent Grands-Pas sans se poser de questions ou presque. Dommage de les rendre aussi naïfs.

Je n’ai malheureusement plus en tête toutes les péripéties qu’il arrive aux Hobbits pour aller jusqu’à Fondcombe, mais celles décries par le film sont intéressantes, et nous permettent de les connaître un peu mieux, chacun ayant son caractère bien défini ^^ Leur bravoure est superbe lors du combat contre les Spectres, et l’ambiance magnifiquement retranscrite. En revanche, l’arrivée d’Arwen n’est pas très claire, puisqu’elle apparaît différamment à Frodo des autres. Il est difficile de savoir si c’est à cause de sa blessure ou pas, même si on peut le soupçonner.

J’ai beaucoup aimé la course poursuite des Spectres contre Arwen, dont l’actrice, si elle n’est pas doublée lors de cette scène, semble être plutôt bonne cavalière, et avoir une bonne maîtrise de sa monture. La scène de l’eau qui se déchaîne est également impressionnante, et rappelle bien la puissance des éléments.

La partie qui se passe à Fondcombe est aussi très agréable, mais les Elfes y sont au final peu présents, et c’est dommage. Avec le recul, pendant le reste du film, j’ai réalisé qu’en fait, la « trahison » de Boromir était plutôt prévisible, on voit bien son évolution tout au long du film.

En revanche, déception à ce revisionnage : en fait, Legolas et Gimli y sont très peu présents. Ou plutôt, on les voit, mais ils ne sont pas vraiment approfondis, et on ne s’y attache pas comme on peut le faire après.

Le passage de la Moria est quand à lui magnifique. Le cadre est superbe, on imagine sans peine la splendeur que devait être autrefois la forteresse. Mon seul regret à ce passage est de ne pas vraiment savoir ce qui a causé la perte des nains, l’apparition du Baldur, ou l’attaque des Gobelins… Les scènes de combat sont superbes à voir, et parfois même marrantes (le coup du cache-cache à moitié entre Frodo et l’ogre par exemple ^^). Et évidemment, on achève cette partie par un magnifique coup de théâtre, à savoir la disparition de Gandalf, qui est juste superbe. Les réactions des personnages sont très bien jouées.

La Lothorien quand à elle rattrape le passage de Fondcombe. On peut là vraiment admirer la splendeur des elfes et leur puissance, en particulier lors de la scène de la reine Galadriel. L’attrait de l’anneau est très bien représenté ici. Je trouve que c’est à partir de là que le film commence à devenir vraiment sombre, on sent beaucoup plus le danger.

Les paysages de la fin du film sont aussi superbes, en particulier le fleuve avec ces statues des rois gardiens. Le film s’achève sur le combat héroïque de Boromir, qui est ici sublime pour moi. Sa bravoure est très bien retranscrite.

Un film à revoir encore et encore.

11 juil. 2010

L'Offrande Secrète, de Roland Vartogue



Auteur : Roland Vartogue - Illustrateur : Bruno Laurent
Editeur : Mille Saisons - Parution : novembre 2008
Prix : 23€ - ISBN : 9782952564656

Premier tome du cycle La Fortune de l'Orbiviate


A propos de l'auteur

Roland Vartogue est né de la rencontre de Romain Aspe et Nicolas Delong. Il est pour eux le vecteur de leurs goûts et de leurs passions communes, une entité nécessaire à l'élaboration du monde de l'Orbiviate. Cet auteur fictif est créé avec ce qui deviendra l'Offrande secrète , premier tome de la Fortune de l'Orbiviate .

Interview disponible ici.


Résumé

Les dieux n'ont pas achevé leur oeuvre, et le monde n'est qu'une ébauche éphémère. Seules quelques cités et le territoire des hommes, qui ont gagné la faveur des divinités, sont stables. Partout ailleurs, ce sont les Terres Ephémères, où tout peut changer à chaque instant.

C'est dans ce contexte que commence l'histoire, où soudainement l'équilibre est rompu, et une cité autrefois sûre deviendra éphémère... Pour comprendre ce qui se passe, nos héros devront affronter les terres des dieux.


Ressenti

Ce qui est très attirant dans ce roman, c'est le concept de terres instables. L'histoire du monde de l'Orbiviate, leurs légendes, tout est très creusé, et on appréciera par exemple le récit de la création et de la division des dieux.

Tout au long du récit, les Terres Ephémères sont bien exploitées, et attisent la curiosité du lecteur par une idée des plus originales.

Cependant, ici j'ai eu plus l'impression de lire un récit de voyage qu'un roman de fantasy. La majeure partie du roman repose sur la quête de Joris et de ses compagnons, qui n'est pas des plus exaltantes, surtout la fin très sobre.

La déception du roman, pour moi du moins, ce sont les personnages. Celui de Joris, qui est pourtant l'un des personnages principaux, a eu un mal fou à m'attacher à lui, et ne semble pas très travaillé. Celui de Darien, le mercenaire, est plus accrocheur au début, mais reste finalement assez classique, et ne sort pas du lot. Le constat est le même pour Perval, intéressant, mais on reste dans un cliché de l'artiste rêveur, voire même un peu lunatique, ce qui lui donne au moins un peu de consistance.

La fin a été une déception pour moi, qui m'attendait à des révélations, un peu de suspens, pour provoquer l'envie de lire la suite, mais non. Difficile de voir d'ici comment les auteurs vont faire revenir leurs personnages, et pourquoi, et surtout comment vont-ils retrouver leurs vies....

Si on fait un point, l'idée est très intéressante, le monde très travaillé, malheureusement le bât blesse pour moi au niveau des personnages, un peu trop simples à mon goût. Pour un premier roman écrit à deux, c'est tout de même un bon livre, qui se lit bien, mais qui n'est pas exceptionnel.

