16 mai 2013
American Darling, de Russell Banks
Auteur : Russell Banks - Traducteur : Pierre Furlan
Editeur : Actes Sud - Parution : 2007
ISBN : 9782742765157 - Prix : 10.70 €
Ressenti
A mes débuts dans mon métier, ce livre est l'un des premiers que mes collègues m'ont conseillé. Ils ont fini par me dire "en fait, lis tout Russell Banks". Et c'est ainsi que j'en suis venue à le découvrir par Sous le règne de Bone, et finalement par celui-ci. Il est unanimement considéré comme son chef d'oeuvre, son meilleur roman, allez savoir pourquoi j'ai mis tant de temps à le lire.
Tout commence en 68, avec Hannah, activiste des Wearthers Mens, qui va devoir fuir son pays. On la suit dans son parcours, on approuve (ou pas) son parcours politique, et pour finir, sa fuite éperdue en Afrique. C'est ainsi que le lecteur va se retrouver avec elle dans un pays dont on connaît le nom mais sans en savoir forcément le plus, le Liberia. Et son histoire est ma foi passionnante.
J'ai suivi Hannah avec parfois suspicion, tendresse, et dégoût par moments. Comment une guerre peut-elle en arriver là ? Comment l'être humain en réalité peut-il devenir aussi bestial ? C'est une réflexion qui est menée ici, et qui donne aussi un point de vue sur les nombreux conflits en Afrique, même ce roman couvre plutôt la période 1960-1990/2000.
En gros, un énorme coup de coeur pour ce roman. Je me savais déjà fan depuis longtemps de Russell Banks, et ça continue.
A propos de l'auteur
Né en 1940, Russell Banks, sans conteste l'un des écrivains majeurs de sa génération, est président du Parlement inter-national des écrivains et membre de la prestigieuse American Academy of Arts and Letters. Son oeuvre, traduite dans une vingtaine de langues et publiée en France par Actes Sud, a obtenu de nombreuses distinctions internationales. Il vit dans l'Etat de New York.
7 mai 2013
Dire son nom, de Francisco Goldman
Auteur : Francisco Goldman - Traductrice : Guillemette de St-Aubin
Editeur : Belfond (10/18 en poche) - Parution : 2012
ISBN : 9782264055491 - Prix : 8.90 €
Ressenti
Ce fut ma première rencontre avec l'auteur, pour la simple et bonne raison qu'il n'est pas très prolifique, et assez peu traduit en France. Il faut dire qu'à première vue, ce roman avait peu de chances de croiser ma route, même s'il a été primé à sa sortie en grand format. Tout simplement parce que c'est un roman sur le deuil, et pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit de son épouse, Aura. Or, c'est un thème qui est loin d'être évident à traiter, et ce genre de romans me paraît parfois trop intime.
Cependant, rater ce livre aurait été une grossière erreur. Dès la quatrième de couverture, on peut sentir la poésie des mots, l'amour, et la magie de cette relation. Ce n'est pas réellement un roman sur le deuil, mais plutôt un hommage à Aura, son amour morte trop tôt dans un accident. C'est un hommage à une femme que l'on imagine facilement, dont on tombe amoureux tout autant que l'auteur, et finalement, une ode à la vie.
Vous le comprendrez, ce n'est pas un roman sur lequel mettre des mots est facile. Et pourtant, l'auteur a un véritable talent pour rendre le texte magique. On vit avec lui, on voit à travers ses yeux cette relation trop courte, leur amour, on découvre le Mexique et l'Amérique du Sud, on voyage à travers leurs cultures respectives.
Très simplement, je terminerais en disant qu'à mes yeux, ce roman est une petite pépite d'émotions brutes, un roman qui vous fera rire, tomber amoureux, pleurer. Un roman qui mérite une chance.
A propos de l'auteur
Francisco Goldman est né en 1954 à Boston. Écrivain et journaliste, il enseigne au Trinity College dans le Connecticut. Il est l'auteur de quatre romans et d'un ouvrage de non fiction, The Art of Political Murder (2007). Il a reçu le Sue Kaufman Prize of American Academy of Arts and Letters pour son premier livre.
Son second roman figurait parmi les finalistes des prestigieux International IMPAC-Dublin Literary Award et du Los Angeles Times Book Prize. Sa femme, Aura Estrada, est morte tragiquement à l'âge de trente ans, en 2007. C'est en son honneur qu'il a créé et dirige le Aura Estrada Prize remis tous les deux ans à une femme de moins de trente-cinq ans écrivant en espagnol et vivant aux États-Unis ou au Mexique.Francisco Goldman partage son temps entre Brooklyn, New York et Mexico.
18 avr. 2013
Du sel sous les paupières, de Thomas Day
Auteur : Thomas Day - Illustrateur : Aurélien Police
Editeur : Gallimard - Parution : 2012
ISBN : 9782070443093 - Prix : 7.50 €
Ressenti
Il est probable qu'en temps normal, je n'aurais pas lu ce livre dont la quatrième ne m'inspirait pas plus que ça. Mais le hasard a voulu qu'on me l'offre (n'est ce pas Tigger Lilly), et puis finalement, la perspective de passer quelques heures en compagnie de Judicaël à Saint-Malo était plaisante.
L'ennui, c'est qu'il m'a été difficile d'accrocher réellement à ce texte. C'est dit dès le départ, ce roman est dédié au fils de l'auteur. Peut-être aurais-je du à ce moment-là me méfier quelque peu et m'attendre à un livre plus jeunesse qu'on pouvait le croire, puisque, malheureusement, il se trouve que je suis personnellement difficile en littérature jeunesse, et le young-adult a la particularité de me décevoir trop souvent.
Pourquoi me direz-vous ? On a un récit fantastique, qui part sur la mythologie celte, le tout en mêlant l'ambiance de la Grande Guerre. L'ennui, c'est qu'on a aussi plusieurs éléments intrigants (à commencer par la brume de guerre), qui ne seront finalement pas expliqués, ni vraiment exploités. Pourquoi les avoir placés dans le récit ? Tout comme la partie sur la révolution irlandaise, qui pouvait laisser entendre un rôle plus important par la suite, mais non.
Cependant, il serait mentir que de dire que le moment passé avec ce roman fut terrible, loin de là. L'ambiance celte et marine de Saint-Malo a tout pour me plaire, tout comme les personnages qui se révèlent attachants, et finalement assez complexe, notamment la jeune Mädchen. Ce fut un plaisir de se laisser immerger dans l'ambiance créée par l'auteur, bien loin de la violence d'autres de ses textes.
Au final, c'est un roman qui à mon sens a un potentiel qui me semble sous-exploité. Peut-être serait-ce mieux passé s'il avait été publié en version jeunesse dans mon cas.
A propos de l'auteur
Né en 1971, Thomas Day s’est imposé en quelques années comme l’un des auteurs les plus passionnants de l’imaginaire francophone, au fil d’une cinquantaine de nouvelles et d’une douzaine de romans qui tous se caractérisent par une propension avouée au mélange des genres : L’école des assassins et Le double corps du roi, écrits en collaboration avec Ugo Bellagamba, L’instinct de l’équarrisseur, La Voie du Sabre (prix Julia Verlanger 2003) et sa suite L’Homme qui voulait tuer l’empereur, La cité des crânes, Le trône d’ébène (prix Imaginales 2008), Dæmone, La maison aux fenêtres de papier et, dernier en date, Du sel sous les paupières.