4 juil. 2010

La tour de Babylone, de Ted Chiang


Auteur : Ted Chiang - Traducteurs : Pierre-Paul Durastanti et Jean-Pierre Pugi
Editeur : Folio SF - Parution : 30/04/2010
Prix : 7.10€ - ISBN : 9782070406883

Nouvelles

A propos de l'auteur

Ted Chiang est né en 1967 à Port Jefferson, Etat de New York.
Il vit actuellement dans la région de Seattle où il travaille dans l'industrie informatique.


Ressenti

La tour de Babylone : Nouvelle intéressante, peut-être un peu longue. Etrangement on se trouve dans un univers médiéval, où le seul but est de toucher la cime des cieux. Y parviendront-ils ? Que trouveront-ils au sommet ?

Comprends : Nous voilà partis dans la SF pure et dure, où un homme parviendrait à l'intelligence ultime grâce à des injections d'un médicament expérimentale, l'hormone K. C'est l'histoire de cet homme, et de la façon dont son intelligence évolue, ainsi que sa vision du monde. Nouvelle passionnante pour moi.

Division par zéro : Malheureusement, cette nouvelle est l'exemple typique de "pourquoi la science-fiction c'est pas toujours tip top pour moi". Chaque chapitre est séparé en deux, l'un reprenant le passé, l'autre le présent, et des explications scientifiques. Il est très louable à l'auteur de vouloir me faire partager ses équations, mais dommage pour lui, je n'y comprends absolument rien, et ai souvent été à deux doigts de sauter les paragraphes qui parlaient de la théorie. C'est dommage, car le reste de la nouvelle, la façon dont une découverte peut bouleverser une vie, est intéressant.

L'histoire de la vie : Ici également, l'auteur a voulu développer certaines théories un peu rébarbatives sur le langage, mais heureusement plus compréhensibles que dans la nouvelle précédente. J'ai beaucoup apprécié les tentatives de communiquer et de se faire comprendre par les extraterrestres en visite chez nous, et le parallèle avec sa fille.

Soixante-douze lettres : Très honnêtement, au début, cette nouvelle m'a parue des plus obscures. Des poupées d'argile, des automates, voilà qui paraît bien compliqué, surtout quand on ajoute le concept des "mots" qui contrôlent. Cette idée fait un peu penser aux mots de pouvoir qu'on trouve dans la Belgariade. La nouvelle est assez longue, mais intéressante, et on y trouve certaines idées (l'extinction de la race humaine par exemple) qui laissent pensifs.

L'évolution de la science humaine : Nouvelle très courte, j'y ai personnellement vu peu d'intérêt, et elle m'a paru assez incompréhensible, avec trop d'éléments pour saisir le récit.

L'Enfer, quand Dieu n'est pas présent : Voilà une histoire sur la religion, sur Dieu, et sur des apparitions angéliques. La femme de Neil Fisk est morte au cours de l'une de ces apparitions, alors que d'autres guérissent, ou assistent à des miracles. C'est un peu une histoire pour comment croire en Dieu malgré les circonstances.

Aimer ce que l'on voit : un documentaire : Comme son nom l'indique, cette nouvelle est construite sous forme de reportage, ce que j'ai trouvé très intéressant, il est très agréable d'avoir ici différents points de vue qui reviennent plus ou moins régulièrement. Le concept également de la beauté qui influence est très intéressant, et pousse à la réflexion.

1 juil. 2010

Les Maîtres parleurs, de Jean-Sébastien Blanck


Auteur : Jean-Sébastien Blanck - Illustrateur : Jonathan Bousmar
Editeur : Alzabane Editions - Parution : octobre 2009
Prix : 13.50€ - ISBN : 9782952819275


A propos de l'auteur

Jean-Sébastien Blanck est né en 1970, à Neuilly-sur-Seine (92). Après des études de Lettres Modernes à la Sorbonne (Paris), il publie en 1990, dans la « Nouvelle Revue de la Sorbonne » sa première nouvelle en feuilleton.
Grand reporter pour la presse quotidienne régionale jusqu’en 2004, puis responsable éditorial d’une agence d’édition, il a créé, avec plusieurs partenaires, Alzabane éditions en juin 2007. Il dirige la collection « Histoires d’en rêver » et réalise - comme auteur - de nombreux ateliers et rencontres en écoles et collèges.


Résumé

Le Roi Monde est très malade, et insatisfait de certains de ses sujets. Le Monde, c'est le dirigeant d'une cité, dont vont être expulsés le Magistrat, l'Alchimiste, l'Argentier, la Madone, et l'Automate inefficaces, et surtout bien trop bavards à son goût... Que se passera-t'il lorsqu'ils les convoquera pour s'expliquer ?


Ressenti

Difficile de résumer une histoire comme celle-ci. A première vue, on pourrait croire que c'est un conte moralisateur, donc pas très agréable. Fort heureusement pour nous, les personnages sont ici drôles, plutôt vantards, trop bavards, et surtout persuadés de leurs compétences, alors que leur inefficacité est évidente...

Les illustrations sont également agréables à voir, et illustrent très bien le texte, elles donnent en fait l'impression de vraiment couper le texte, et d'éviter de penser qu'il y en a trop. Elles ont un aspect un peu ancien, mais qui est très appréciable pour un conte comme celui-ci.

J'aime beaucoup la fin en particulier, qui donne un faux espoir aux protagonistes, mais qui aussi leur rabat le caquet, et, avouons-le, on en rêvait tous XD. Conclusion, c'est un conte très sympathique et drôle, à conseiller aux enfants qui savent déjà lire seuls !


Merci beaucoup aux éditions Alzabane pour leur partenariat, et à l'opération Masse critique organisée par Babelio !