Libellés :
PlanetSF,
Science-Fiction,
Thomas Day
14 avr. 2013
Virgin suicides, de Jeffrey Eugenides
Auteur : Jeffrey Eugenides - Traduction : Marc Cholodenko
Editeur : Points - Parution : 2010
ISBN : 9782757820056 - Prix : 6.70 €
Ressenti
Parfois, un auteur vous surprend (dans le bon sens du terme), avec l'un de ses romans. Souvent, dans ce cas, l'envie me vient d'explorer sa bibliographie. C'est ce que je fais actuellement avec Russell Banks, et ce que j'ai entamé avec Jeffrey Eugenides, dont le dernier roman (Le roman du mariage) m'a beaucoup impressionnée.
Heureusement pour ma PAL, Eugenides n'est très prolifique pour le moment, et n'a donc que trois romans à son actif, et je viens de terminer sa biblio avec Virgin Suicides. Avant de parler du livre, précisons tout de même que je n'ai pas vu le film adapté du livre par Sofia Coppola.
Nous sommes dans les années 70, en Amérique, et un narrateur inconnu parle, au pluriel. On nous suggère que ce sont des jeunes voisins, des camarades de classe (masculins) qui parlent d'une famille. Plus précisément, de la famille Lisbon, de leurs cinq filles. Le roman s'ouvre sur l'arrivée d'ambulanciers, on nous apprend que la plus jeune des soeurs, Cécilia, 13 ans, vient de tenter de se suicider.
Tout au long du récit, les narrateurs nous raconteront l'histoire de cette famille, sur un peu plus d'un an, famille que l'on voit se désagréger au fil du temps. Les soeurs vont chacune évoluer à leur manière, être cloîtrées dans leur propre maison, et finalement, mettre fin à leurs jours.
Il est parfaitement compréhensible qu'un drame comme celui-ci soit terrifiant, et le roman tente d'exploiter le "pourquoi ?" qui touche probablement chaque personne ayant connu un-e suicidaire. Pourquoi fait-on ça ? Quand la vie devient-elle si atroce que la seule solution devient d'en finir ? Qu'ont fait les parents pour essayer d'empêcher ça ? Sont-ils coupables ? Est-ce la société qui est en cause ?
Les différents personnages sont intéressants, on nous dépeint des adolescents variés, des histoires d'amour, et au final, le roman se transforme en une quête désespérée du pourquoi.
Pour moi, c'est là que le bât blesse. L'intention est louable, c'est certainement intéressant, mais ça ne parvient pas à me toucher. Le suicide est une affaire personnelle, et même si c'est affreusement blessant pour les proches, dans une bonne partie des cas, on ne sait pas et on ne saura jamais ce qui pousse réellement à l'acte. Ce premier roman est sans doute bon, et intéressant pour certaines personnes, mais il est criant de vide pour moi. Pour être honnête, il souffre aussi probablement (dans mon cas) de la comparaison avec ses deux autres livres.
A propos de l'auteur
Jeffrey Eugenides, né dans le Michigan en 1960, a écrit son premier roman, "Virgin Suicides", en 1993. Il a été adapté au cinéma avec succès par Sofia Coppola en 1999. Son deuxième roman, "Middlesex", a reçu le prix Pulitzer en 2003.
14 mars 2013
Kill my PAL
Jusqu'ici et ce depuis sa création, ma PAL a vécu librement, sans contrainte ou presque, et s'est agrandie, agrandie, agrandie. Ca ne s'est pas arrangé avec la création d'un blog, un salaire, les études, et le boulot qui me fait littéralement baigner dans les livres.
Sauf que, pour déménager, il a fallu empaqueter les livres, en profiter pour les référencer/trier, et faire de même avec la PAL. Et découvrir avec stupeur que la vilaine avait allègrement dépassé la centaine. Damned. Après avoir effectué un petit (gros) tri de rigueur, vu qu'elle contenait certains bouquins ayant une chance quasi-nulle d'être lus un jour par ma personne, elle compte aujourd'hui le magnifique chiffre de 130 livres. (vous pouvez la contempler par le lien sur le côté ici)
C'est trop, beaucoup trop, et la guerre est donc officiellement déclarée. Bon, soyons honnête, les achats et donc entrées dans la PAL ne cesseront jamais totalement. Mais le but va tout de même être de la diminuer fortement, et de la redescendre aux alentours des 50, ce qui me semble atteignable un jour.
Afin de mener cette opération à bien, chaque mois, il y aura une "mini-pal", à lire dans le mois, au nombre de 5. La liste est déjà établie pour ce mois-ci et le suivant, mais pour les autres, pas encore. Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas xD
L'actuelle comporte ces titres-ci :
- Brûlures d'enfance, Ursula Hegi
- Contrepoint
- Pluto t3
- Seigneurs de l'Olympe, Javier Negrete
- L'esclave, Carol Berg
- Avaleur de monde, Walter Jon Williams
- Little bird, Craig Johnson
- Virgin Suicide, Jeffrey Eugenides
- Des hommes, Laurent Mauvignier
- Fatherland, Robert Harris
- Fables t1
L'opération Kill my PAL commence !
Libellés :
Challenges,
Pal
13 mars 2013
L'échiquier du mal de Dan Simmons
Auteur : Dan Simmons - Traducteur : Jean-Daniel Breque - Illustrateurs : Loic Poirieux (t1) et Sparth (t2)
Editeur : Gallimard - Parution : 1992 (1ère)
ISBN : 9782070415872 (t1) / 9782070415880 (t2) - Prix : 7.50 €
Ressenti
Dan Simmons a beau être un auteur connu, avouons-le, il n'a pas bien souvent croisé ma route, excepté à l'adolescence, où j'ai lu Endymion. Sauf que la lecture remonte, les souvenirs n'en sont plus trop présents, à part le sentiment d'avoir apprécié. Pratique, n'est-ce pas ?
Pourtant, quand on m'a conseillé de lire L'échiquier du mal, et que mon chemin a croisé le chemin de ces deux tomes aux Utopiales, zero hésitation pour acheter, et bien m'en a pris. On parlera ici des deux tomes, désolée pour ceux et celles que ça pourrait ennuyer, mais c'est le problème de les lire à la suite, ça s'est un peu confondu dans mon esprit. Soyez prévenus également, vous trouverez un peu de spoilers ici.Donc, dans ce roman en deux volumes, on va suivre notamment le personnage de Mélanie, de ses amis Nina et William Borden, et de Tony Harod, producteur. Figurez-vous que les trois premiers personnages, qui ont vécu l'entre-deux guerres ont la particularité de contrôler l'esprit de ceux qui les entourent. Intéressant n'est-ce pas ? Qui n'a jamais rêvé de telles capacités après tout ? Sauf que, pas de chance pour ces messieurs dames, ils ne sont pas les seuls vampires psychiques de la planète, loin de là, même s'ils sont les plus âgés et probablement les plus puissants, et les autres voudraient bien pouvoir contrôler le monde comme ils veulent, de préférence sans eux, merci bien.
Seulement, que veulent vraiment ces êtres ? Survivre ? Ou profiter sans vergogne des vies humaines qui les entourent pour jouer tranquillement et s'affronter par armes interposées ? Vous le saurez en lisant le roman, na.
La force du roman ? Ces personnages. Très franchement, Mélanie est l'un des personnages les plus terrifiants que je connaisse, et pourtant. On voit pourtant une bonne partie de l'histoire de son point de vue, mais le lecteur ne connaîtra pourtant pas ses intentions, loin de là. L'intrigue en elle-même est également passionnante, même si parfois un peu difficile à suivre.
En revanche, je suis obligée de le dire, mais âmes sensibles, il vaut mieux pour vous passer votre chemin. Ce n'est pas si violent que ça, certains romans sont pires, mais ça reste tout de même un roman flippant et qui fait franchement froid dans le dos, parce qu'au final, qui nous dit que ça ne se passe pas vraiment ?
A propos de l'auteur
En quelques années et dix romans, Dan Simmons a raflé tous les honneurs, les prix et la reconnaissance des critiques. A lui seul, il cumule aujourd’hui plusieurs œuvres reconnues comme des classiques, de la saga SF Hyperion en passant par L’Echiquier du Mal ou plus récemment Ilium.
28 févr. 2013
Vous saurez tout sur mes habitudes d'achat (tag)
Es-tu une acheteuse compulsive de livres ? Complètement. La fille qui se balade dans les rayons, qui s'arrête devant un bouquin, se dit "oh tiens, ça a l'air cool, j'embarque !", c'est tout à fait moi, au grand dam de ma PAL et de mon compte en banque. Les achats "prévus" sont beaucoup moins courants que chez moi.
A quelle fréquence achètes-tu tes livres ? C'est une très bonne question. Au minimum une fois par mois, au plus une fois par semaine. Donc si on fait la moyenne, je dois en acheter à peu près toutes les deux semaines.
As-tu une librairie favorite ? Scylla. L'ambiance est très sympa, et on tombe toujours sur un truc inconnu au bataillon à découvrir, y compris de l'occasion.
Fais-tu tes achats livresques seules ou accompagnée ? C'est vraiment variable, en salon ce sera bien évidemment accompagnée, le reste du temps, seule. Sans doute parce que je prévois ma virée bouquins en sachant que je vais passer par tel endroit.
Librairie ou achat sur le net ? Pour le neuf, quasiment tout en librairie. C'est aussi le plaisir de vivre dans une grande ville où on trouve assez facilement ce qu'on cherche. Pour l'occasion, c'est une autre affaire. Le site de Scylla me permet de savoir s'ils l'ont (ou pas) en stock, et auquel cas, soit ce sera mon ami Gibert, soit le net, selon si je veux avoir mon bouquin assez rapidement ou non.
Vers quels livres te tournes-tu en premier ? Mmmh, la question est difficile. Il y a quelques années, j'aurais pu répondre sans hésitation la SFFF, aujourd'hui, ce n'est plus complètement vrai donc je dirais bien vers les romans principalement.
Préfères-tu les livres neufs, d'occasion ou les deux ? Pas de préférence pour moi. Le neuf c'est bien, l'occasion aussi, d'autant plus que l'état "parfait" n'a aucune importance à mes yeux. Ne le répétez pas, mais mes bouquins sont voués à être lus et trimballés dans des sacs, et donc à être un minimum abîmés, c'est leur vie !
Qu'aimes-tu dans le shopping livresque ? On flâne, et on découvre un peu au hasard ce que contiennent les rayons. C'est bien comme ça qu'on (re)découvre d'autres choses :)
Te fixes-tu une limite d'achat par mois ? En théorie, il faudrait. En pratique, en bonne acheteuse compulsive, mon budget bouquins ne connait pas la restriction ou presque.
A combien de livres s'élève ta wishlist ? Pas la moindre idée, mon fichier n'est plus à jour depuis un long moment.
Cite trois livres que tu veux tout de suite ? Gueule de truie de Justine Niogret parce que pas eu le temps de l'acheter, Le dernier stade de la soif d'Exley qui s'est perdu dans mon appart (on devrait vraiment inventer le "Accio", ça serait vachement pratique quand même), et je sèche pour le dernier.
Précommandes-tu tes livres ? Non.
Pourquoi un tel pseudonyme/nom de blog ?C'est une longue histoire ça. Figurez-vous qu'à mes débuts sur le nez, il y a de ça plus de 10 ans, j'étais (et suis encore) une accro totale à la Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley. Le pseudonyme "Shaya n'ha Margali" (à l'origine) vient de là, et a été très vite réduit à tout simplement "Shaya". Et voilà le résultat. Conclusion, vous n'avez plus qu'à lire la Romance, qui, ça tombe bien, est en train d'être rééditée en intégrales chez Pocket. (comment ça, ce n'est pas un tag où j'peux faire de la pub ?)
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